Greg CLOUZEAU

Auteur et photographe indépendant depuis 1994

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Course HaussmannParis

Jeux pluvieux, JO heureux ? Ou comment faire des photos sous la pluie !

Mercredi 13, le CIO remettait officiellement les anneaux olympiques pour #Paris2024 à la délégation française à Lima. Sans attendre les festivités officielles prévues ce week-end, les Grands Magasins du quartier Haussmann ont immédiatement fêté l’événement en invitant habitants du quartier et employés à courir ensemble un premier cent mètres sur un boulevard totalement fermé à la circulation pour la circonstance ! Invité par le Magasin Printemps à couvrir l’événement, j’ai pu tester la photographie dans des conditions limite catastrophiques : de nuit et sous une pluie battante ! Jeux pluvieux, J.O. heureux ? L’avenir nous le dira mais en attendant, petit retour d’expérience sur un shooting très arrosé. 

Donc, à l’approche de l’équinoxe d’automne arrivent les belles couleurs d’automne, le brame mais aussi, la pluie. Ma perspicacité légendaire m’a permis de déduire que la pluie, ça mouille ! Ce n’est sans doute pas une raison pour remiser l’appareil sur l’étagère. Au contraire, la pluie fait fuir bon nombre de photographes ce qui laisse de la place aux plus courageux… Voici donc quelques trucs et astuces pour profiter de la pluie et gérer les problèmes qu’elle ne manque pas d’apporter.

Les appareils photo numérique sont des petits bijoux de technologie et d’électronique. Du coup, quand il pleut comme vache…, beaucoup hésitent à sortir leurs plus beaux cailloux. Forcément, nos appareils et objectifs y sont très sensibles.  Pourtant, il faut souvent sortir quelle que soit la météo, pour obtenir des images originales et différentes des concurrents. Cela suppose de prendre quelques précautions…

Comment protéger son appareil de la pluie ?

Avant tout chose, commencez par vous protéger vous-même !

Attendre plusieurs heures sous une pluie battante, le passage de trailers en pleine montagne ou l’arrivée d’un cerf sur la place de brame nécessite de s’isoler correctement de l’eau et du froid. Là, je profite de mon expérience et matériel de montagne. Sous-vêtement thermique et respirant, sous couche, vêtement de pluie type Goretex, chaussette chaude, bonnet, et même gants sans oublier les chaussures étanches, seront peut-être de la partie. Pour la ville, les bottes et un poncho peuvent être très utiles.

Ensuite, vient le matos.

Là, j’ai une préférence pour les boîtiers reflex et objectifs tropicalisés (donc pros ou semi-pros) qui résistent très bien à des pluies digne d’une mousson. Comme les changements d’objectifs seront au mieux très difficiles, au pire catastrophiques, j’opte pour un zoom de type 24-105 mm f4 monté sur un boîtier plein format. Si votre appareil craint l’eau, il y a plusieurs accessoires pour le mettre à l’abri des goûtes. Sinon, vous pouvez aussi investir dans certains compacts étanches ou un caisson de plongée.

Le matos se range dans un sac qui, donc, lui aussi doit être étanche pour résister à la pluie !

Sous la pluie, vous pouvez aussi utiliser des housses plastiques adaptées à votre reflex et à votre objectif. Ewa Marine, marque spécialiste du sac étanche, propose une gamme d’accessoires pouvant protéger votre matériel de la pluie avec l’avantage d’être réellement adaptés à un reflex numérique. Mais, rassurez-vous, vous pouvez aussi fabriquer une housse « maison » avec un sac plastique et des élastiques ! Elle sera à jeter (pensez tri sélectif) à la fin de votre prise de vue mais franchement, cela sauve une séance.

  • Enveloppez votre appareil dans un sac plastique type congélation (ou autre sac plastique)
  • Faîtes un trou pour laisser passer l’objectif, puis fixez le sac autour grâce à un élastique ou avec le pare soleil.
  • Débrouillez-vous pour vous laisser au minimum : un accès au viseur, au maximum, aux commandes arrières du boîtier.
  • C’est moche, assez ridicule (surtout si vous prenez un sac permettant d’y plonger votre tête) mais c’est efficace !

