Festival photographique Phémina 2018 de Nemours

Le collectif Croisons nos regards organise à Nemours un festival photo dédié aux femmes.

Cette grande exposition constitue un évènement artistique et culturel assez original qui montre la diversité des travaux autour des femmes photographes et des femmes photographiées. En effet, le monde de la photographie est encore largement masculin : qu’il s’agisse de la mode, du photo-journalisme, de la nature ou du portrait, les femmes photographes restent peu connues du grand public. Paradoxalement, la femme est l’un des sujets les plus récurrents de la photographie…

C’est fort de ce constat, que le principe d’une exposition photographique qui mette la femme et la condition féminine en avant est né. D’une part pour mettre en lumière les nombreuses femmes photographes de talent, d’autre part pour tenter d’illustrer l’incroyable diversité de la femme en tant que sujet photographique. Pour autant, le festival ne se positionne pas sur un registre « féministe » au sens militant du terme.

Donc, cette année encore, le festival photo Phémina présentera plus de 200 images d’une trentaine de  photographes dont la moitié de femmes. Et vous savez quoi ? Cette année, j’ai l’immense joie de faire partie de la sélection du collectif au coté d’ Alexandra Gerat – Aude Osnowycz – Aurelia Cheret – Caroline Flornoy – Caroline Metzger – Cindy Jean-Millet – Elise Hardy – Franklin Lecointre – Gérard Tillaud – Gilles Lorenzo – Jean Chauvin – Jean-Luc Lefevre – Marie Bienaime – Philippe Deutsch – pilar du Breuil – Quentin Kheyap – Sabrina Lebreton – Sophie Panaget – Stephanie Foucher – Sylvie Tinseau – Zaida Kersten
– Fabrice Milochau – Claudine Berger – Christine Lebras – Didier Cohen – Chris Calvet – Soline Roux, invitée coup de cœur du Jury

Les deux invités d’honneur pour cette seconde édition sont Aude Osnowycz une des rares femmes photo-reporters en France et Chris Calvet, artiste plasticien remarquable pour sa démarche complète.

Le Festival, c’est aussi donner la parole aux photographes et vous pouvez donc assister à plusieurs conférences dont le « Nu artistique», Samedi 30 juin à 16h, par Gilles Lorezo,  Rencontrer  Chris Calvet qui expliquera sa démarche le 1er juillet à 14h30 puis à 16 h, discuter sur « le fond et la forme » avec Quentin Kheyap. Le samedi soir, pensez à la nocturne jusqu’à minuit !

Rendez-vous donc du 28 juin au 1er juillet 2018 à Nemours dans la Salle du Quai des Tanneurs et l’Atelier du Château.

Salle du quai des Tanneurs, sur les bord du Loing et face au château accueillera la plupart d’entre nous (17 rue des Tanneurs 77140 Nemours), les invités seront eux situé dans l’Atelier du château (rue Gautier 1er)

Horaires :

jeudi – vendredi  – dimanche de 10 h à 12h30 et 14 h à 18h

samedi : 10 h à 12h30 et 14 h à 00h

Mise à jour , mon ITW par l’ami Fabrice Micholau pendant le festival

08 mars, quel meilleur jour pour choisir les photographies de femmes !?

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je participerai fin juin au Festival Photographique Phémina dédié aux femmes. Quel meilleur jour donc que ce 08 mars, Journée internationale des droits de la femme, pour vous proposer mes deux sélections à départager par vos votes !?

Donc comme vous le savez, j’exposerai 7 images de femmes, ainsi qu’une trentaine d’autres photographes (dont la moitié de femmes) à Nemours (77) lors du festival Phémina. Reste à choisir lesquelles. Et là, dilemme car j’ai au moins deux séries qui correspondent. Comme je ne peux me résoudre à faire le choix tout seul, je vous propose de voter jusqu’à la fin du mois pour la série que vous souhaitez voir exposée. Celle qui aura le plus de votes sera l’élue ! Et si par hasard, il y avait égalité, celle des 14 images ayant eut le plus de likes cumulés sur mes posts facebook et instagram fera gagner la série dont elle fait partie.

En effet, toutes ces images sont issues de mon projet photographique 365 (#Métroboulotphoto) consistant à publier chaque jour de travail une image originale prise lors de mes déplacements domicile – travail.

Deux séries donc qui jouent avec les reflets pour créer des effets de superpositions avec les  scènes d’un quotidien banal se déroulant dans la rue. Au travers de ces séries, j’ai souvent mixé les éléments les plus chics, modes ou glamours des vitrines des Grands Magasins parisiens avec le mobilier urbain et les passants.

Elles tiennent donc à la fois du reportage sociétale, de la photographie de rue et de la photographie artistique en surfant sur les codes de la mode et du glamour parisien tout en révélant également l’hyper exposition féminine, parfois sexiste, à laquelle nous sommes confrontés tous les jours dans la rue ou les transports en commun.

