08 mars, quel meilleur jour pour choisir les photographies de femmes !?

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je participerai fin juin au Festival Photographique Phémina dédié aux femmes. Quel meilleur jour donc que ce 08 mars, Journée internationale des droits de la femme, pour vous proposer mes deux sélections à départager par vos votes !?

Donc comme vous le savez, j’exposerai 7 images de femmes, ainsi qu’une trentaine d’autres photographes (dont la moitié de femmes) à Nemours (77) lors du festival Phémina. Reste à choisir lesquelles. Et là, dilemme car j’ai au moins deux séries qui correspondent. Comme je ne peux me résoudre à faire le choix tout seul, je vous propose de voter jusqu’à la fin du mois pour la série que vous souhaitez voir exposée. Celle qui aura le plus de votes sera l’élue ! Et si par hasard, il y avait égalité, celle des 14 images ayant eut le plus de likes cumulés sur mes posts facebook et instagram fera gagner la série dont elle fait partie.

En effet, toutes ces images sont issues de mon projet photographique 365 (#Métroboulotphoto) consistant à publier chaque jour de travail une image originale prise lors de mes déplacements domicile – travail.

Deux séries donc qui jouent avec les reflets pour créer des effets de superpositions avec les  scènes d’un quotidien banal se déroulant dans la rue. Au travers de ces séries, j’ai souvent mixé les éléments les plus chics, modes ou glamours des vitrines des Grands Magasins parisiens avec le mobilier urbain et les passants.

Elles tiennent donc à la fois du reportage sociétale, de la photographie de rue et de la photographie artistique en surfant sur les codes de la mode et du glamour parisien tout en révélant également l’hyper exposition féminine, parfois sexiste, à laquelle nous sommes confrontés tous les jours dans la rue ou les transports en commun.

Etre retenu à l’arrêt de bus dans une longue étreinte, observer du coin de l’œil, une femme en tenue légère dans le rétroviseur de son scooter ou traverser la rue sur un dos dénudé avant de deviner le rêve féminin d’un baiser à la sortie du RER. Autant de fantasmes mis en images ou d’images fantasmées au gré de mes trajets quotidiens

Le secret et la difficulté de ce type de photographie de rue réside dans la recherche de la meilleure combinaison artistique entre le moment, la lumière et la composition avec les contraintes imposées par la courte focale d’un smartphone.

La première (série 1) : « Réflexions féminines »

La seconde (série 2) : « Les femmes s’affichent » 

 

Mise à jour.
C’est donc, (je m’y attendais un peu) un vote massif (87%) pour la première série ! C’est noté…Rendez-vous fin juin !
 

Festival photographique Phémina 2018 de Nemours

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Le collectif Croisons nos regards organise à Nemours un festival photo dédié aux femmes. Cette grande exposition constitue un évènement artistique et culturel assez original qui montre la diversité des travaux autour des femmes photographes et des femmes photographiées. En effet, le monde de la photographie est encore largement masculin : qu’il s’agisse de la mode, du photo-journalisme, de la nature ou du portrait, les femmes photographes restent peu connues du grand public. Paradoxalement, la femme est l’un des sujets les plus récurrents de la photographie…

C’est fort de ce constat, que le principe d’une exposition photographique qui mette la femme et la condition féminine en avant est né. D’une part pour mettre en lumière les nombreuses femmes photographes de talent, d’autre part pour tenter d’illustrer l’incroyable diversité de la femme en tant que sujet photographique. Pour autant, le festival ne se positionne pas sur un registre « féministe » au sens militant du terme.

Donc, cette année encore, le festival photo Phémina présentera plus de 200 images d’une trentaine de  photographes dont la moitié de femmes. Et vous savez quoi ? Cette année, j’ai l’immense joie de faire partie de la sélection du collectif !

Rendez-vous donc du 28 juin au 1er juillet 2018 à Nemours.  Je reviendrai vers vous très vite avec une sélection d’images à choisir ensemble !

Réussissez vos photographies sur la neige !

La neige à Bleau, c’est plutôt exceptionnel ces dernières années et même si les franciliens deviennent la risée des canadiens ou des savoyards dès qu’il tombe trois flocons sur Paris et l’Ile-de-France, quand on a 15 cm de peuf sur les rocher de Fontainebleau, un photographe se doit de se précipiter en forêt pour immortaliser le moment ! Du coup, mercredi, profitant du blocage francilien, direction Forêt domaniale de Fontainebleau dans les Gorges d’Apremont à Barbizon pour une journée blanche ! L’occasion aussi pour moi de vous rappeler quelques bons conseils pour réussir ses images hivernales !  Bon, je n’ai qu’un seul regret, le manque de soleil ce jour-là surtout après avoir vu les images de mes amis qui pouvaient être hier en forêt avec un magnifique ensoleillement et un ciel bleu profond. Je croise donc les dois pour samedi. Avec un peu de chance, avec ce qui tombe au moment où j’écris ces lignes, ce sera top !