Pare-soleil et filtre UV sont aussi de la partie malgré l’absence du soleil ! Le filtre UV vissé sur votre objectif protège la lentile des rayures et de la pluie. Essuyez-le régulièrement  avec un chiffon en microfibre.

Enfin, n’oubliez pas de prendre plusieurs chiffons spéciales photo que vous garderez  bien au sec dans votre sac photo pour essuyer régulièrement votre matériel. En plus de ceux-ci, j’utile de petites serviettes de bain en microfibre. C’est ultra léger, peu encombrant, très absorbant et sèche très vite !

Petit truc indispensable à savoir, nos appareils et objectif détestes les chocs thermiques ! Si vous êtes dans un endroit climatisé ou chauffé, voir que vous planquez votre boîtier sous la veste en courant et que vous sortez votre matériel photo tout de suite après, de la buée va inévitablement se former sur votre lentille d’objectif. Photos flous garanties.

Sinon, il vous reste la solution du parapluie ! A éviter par grand vent ou dans la foule… Tout seul, c’est vite très ch…  Par contre, si vous êtes accompagné(e)…

A deux...c'est mieux !

A deux…c’est mieux !

 

Que photographier par temps de pluie ?

La pluie apporte avec elle beaucoup de sujets intéressants pour le photographe. Si, si, vous allez voir : des nuages, de l’eau, des reflets, des gouttes, des arcs-en-ciel… et aussi des parapluies et des gens mouillées !

Par temps d’orage, les nuages peuvent être exceptionnels notamment à l’heure dorée. Le noir et blanc sera aussi souvent le bienvenu. La photographie par temps de pluie va réveiller votre créativité, avant, pendant et après l’averse. Jouez avec les gouttes sur les vitres.  Après la pluie, il reste de l’eau, beaucoup d’eau !  Je pense toujours aux flaques. De plus, l’eau qui met en valeur les surfaces : que ce soit la route qui est plus brillante et reflète les lumières, ou bien les capots de voiture couverts de gouttelettes.

Enfin, les gens mouillés aiment rarement l’être ! A vous d’en profiter ! Composer avec les parapluie, les pas pressés, les couvre-chefs improvisés… Et puis, il y a aussi ceux qui s’en amuse et vous offriront des portraits plus originaux.

Merci encore aux équipes des grands magasins Printemps et Galeries Lafayette Haussmann (entre autres) qui ont joué le jeu de cette première grande course sous la pluie…

 

 

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Petit tour sur le Championnat du monde de Formule E lors de son passage à Paris

Pour la deuxième fois, le championnat du monde de formule E (E pour électrique), a fait étape en plein cœur de Paris, les vendredi 19 et samedi 20 mai 2017 sur un circuit court autour des Invalides. Il y a un an, la première course de monoplaces organisée dans la capitale avait créé quelques déceptions notamment en raison du nombre de places très limité et d’une météo maussade. Cette fois, le soleil fut au rendez-vous et l’organisation au top avec plus de 40 000 places gratuites !

Normal, Paris est candidate à l’organisation des jeux olympiques en 2024 dont certaines épreuves (tir à l’arc) devraient se dérouler précisément à cet endroit… Reste que, mesures de sécurité obligent, sauf accréditation, on reste parqué derrière de 2 rangées de hautes grilles. Du coup, pour les photos c’est pas terrible et il faut jouer des coudes pour apercevoir la course. En fait, c’est devant les écrans géants que l’on voit le mieux.

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Une vision très grillagée des Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Heureusement pour moi, les services de com’ de DHL m’ont invité à une petite visite des stands au plus près des machines…

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

C’est donc juste à côté de l’E-Village, installé sur l’esplanade des Invalides, que j’ai pu faire de belles images de ces monoplaces en fibre de carbone, kevlar et aluminium et moteur à propulsion 100% électrique. Au programme : essais, séances de qualification et d’autographes,  simulateurs, démonstrations en tous genres… avant une course bien peu bruyante  ! Pour qui a déjà fait un tour à un Grand Prix de F1, c’est les mêmes images mais sans le son et et sans odeur d’essence… A peine de la fumée quand la gomme des pneus surchauffe. Et pas plus de bruit que lors du passage d’un TER.