Etre retenu à l’arrêt de bus dans une longue étreinte, observer du coin de l’œil, une femme en tenue légère dans le rétroviseur de son scooter ou traverser la rue sur un dos dénudé avant de deviner le rêve féminin d’un baiser à la sortie du RER. Autant de fantasmes mis en images ou d’images fantasmées au gré de mes trajets quotidiens

Le secret et la difficulté de ce type de photographie de rue réside dans la recherche de la meilleure combinaison artistique entre le moment, la lumière et la composition avec les contraintes imposées par la courte focale d’un smartphone.

La première (série 1) : « Réflexions féminines »

La seconde (série 2) : « Les femmes s’affichent » 

 

Mise à jour.
C’est donc, (je m’y attendais un peu) un vote massif (87%) pour la première série ! C’est noté…Rendez-vous fin juin !
 

Snapseed, mon appli photo favorite sur smartphone a fait peau neuve

Comme vous le savez certainement, pour mon projet photographique 365, c’est à dire la publication  quotidienne d’une photographie originale (voir cette page pour plus d’explications) j’utilise l’appareil photo de mon smartphone et une application pour les retouches et signature. Parmi toutes les applications testées, Snapseed est, selon moi, l’application photo la plus complète et efficace, bref, indispensable. Je lui ai déjà consacré ici plusieurs articles car c’est aussi la plus intuitive dans l’utilisation.  Avant hier, l’interface a évolué par rapport à ma présentation initiale puisque Google a mis en ligne la version 2.18 ! L’occasion pour moi de revenir sur son fonctionnement à base calques indépendants et modifiables.

C’est quoi Snapseed ?

Snapseed est à l’origine une application de retouche photographique présente sur iOS. Peu de temps après le rachat d’Instagram par Facebook, Google a mangé SnapSeed en la rendant gratuite au passage. En septembre 2013, Google avait lancé une version Native Client pour Chrome de SnapSeed, en lien avec Google+, pour permettre des retouches de photos plus profondes avant de lancer la version 2.0 en 2015 cette fois sur Android et iOS. Cette application très complète et facile d’utilisation est devenue un outil indispensable à mes publications de photographies de rue. Je l’utilise pour signer mes images mais aussi traiter le noir et blanc à partir d’une image couleur faite au smartphone. Ainsi, toutes mes images de la série lèche vitrine qui sont en vente sont issues d’un traitement avec Snapseed.

Une des nombreuses photographies issues de ma série Lèche vitrine née dans mon projet 365

Une des nombreuses photographies issues de ma série Lèche vitrine née de mon projet 365 qui dure maintenant depuis plus de 4 ans

Snapseed Version 2.18 ça change quoi ?

Cette nouvelle mise à jour apporte une nouvelle interface ne révolutionne pas particulièrement l’application, mais l’interface a encore été simplifiée. Sur fond blanc, et avec trois onglets, elle facilite un peu plus la lecture sur les petits écrans.

Peu de nouveautés si ce n’est l’arrivée de nouveaux filtres pré-formatés comme ce qui se fait sur Instagram et qui vous sont proposés en priorité dès l’ouverture d’une photo. Bon, je suis pas très fan des filtres préfabriqués car ils suppriment à mon goût l’exploration créative… Toutefois, certains sont très bien faits comme celui nommée « Morning », le « Fineart » noir et blanc…

La vrai nouveauté c’est que vous pouvez maintenant effectuer vos modifications sur une image et les enregistrer sous forme d’un nouveau filtre, applicable rapidement sur les prochaines photos. Une option bienvenue qui vous fera gagner encore un peu plus de temps dans les transports et le partage de vos images. Qui plus est, pour celles et ceux qui souhaitent conserver une homogénéité de le traitement et la présentation de leur images pour créer une série, c’est top !

Enfin, l’autre changement concerne justement l’exportation et le partage des images.  Désormais, vous pouvez partager directement depuis l’appli, enregistrer une copie, exporter en modifiant le format et la qualité d’image désirée (mais il faut faire la sélection en amont). En plus, Snapseed nous offre aussi la possibilité d’enregistrer l’image dans un dossier choisi ce qui est quand même, beaucoup plus pratique pour préparer l’editing  de ses fichiers.

Parmi les nouvelles fonctions lancées discrètement en mars, il y un filtre de double exposition, à savoir la possibilité de sélectionner deux photos et de les fusionner. L’utilisateur peut bien entendu modifier l’opacité de l’image produite pour faire ressortir une des deux images fusionnées. Je ne l’ai pas encore utilisé car pour ma série lèche vitrine, je bénéficie déjà de cette double image en une seule prise de vue puisqu’il s’agit de capter un reflet.

Un nouvel outil « Pos portrait » permet de manipuler avec le doigt la pose d’un visage sur un portrait pour modifier l’orientation de la tête ou la direction du regard. À noter que cela fonctionne uniquement avec une seule personne sur l’image. Le rendu est assez étonnant. Cette nouvelle fonctionnalité permet également de modifier la taille des pupilles, l’intensité du sourire, ainsi que la longueur focale apparente du portrait photo.

Enfin, parmi les dernières nouveautés l’outil « Développer » devenu « Perspective » qui permet d’augmenter la taille du cadre d’une photo et de le remplir avec du noir, blanc, ou alors du contenu généré à partir de l’image pour paraître presque natuel naturel. Il faut un peu bidouiller mais c’est pas mal !

L’app est disponible gratuitement  sous iOS et Android et n’intègre aucun achat supplémentaire !

 

Source : Androïd

Réussir ses photographies en noir et blanc au smartphone

Si vous faites partie des quelques 600 personnes qui suivent mon actualité photographique via ma page Facebook, vous connaissez mes séries réalisées avec un smartphone et partagées quotidiennement. Vous le savez aussi, je suis plutôt un anti-retouche ! Je photographie d’ailleurs presque toujours au format jpeg et suis de ceux qui pensent qu’avec les bons réglages, on peut sortir une bonne image directement. Toutefois, malgré toutes les améliorations apportées au module APN des smartphones ces 3 dernières années, leurs images peuvent encore nécessiter d’importantes corrections allant du simple recadrage, à l’équilibrage des couleurs, en passant par quelques effets… Il y a déjà quelques temps, je vous parlais de la photographie de rue faite avec un smartphone puis des applications de retouche comme Snapseed ou Photo Director pour les mettre en valeur. Cette appli m’est très utile dans la transformation en noir et blanc de mes photographies et voici quelques astuces pour réussir ces images.

J’utilise maintenant Snapseed depuis plus d’un an, et cette application est devenue mon outil de retouche préféré sur smarphone. Dans cet article, j’ai choisi de partager avec vous quelques techniques simples et rapides que j’utilise régulièrement avant de publier mon image, notamment celles nécessaires à l’obtention d’une belle image en noir et blanc.

Vous allez me dire que je pourrai photographier directement en noir et blanc. Oui, mais si ensuite je veux des couleurs, le retour en arrière n’est pas possible…donc couleur puis conversion en valeur de gris sont mon credo…

Comment réussir ses « noir et blanc » avec Snapseed ?

Pour commencer, je vais vous livrer un petit secret. Comme avec mon reflex, je fais plusieurs images du même sujet avant de choisir celle que je vais vous présenter et comme avec mon boîtier, j’utilise les fonctions de réglages avancées de mon smartphone (mode expert ou manuel) pour régler, la vitesse, la mise au point et/ou la luminosité. J’en profite pour vous signaler que je travail actuellement à la rédaction d’un guide technique consacré à la photographie avec les smartphones…
Une fois l’image sélectionnée, si le besoin s’en fait sentier, je procède au recadrage avant de passer à la conversion en noir et blanc.

La photographie brute de l'APN du smartphone

La photographie brute de l’APN du smartphone avant recadrage et conversion… Pas mal mais un peu fade tout de même…

Pourquoi certaines images en couleur sont fades en noir et blanc ?

Si vous avez déjà transformé une photographie couleur en une image en noir et blanc et que le résultat n’a pas été à la hauteur de vos attentes, c’est probablement que le contraste entre les tons n’était pas assez élevé. Dans une image en noir et blanc, outre la force de la composition, le contraste tonal  permet d’apporter une meilleur définition à certaines formes, matières ou textures. Il est donc important de disposer de la plage de tons la plus complète et de maîtriser leur influence.

Dans Snapseed, il existe plusieurs solutions pour augmenter le contraste d’une image en noir et blanc. Parmi celles-ci, comme en argentique, l’ajout d’un filtre de couleur permet d’obtenir un bien meilleur rendu. En effet, les filtres de couleur de snapseed imitent l’effet obtenu d’un filtre coloré monté sur un objectif mais avec l’avantage d’être maîtrisable et réversible ! Avec ce filtre, certaines couleurs apparaissent alors bien plus sombres ou plus claires qu’elles ne le sont généralement après une simple conversion en échelle de gris.

Par exemple, un filtre Rouge bloque les tons rouges. Après conversion de l’image, les rouges apparaissent presque blancs tandis que le bleu et le vert apparaissent dans des tons plus sombres, voire noirs. Voici donc un filtre utile dans une photo de paysage. Avec lui, le ciel est d’un bleu intense qui met en relief les nuages et les premiers plans, plus clairs s’en détachent. A l’inverse, un filtre Bleu va éclaircir le ciel bleu et assombrir les premiers plans…

Comme cette technique n’est pas des plus faciles à maîtriser, je vous propose une autre solution, très rapide et efficace.

Vive le module HDR

Le HDR est une technique qui permet de réaliser des photographie combinant des zones fortement sur et sous exposées. Si autrefois, il fallait combiner manuellement plusieurs images d’expositions différentes, aujourd’hui, les APN propose cette fonction dès la prise de vue. Hélas, je trouve parfois le rendu beaucoup trop artificiel et spectaculaire. Mais Snapseed offre un module de traitement HDR à posteriori, très utile pour sauver certaines images. Voici donc une de conversion en noir et blanc en trois étapes, rapides, simples et efficaces.

Primo, éditer la photographie avec le module HDR de Snapseed.