Côté performance, les FE passent de 0 à 100 km/h en 3 secondes mais plafonnent à 225 km/h, vitesse réglementée par  la FIA. Même si les écuries sont de plus en plus nombreuses,  la compétition 2017 est largement dominée par Renault tant du côté constructeur que du côté pilote. Un formidable terrain d’essais pour les produits électriques de la marque dont les innovations retombent sur la ZOE mais aussi la Twizy. D’ailleurs si l’autonomie des batteries des FE restent très limitées, il se pourrait que dès l’an prochain, leur changement avant la fin de la course ne soit plus nécessaire…

Côté image, beaucoup, beaucoup, beaucoup de déchets sur la course et les quelques photos conservées sont loin d’être à la hauteur de mes attentes. Faut dire que mon Canon EOS 5 Mark 2 est complètement à la ramasse dans ce type d’exercice. Impossible de rivaliser avec les pros équipés de très, très gros objectifs, de boîtiers ultra-performants et du gilet photographe officiel leur donnant accès aux zones de prises de vue. Reste que comme ce type de course est très loin d’être une passion je manque d’expérience et d’envie…

Bon, pour ceux qui s’intéressent au championnat, il y a quelques épreuves (Berlin les 10 et 11 juin, puis New York les 15 et 16 juillet et Montréal les 29 et 30 juillet) à suivre sur http://www.fiaformulae.com/en

 

 

Les prises naissent aussi du sable chez BLOZONE

Il y a quelques jours, je suis retourné dans l’atelier de BLOZONE, la petite marque de volumes et prises d’escalade 100% « made in Bleau ». A quelques jours de la Vertical’ Night II (le 27 mai) et de la première édition du Festival Outdoor « Retour aux sources », au Grand Parquet à Fontainebleau, je suis allé voir les dernières créations sorties du sable de la forêt que vous affronterez lors de ces deux compétitions !

Blozone arrondit les angles

Rappelez-vous, dans mon précédent article sur la marque de Thierry, j’écrivais que :

ce qui séduit tous les grimpeurs qui viennent à Bleau c’est l’exceptionnel grain du grès et la douceur des plats. Deux qualités que vous retrouvez chez Blozone. C’est même là, tout le savoir faire de Thierry !

En effet, toutes les prises BLOZONE, des volumes XXL aux  plats XXS, sont fabriqués artisanalement. Les arêtes sont longuement arrondies à la main, avant d’être sablées pour obtenir ce toucher fin et doux inspiré des blocs de la forêt de Fontainebleau. Des préhensions qui, à la différence de bon nombre de volumes industriels concurrents, ne peuvent pas vous blesser  !

 

Blozone c'est aussi une gamme de petites prises qui vont vous faire couiner tout doucement

Blozone c’est aussi une gamme de petites prises qui vont vous faire couiner tout doucement

Alors comment font-ils pour obtenir tant de finesse dans le grain ? Secret professionnel oblige, je ne vous révélerai pas la recette de cette savante alchimie. Tout au plus, ces quelques photographies vous dévoileront les passes magiques faites par Thierry au-dessus d’un tas de sable de Fontainebleau pour faire naître ces « montagne »…

En fait, avant le sablage, outre le travail du bois, il y a quelques étapes, là encore, toujours faites à la main…

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Ensuite, comme deux couches valent mieux qu’une, il faut faire sécher, recommencer, refaire sécher, colorer, fixer…

Quoi de mieux qu' un séchage naturel en plein soleil à l'air du Pays de Fontainebleau ?

Quoi de mieux qu’ un séchage naturel en plein soleil à l’air du Pays de Fontainebleau ?

Allez, par ce que je sais qu’ils vous intriguent ces nouveaux volumes BLOZONE, je vous livre encore un petit secret : ils se vissent par le sommet !

Fini les trous de vis dans le module et la structure de support. Du coup, leur longévité s’en trouve considérablement allongée comme celle de votre mur.

Une innovation à découvrir très vite ce sur nouveau modèle qui porte le doux nom du plus international de nos secteurs d’escalade : Cuvier

Le modèle CUVIER se visse par son sommet. Une belle idée pour préserver sa longévité et celle du support !

Le modèle CUVIER se visse par son sommet. Une belle idée pour préserver sa longévité et celle du support !

Petit test du module Cuvier et de son vissage par le sommet. Au top !

Petit test du module Cuvier et de son vissage par le sommet. Au top !