Comme vous le savez sans doute, dans Snapseed, il existe plusieurs styles prédéfinis de HDR. J’utilise souvent celui correspondant à la présence de personnage qui est assez doux. Par défaut son intensité est de 50/100. Vous pouvez augmente ou diminuer (ce que je fais) en balayant l’écran du doigt vers la gauche ou la droite. Ici, en faisant gliser le doit vers le bas ou le haut, vous accéder aussi aux réglages de la luminosité et de la saturation des couleurs.

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Deuzio, je converti l’image en noir et blanc.

Là aussi, snapseed vous propose plusieurs choix de rendus pré-réglés. J’utilise souvent les modules « contraste » et « sombre ». Ensuite, en faisant glisser le doigt sur l’écran de droite à gauche vous pouvez augmenter ou diminuer certaines valeurs comme la luminosité, le contraste et le grain.

Notez que pour le grain, Snapseed propose un très grand nombre de réglages prédéfinies pour les amateurs de rendu type vieilles pellicules…

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains...

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains…

Enfin, tertio, je pousse le curseur de la valeur Structure du filtre Détails permet d’obtenir un très bon résultat pour augmenter le niveau de détail. Dans certains cas, je monte jusqu’à 100 ! A ce stade, si je ne suis pas satisfait, je peux encore aller dans l’outil  Retouche pour affiner les clairs, les ombres… Ensuite, je signe avec l’outil Texte.

Et voilà la photographie de ce matin !

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure. Notez comment les bras se détachent mieux ou comme les plis du blouson sont apparus.

Si ces photographies vous plaisent, n’hésitez pas à vous en offrir un tirage d’art en édition limitée et numérotée. Vous trouverez certaines d’entre-elles sur ma page Art Photo Limited Merci d’avance !

Quel matos pour réussir ses photos ?

appareil On me pose régulièrement des questions sur le matériel que j’utilise pour mes photos sur Fontainebleau. Et le plus souvent c’est pour être conseiller dans l’achat de tel ou tel produit ou telle ou telle marque. Me voilà chaque fois très ennuyé car je ne prétends pas connaître ou avoir testé tout ce qui sort sur le marché. Pire, le « futur » photographe pourrait me rapprocher de l’avoir mal conseillé et d’être la source de ses mauvaises images… (c’est du vécu !) Enfin,  n’étant ni sponsorisé, ni ambassadeur ou commercial d’une marque, je n’ai rien à y gagner. Mais bon je vais quand même essayer de vous donner quelques pistes qui, je l’espère, vous éviteront quelques erreurs.

J’ai débuté la photographie en argentique à une époque où les boîtiers étaient 100% manuel, où il fallait mesurer la lumière réfléchie par un sujet directement sur celui-ci, où au-delà de 400ISO on commençait à avoir du grain et où on mitraillait moins pour ne pas gâcher de pellicule. Nos photos s’appréciaient uniquement sur papier ou en diapositives ! Bref, le monde de la photographie a bien évolué et aujourd’hui, un bon smartphone permet de faire une belle image que vous pourrez même imprimer en 20×30 cm sans trop de risque ! C’est le cas de ma photo ci-dessous dans sa version originale.

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Alors, quel appareil photo choisir ?

À cette question, j’en renvoie en général plusieurs !

Ça dépend, tu veux faire quoi ? Car il y a un monde entre le boîtier plein format du professionnel et le jetable argentique donné à ton gamin pour qu’il immortalisé quelques souvenirs de sa première colonie de vacances ! Je vais d’ailleurs immédiatement laisser de côté l’argentique tout en rappelant que ce monde existe encore…sans doute plus pour longtemps.

Il faut donc pour commencer analyser votre besoin et vous poser pas mal de questions.

Est-ce pour faire de la photographie amateur ou professionnel ? Est-ce un usage régulier ou occasionnel ? Est-ce pour faire un type de photographies spécifiques (art, street, portrait, paysage, macro, animalier, reportage, sport, souvenirs de voyage) ou toucher à tout? Vais-je l’utiliser aussi pour faire des vidéos? Que vont devenir les photos ? Tirages papiers encadrés dans votre bureau ou images numériques à partager avec vos amis sur Facebook ?

Bref, faites ce petit exercice par écrit. Cela devrait vous permettre de définir si vous allez investir beaucoup d’argent dans du matos professionnel ou essayer de rester dans un budget raisonnablement inférieur à 500, 1000 ou 1500€.

Canon EOS 5DII

Canon EOS 5DII

Ensuite, rappelez-vous que la technologie évolue à la vitesse d’un TGV. Quand j’ai acheté mon Canon EOS 5D mark II c’était un bon boîtier. En à peine trois ans, il est devenu totalement obsolète MAIS il fait toujours de très bonnes images car la technologie ne fait pas tout (heureusement). Elle doit juste être à votre service. Par ailleurs, j’ai aussi conservé mon boîtier Canon EOS 500 D, un entrée de gamme amateur avec lequel j’ai fait et fait encore de très belles images. Si aujourd’hui je suis toujours chez Canon c’est parce que changer de marque une fois que l’on a investi dans un boîtier reflex et quelques optiques, changer devient très difficile. Il faut tout revendre avec une grosse décote pour financer de nouveaux achats. Mais certains le font. C’est le cas de Tristan Shu, photographe sportif et actuel ambassadeur Fuji (voir mon test du XT2) passé de Canon à Nikon en 2013 pour plein de très bonnes raisons que je partage bien volontiers.

Quel type d’appareil utiliser et pour faire quoi ?

Donc, pour schématiser un peu l’offre, vous avez le choix entre les photophones, les compacts, les Bridges, les hybrides, les reflex et divers ovnis, allant de la Gopro à la chambre ! Si vous recherchez des appareils à tout faire, vous risquez quelques déconvenues dans certains domaines comme la vidéo, la photo animalière ou la macro… A mon goût, en photo, qui peut le plus, ne peut pas le mieux. Evitez quand même les premiers prix quelques soit le type d’appareil !

Pour faire votre choix, pensez à votre pratique de la photo. Si vous laissez faire l’appareil (mode automatique ou scène prédéfinie) les smartphones et compacts feront largement l’affaire d’autant que certains  sont carrément excellents !

En voyage, ou en randonnée, en montagne ou dans la rue, pour la légèreté, les compacts pro/experts et les hybrides prennent de plus en plus le dessus sur le marché du numérique. C’est le cas par exemple du XT2 de Fuji promis à un très bel avenir : il est meilleur que certains boîtiers pros, moins cher, plus léger…

En photo animalière, en studio professionnel, en photo de sport, les boîtiers reflex ont encore de beaux jours devant eux notamment de par leur robustesse, le parc d’optique disponible, l’utilisation du flash…

Et toi pour la photo sportive et notamment en escalade tu utilises quoi ?

La photographie sportive est un domaine pas toujours facile à aborder, notamment dans les sports « extrêmes » comme l’escalade ou l’alpinisme. Tous les photographes ne peuvent pas évoluer tranquillement sur une corde en plein vide à plusieurs dizaine de mètre du sol. Mieux, même pour un grimpeur aguerri, cela reste dangereux. Travailler en hauteur demande beaucoup de concentration et une bonne connaissance de la discipline.  Ceci dit, heureusement, il y a le bloc ! Que ce soit sur les rochers de Fontainebleau et des Trois Pignons ou dans une salle d’escalade artificielle, vous allez pouvoir faire des photos, même si vous avez le vertige !

Ensuite, il y a sport et sport ! Individuel ou collectif ? Amateur ou professionnel ? motorisé ? de proximité ? En salle ou en extérieur ? Eh oui toutes ces interrogations sont là pour vous montrer qu’entre photographier Tiger Woods dans son dernier put, Ronaldo face au but, couvrir Roland Garros, les 24 h du Mans, le Tour de France ou votre fiston au judo, vous n’allez pas utiliser le même matériel.

En salle les conditions d’éclairage sont rarement très bonnes, en F1, la vitesse et l’éloignement sont difficile à gérer… Donc, pour pouvoir shooter de loin avec des cadences rapides et conserver une très bonne qualité d’image même dans les hauts ISO, va falloir investir dans du matériel haut de gamme. Il vous faut un boitier ayant un autofocus (AF) très réactif. Ce n’est pas parce que sur le papier le fabriquant affiche 12500 ISO qu’il faut croire que l’image sera bonne ! En salle ou de nuit on tourne autour de 2500 à 3200 ISO pour du football de haut niveau, et souvent 5000 ou 6400 ISO dans les complexes sportifs non destinés aux compétitions professionnelles. Heureusement pour vous, sur la toile vous trouverez de nombreux sites testant les boîtiers et publiant des images prises à ces valeurs pour comparer les résultats !

Il faut parfois se pencher un peu… cette photo a été faites avec un petit compact, le seul appareil disponible à porté de main !

Investir dans un bon boîtier avec des optiques moyen de gamme n’a aucun sens ! A la limite, mieux vaut faire l’inverse ! Pour avoir un bon piqué un objectif possédant une grande ouverture (c’est à dire un PETIT chiffre type f/2.8 ou f/4) est un minimum. Question focale, à moins de pouvoir s’approcher, le 200 mm est un minimum. Pour le coup, associé avec un capteur APS-C (plus petit que le traditionnel 24X36) vous obtiendrez une équivalence à plus de 300 mm.
Bref, la photo de sports nécessite un matériel lourd et onéreux pour obtenir un résultat correct ! Ceci étant, en pleine journée, pour la photo d’escalade ou en étant à proximité, on peut se contenter de reflex moyen de gamme.