 

Rendez-vous sur la page Facebook de BLOZONE pour ne pas manquer les prochains événements.

 

Shooting SOAB Tribute to Nirvana

Si vous êtes fan de reef de  guitares, rock alternatif et des années 90, vous connaissez forcément Nirvana !

Ce  groupe américain fut une figure emblématique du mouvement grunge. Formé en 1987 à Aberdeen,  par le chanteur-guitariste Kurt Cobain et le bassiste Krist Novoselic, la formation se stabilise avec l’arrivée de Dave Grohl en octobre 1990. Le week-end dernier, j’étais convié à la toute première (encore une) d’une  nouvelle formation 100 % Tribute to Nirvana  au BlackStone  à Barbizon (Merci Gilles et Mel) !!! Sans plus attendre voici donc les premières photos du groupe, en espérant qu’elles deviennent « officielles ».

Si vous fréquentez les pubs de Seine-et Marne (entre autres) ou suivez mes publications, ces artistes ne vous sont certainement pas inconnus.

Vous allez retrouver Kros en Kurt Novoselic, Thom en Chris Cobain (oui, y’a eu fusion spéciale des membres originaux !) et Kris en Dave Grohl pour 2 à 3 grosses heures de SOAB !

Kros et Thom joue Nirvana pour la première de SOAB au Black Stone

Kros et Thom jouent Nirvana pour la première de SOAB au Black Stone

SOAB c’est Sons of a Bleach, une référence au premier album studio de Nirvana :  Bleach dont l’enregistrement débute le 24 décembre 1988. L’album ne sortira aux USA que le 15 juin 1989 et il faudra attendre un bon moment avant que ses ventes ne décollent. Ensuite, c’est  Nevermind,  deuxième album studio qui sort en septembre 1991, avec d’immenses succès comme Smells Like Teen Spirit et Come as You Are. Enfin, le troisième et dernier album studio est enregistré durant l’année 1993, dans l’objectif de retrouver un style musical plus sombre et « moins commercial ». Après un remixage de la première version, In Utero sort en septembre. À la mi-novembre, le groupe est désormais accompagné sur scène par Pat Smear à la guitare et de Lori Goldston au violon.  Kurt Cobain se suicide chez lui le 5 avril 1994 mettant fin prématurément au succès du groupe.

La première de SOAB au Black Stone, Barbizon.

La première de SOAB au Black Stone, Barbizon.

Voici donc sans plus attendre un lien vers une petite sélection photographique de ce gros come back au début des nineties. Retour vers un No futur bien grunge jusque dans la déco…

N’hésitez pas à partager, liker, commenter…mais rappel à toutes et tous, mes photographies ne sont pas libre de droits…

Face sud du Clapis dans les nuages, 1996, (C) Greg Clouzeau

Souvenirs d’un très bel hiver en falaise

Il y a bien longtemps,  c’est avec l’ami Alain Hoffmann et Didier Gérardin que je partais grimper sur les falaises du sud de la France alors que d’autres migraient vers les pistes de ski.

Au pied des Dentelles de Montmirail, après avoir traversés les vignes enneigées en face nord, guidé par l’infatigable Régis Leroy, nous passions la Brèche où rapidement le soleil réchauffait nos corps pour une escalade hivernale en short et T-shirt !

Voici quelques diapositives de 1996 scannées rapidement (pardon pour les poussières) que j’avais envie de partager avec vous.

Les Dentelles de Montmirail, situées dans le département français de Vaucluse, sont une chaîne de montagne qui marque la limite occidentale des monts de Vaucluse.
Altitude : 730 m, crête de Saint-Amand
Massif : Monts de Vaucluse (Alpes)
Roches : calcaire
Pays : France
Département : Vaucluse
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les Dentelles c’est aussi la partie méridionale des Côtes du Rhône et les 5 crus qui y sont plantés : Gigondas, Vacqueyras, Beaumes de venise, (Rasteau et Chateauneuf du Pape plus loin) + côtes du rhône villages, les génériques et les côtes du ventoux.
Bref, autant vous dire que c’est (encore) une bonne région pour le vin…
C’est drôle comme les grimpeurs et leurs falaises de calcaire sont toujours des sites viticoles…
Tous les renseignements sur http://www.rocdentelles.com/