Un 700D associé à un objectif de type 70-300 n’ouvrant par exemple qu’à f/5.6) suffit pour shooter du  football ou du rugby, sur la pelouse municipale. Dans les actions de but, pour figer le mouvement, il est nécessaire d’atteindre des vitesses d’obturation minimum de 1/500. Pas toujours facile à atteindre en conservant la qualité d’image avec un boîtier moyen de gamme. En effet, au delà de 800 ISO, les performance deviennent vite très mauvaises ! Donc avec ce type d’appareil, mieux vaut se caler  à 1/500 f/5.6 400 ISO, que de de chercher à monter la vitesse en montant les iso genre 1/1000 f/5.6 800 ISO ! Ceci dit, la plupart des photographes du journal  L’équipe  privilégient une vitesse d’obturation élevée au détriment du bruit numérique provoqué par la montée de la sensibilité ISO.

Alors sur le marché, tu choisirais quoi ?

Ça c’est là toute la question ! En 2015-2016, plusieurs appareils m’ont tapé dans l’œil ! Après la Photokina (ou le Salon de la Photo le moins prochain à Paris) pas certain que mon palmarès soit le même ! Voici une liste de quelques supers APN !

Chez CANON l’EOS 7D Mark II est très certainement un des meilleurs boîtiers experts (semi-pro ou amateur averti). Chez NIKON le D5500 en boitier grand public ou le D7200.  Chez PENTAX le K3 est un APS-C redoutable et le K1 en plein format semble de la même veine !

A peine plus petits mais tout aussi performants, je vous conseille chez FUJI, le XT2 qui vient de sortir, chez OLYMPUS l’OM-D-EM 5 mark II et l’Alpha 7 II chez SONY.

Ensuite, j’ai de très bon échos du G7 de Lumix pour ceux qui cherche un compromis photo/vidéo et du Sony cyber shot DSCHX90 en compact de voyage, du FUJI XT10, du LEICA Q type 110 et du Power shot SX700.

Enfin, en photophone, comprenez par là que je passe beaucoup de temps à faire des photos avec mon téléphone, les meilleurs sont le LG G4 (il a tendance à sur-exposer mais reste meilleur que son successeur le G5), les inévitable I-phone 6 et Galaxy S6 (lui aussi meilleur que le S7). J’ai été un peu déçu par le SONY XPERIA Z5 malgré ses 23 Mpx qui délivre des images un peu fadasses et carrément mauvaise en basse lumière ainsi que par le P9 et ses deux foacles !

En faite, le meilleur de tous est déjà assez vieux et c’est tant mieux car il n’est pas très cher, c’est le ONE PLUS 2 et c’est celui qui offre la meilleure définition, le meilleur piqué, etc !

Et toi tu shootes avec quoi ?

Et toi tu shootes avec quoi ?

 

Comment réussir ses photos de rue ?

La « photographie de rue » est un thème traité chaque jour par des millions de personnes et cela fait des décennies que ça dure. Mais est-ce si simple de marcher dans les pas des maîtres du genre ?Qu’elles sont les clés pour réussir une bonne photo de street ? Peut-on réellement faire de très belles photos de rue avec un simple smartphone ? Voici quelques conseils et réflexions pour progresser sur ce thème.

C’est quoi une photo de rue, si ce n’est une photo, comme dirait Lapalisse, prise dans la rue ? Peuvent-elles être artistiques ? Peut-on encore améliorer une photo prise sur le vif avec un smartphone ? Il y a une multitude de thématiques possibles dans la photo de rue et j’en explore plusieurs tout au long de l’année dans mon challenge consistant à réaliser une photo par jour lors de mes trajets professionnels. Cette série dite Métro Boulot Dodo, diffusée sur ma page Facebook et réalisée principalement avec des smartphones, revêt plusieurs aspects de la photo de rue et certains sont sans aucun doute, plus accessibles que d’autres. Depuis que je me suis attaqué à ce sujet, j’ai appris à regarder mon environnement différemment et à mon goût, pas mal progressé. Je vais donc vous livrer ici quelques idées pour avancer plus vite que moi !

Je dirais que l’un des tout premiers critères de succès est l’intemporalité de certaines images. La preuve les photos de Doisneau ou Cartier-Bresson restent des références dans ce domaine. Et pourtant ces images immortalisent un moment de vie fugace, presque volé à ses sujets. Deuxième critère d’une bonne photo de rue, sa force. Il y a tellement d’images de ce style qui circulent et notamment depuis la révolution du numérique (internet, APN puis smartphone…) que pour qu’une photo marque durablement les esprits, elle doit avoir caractère exceptionnel et provoquer une émotion forte.

Mais c’est quoi la photo de rue ?

La photographie de rue (« Street Photography » en anglais) est donc une branche de la photographie dont le sujet principal devrait être une présence humaine, directe ou indirecte, dans des situations spontanées et dans des lieux publics comme la rue, les parcs, les magasins, les terrasses de cafés, les transports en commun, etc. Elles est pratiqué depuis les débuts de la photo et a ses maîtres. L’année 2014 a redonné un peu de popularité  à cette branche de la photo au travers de diverses expositions et  notamment la monumentale rétrospective de l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson qui attira 425 000 visiteurs. Elle fut suivie d’une autre grande exposition à l’Hôtel de Ville de Paris intitulée « Paris Magnum ». On ne présente plus la contribution à la photographie de rue qu’ont apporté et apportent encore les photographes de cette agence devenue légendaire. En fin, la plus spectaculaire fut sans doute l’exposition de photographies puissantes dans de Garry Winogrand nombreuses stations de métro et dans les couloirs.

Le baiser, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Le baiser, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

La photographie de rue ne s’enseigne pas dans les écoles de photo et fait rarement vivre son auteur. D’ailleurs, le photographe  qui la pratique n’aura pas de statut juridique ou fiscal. Elle est souvent le fruit d’une quette, voir d’une chasse furtive, qui lui donne un côté peut être mal vue . La rue est un territoire où l’on ne prête guère attention à son image et où le photographe prédateur est en éveil, prêt à s’en emparer. Pour moi, la photo de rue est presque toujours volée, comme le reconnaissait volontiers Henri Cartier-Bresson lorsqu’il disait : « Nous sommes des pickpockets ». Partant de là, il peut y avoir pour le photographe un risque juridique dès lors qu’il ne fait de l’information… Heureusement, aux yeux de la justice, la photographie dans la rue est libre, à condition de respecter certaines règles et qu’elle reste d’usage privée. Le photographe de rue a le droit de voir, il n’a pas le droit de montrer ! Bref, on joue au Pas vu pas pris !

Il faudra donc aborder la pénible et complexe question du droit à l’image ! Aujourd’hui, c’est devenu une véritable menace pour les photographes de rue et il faudra bientôt se promener  avec le code civil dans une poche et le code pénal dans l’autre, sans compter la jurisprudence !

Deux approches différentes de la street photo à adapter selon vos envies !

En effet, on peut distinguer la photo de rue spontanée et la photo travaillée mais dans les deux cas il vous faudra un bon coup d’œil. Cadrage et vitesse seront donc deux des composantes décisives à maîtriser afin de réussir vos images des moments décisifs ou percutants.

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

La photographie de rue prise à la sauvette a rarement ce côté glamour et léché d’une photo de mode faite en studio… Il faut composer avec l’instantanéité que l’on ne pourra reproduire, la lumière du site. Il faut aussi se faire le plus discret possible pour ne pas se faire repérer par sa cible pour ne rien modifier dans la scène que l’on souhaite immortaliser. Mais il est aussi tout à fait possible d’avoir une autre approche qui consisterait au contraire à interpeller l’autre, provoquer une situation en captant l’attention du sujet.

Car il existe assurément une photographie de rue plus conceptuelle, plus artistique, que la photographie de rue quasi documentaire et sociale chère à Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau (quoi qu’ils aient eux aussi franchi les limites), Willy Ronis et tant d’autres.

En effet, Robert Doisneau  était capable de demander à des passants de « rejouer » une scène à laquelle il avait assisté pour obtenir le cliché recherché. L’anecdote la plus connue reste celle de la photo « Le baiser de l’hôtel de ville » commandée par le magazine Life en 1950. Pour contourner le problème du droit à l’image qui devient à cette époque de plus en plus présent à l’esprit des gens, il engage un ami comédien et lui demande de poser avec sa petite amie. Ceci dit Doisneau était aussi un photojournaliste de l’agence Rapho, et capturait ce qui se passait devant son objectif.

Dans le registre artistique, on trouve des photographes comme Oan Kim de l’agence parisienne MYOP qui « explore dans ses photos les limites coulissantes de la réalité documentée et de la subjectivité qui en rend compte. » Les images sont de très belles, très fortes mais aussi très léchées, presque sophistiquées et donc assez éloignées de notre culture de la photo de rue.

Les vitrines un bon sujet de photos artistiques prises dans la rue.

Celles et ceux d’entre vous qui me font l’honneur de suivre ma série MBD connaissent quelques uns de mes thèmes de prédilection dans le domaine : les quais de gare, les balisages de signalisation, les affiches, et bien entendu les vitrines. Ces dernières se situent justement dans cette démarche plus artistique de la photo de rue.

Parmi les nombreux photographes avec lesquels je suis en relation, il y a un maître du genre : Philippe Duruisseau. Il explore depuis longtemps le sujet et propose plusieurs séries de clichés jouant sur les reflets dans les vitrines des magasins d’Orléans. Pour ma part, les photos illustrant cet article ont été faites devant les vitrines du Printemps Haussmann à Paris. Elles combinent les reflets avec les affiches (réalisées par Pin Up Studio) des fonds des vitrines.

A pleine bouche, Paris, (C) 2016, Greg Clouzeau

A pleine bouche, Paris, (C) 2016, Greg Clouzeau

Notion de droit d’auteur.

Sur les réseaux sociaux, les photos d’affiches faiblement renforcée d’une présence humaine sont assez courantes. Curieusement, il semble qu’aucun affichiste n’ait revendiqué un droit quant à la réutilisation plus ou moins insistante de son œuvre. Selon Joëlle Verbrugge, avocate spécialisée dans la photographie et elle-même photographe, la photographie serait sans doute considérée comme une œuvre composite par les tribunaux en cas de litige, l’affichiste et le photographe s’en partageant alors la paternité.  Pour que l’ouvre soit considérée comme telle et donc originale, il faudra user de d’un peu plus de créativité que le passage inopiné d’un piéton ! Quelle que soit la photo que je prendrais, l’insolite de la situation ne serait pas dû au photographe  mais à celui du concepteur de l’affichage et à un concours de circonstance. Il va donc falloir travailler le cadrage et le rendu de l’image, bref retoucher, pour donner de la force et de l’originalité.

Pour cela, il existe de nombreuses astuces facile à mettre en application dès votre prochaine sortie photo dans les rues de votre ville. Voici donc quelques conseils pour vous permettre d’obtenir de belles photos de rue.

Mordante ! Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Mordante ! Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Quel matériel utiliser pour la photographie de rue ?

La photographie de rue a pour but de saisir un instant unique dans la vie de tous les jours. Plus votre appareil photo est compact, moins vous serez remarqué. Du coup, les appareils hybrides peuvent être une bonne solution pour qui vise la qualité reflex sans s’afficher. Personne ne porte attention à un touriste qui fait quelques photos. Tout le monde se retourne si un photographe pro sort son encombrant matos en pleine rue et commence à shooter. Avec les progrès des appareils photos embarqués sur nos téléphones, on peut maintenant se contenter d’eux pour des clichés tirés sur de petits formats. C’est mon cas ou celui de Lucie Page dont je vous avez parlé il y a quelques temps et qui, elle aussi, shootait quotidiennement ses trajets en train.

La photographie de rue doit normalement saisir l’instant. C’est la limite des smartphones qui, hélas, ne sont pas toujours d’une très grande réactivité, surtout s’il faut le déverrouiller avant de lancer l’appli ! Avec un APN, privilégiez les modes semi-auto (Priorité ouverture, Priorité vitesse). pour n’avoir qu’un minimum de réglage à effectuer avant de déclencher. Pour être sûr d’obtenir une photo de l’instant décisif, utilisez le mode rafale de votre appareil pour augmentez vos chances d’obtenir la photo parfaite. Effacez ensuite les photos que vous ne retenez pas.

Vous allez donc devoir faire confiance à votre matériel, et vous verrez qu’il ne se débrouille pas trop mal ! Voici comment je règlerai mon appareil pour de la photo de rue :

  • ISO auto (avec une limite pour éviter de monter trop haut, à fixer selon votre appareil)
  • Mesure de l’exposition sur l’ensemble de la scène (ou spot si je veux gérer les hautes lumières)
  • Mode priorité à l’ouverture (que je fixe suivant la profondeur de champ souhaitée)
  • Mode silencieux et flash désactivé pour rester discret y compris sur smartphone !

Une fois les images captées, reste à leur donner un peu d’originalité et de force.

Attendre en souriant, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Attendre en souriant, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Comment renforcer la composition d’une photographie de rue ?

La photographie de rue nécessite une composition parfaitement soignée. Pour cela, gardez à l’esprit les règles de bases : appliquez la règle des tiers, évitez de centrer le sujet, soyez attentifs aux détails, et cherchez des angles originaux. Vous pouvez par exemple vous rapprocher du sol et inclure une partie de la chaussée ou des vieux pavés dans votre cadre. Les grands angles des smartphones et leur absence de profondeur de champs deviennent là un véritable atout !

C’est là aussi que nous allons faire intervenir notre créativité en postproduction. Pour ma part, je considère que ces photos ont plus de force en noir et blanc. Donc première opération, bascule en monochrome. Ensuite, je renforce les lignes de structure, force un peu la netteté et accentue certains contrastes. Notez bien que toutes les photos de cette série sont faites au smartphone, retouché en quelques clics avec les applis type Snapseed ou Photo Director dont je vous ai parlé.

Ensuite, vient le moment de donner plus de force par un recadrage. Attention, ces photos ne sont pas très grandes du fait de la taille du capteur et trop rogner peut être synonyme de perte de qualité. Pour certaine d’entre elles, je suis passé à un format plus classique de 4/3.

Photo originale avant recadrage et travaille du noir et blanc. (C) Greg Clouzeau

Une photo avant recadrage et travaille du noir et blanc. (C) Greg Clouzeau

 

 

Je garde rarement la couleur mais je trouvais intéressant le vert de l’arbre et celui les cils produit par un reflet

Yeux nature, Paris, (C) Greg Clouzeau

Yeux nature, Paris, (C) Greg Clouzeau

J’espère que ces quelques conseils vous aideront. N’hésitez pas à partager vos astuces perso dans les commentaires. Vous cherchez encore l’inspiration ? Allez voir les travaux d’Alex Webb , Bruce Gilden ou Trent Park Finalement c’est assez simple, car il suffit de sortir de un appareil et d’oser prendre certaines photos.

 

 

Bouche de métro, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Bouche de métro, Paris, (C) 2016 Greg Clouzeau

Pour aller plus loin :

http://www.vide.memoire.free.fr

http://www.regardsparisiens.fr/

http://bernardjolivalt.blog.lemonde.fr/

Pour rire