Alors, comment réussir ses photographies sur la neige ? Je ne vais pas revenir sur la composition des images de paysage et de randonnée (règle des tiers, cadrage, premier plan… ) mais juste vous donner quelques conseils rapides et faciles à appliquer avec votre appareil ou smartphone.

Primo, la neige c’est…blanc ! Pas rose, orange ou bleu…mais blanc.

Secundo, la neige est faite de cristaux qui réfléchissent la lumière.

Tertio, c’est froid et ça mouille.

Quarto, attention, c’est beau mais parfois dangereux…

Enfin, les règles photo, c’est aussi fait pour être transgressées

La neige c’est blanc…et puis c’est tout !

Bon c’est une évidence pour les pros de la photographie mais le fait que la neige soit blanche rend plus difficile la photographie ! Ben oui, nos appareils considèrent qu’une bonne mesure de la lumière correspond à un gris moyen ou neutre à 18% et non un blanc. En effet, lorsque l’on fait une mesure de lumière avec son appareil photo, il s’agit toujours d’une mesure en lumière réfléchie par le sujet. C’est le problème d’Albédo ! Celui qui nous indique le pouvoir de réflexion d’une matière. Par exemple un morceau de tissu noir renvoie très peu de lumière (5 à 10 %) alors que la feuille blanche en  réfléchit près de 80 %. Qu’est-ce que cela signifie en terme de photographie ? Eh bien que les cellules de nos appareils ne sont pas encore intelligentes au point de savoir de quelle matière sont faits les sujets que l’on photographie…

Du coup, sur notre tissu noir, elle réagit comme s’il s’agissait d’un sujet normal ayant un pouvoir de réflexion de 18 % qui serait donc mal éclairé. Du coup, pour compenser ce qu’elle croit être un manque de lumière, la cellule va proposer un réglage (vitesse, ouverture, ISO) pour laisser entrer plus de lumière et notre tissu noir paraîtra gris… Inversement, avec la feuille blanche, la cellule qui considère toujours que c’est un sujet normal mais trop éclairé,  va proposer de laisser entrer dans l’appareil photo quatre fois moins de lumière. Conséquence, l’image de votre feuille est grise…et vos photos à la neige trop sombres !

Cristaux neige, Trois Pignons, 2017

Cristaux de neige, légèrement sous exposés donc rattrapable… Trois Pignons, 2017

Vous devez donc être très attentif à l’exposition ce qui, je vous l’accorde, n’est plus trop un problème avec le numérique. On efface et recommence… En plus, pour les très débutants,  les appareils modernes comme les smarphones possèdent des modes préprogrammés pour compenser le phénomène ! Ainsi, si vous avez une icône « montagne », « ski » ou « mer » par exemple, c’est par ce réglage que vous pouvez indiquer à l’appareil photographique que vous êtes sur une surface très réfléchissante (sable, eau, neige…). Sinon, sur votre smartphone, sortez du mode auto pour passer en manuel et sur-exposé l’image l’un à deux IL.

Bon, côté experts, le plus simple c’est d’utiliser la fonction de correction d’exposition  en surexposant de 1 IL puis d’ajuster la correction pour arriver au résultat souhaité. La plupart des appareils permettent de régler la correction d’exposition par paliers de 1/3 IL. Après, chez les pros, certains photographient en RAW, pour récupérer une sous-exposition en post-traitement dans un logiciel de retouche.

Ensuite, cela dépend bien entendu du type de mesure que vous faite et du sujet. Sur un large paysage enneigé avec des parties sombres et contrastées (des rochers, un ciel bleu, des personnes…), la plupart des appareils vont s’en sortir correctement en faisant une moyenne et le blanc sera normal (ou presque). Enfin, rappel, une image « brulée » avec des blancs cramés ne peut pas se rattraper alors qu’une image un peu sous exposée peut souvent être éclaircie.

Cristaux de neige au soleil. Trois Pignons, 2017

Cristaux de neige au soleil. Trois Pignons, 2017

Question réglage des ISO, on peut démarrer à 100 par une journée lumineuse, 200 à 400 par temps couvert ou en sous bois.

Deuzio : Et la couleur ?… Question de réflexion !

Les grandes étendues blanches ont tendance refléter de la couleur de la lumière ambiante. Par exemple la neige va très certainement présenter une belle teinte bleue dans les ombres, ou dorée à certaines heures. Cela peut convenir pour souligner une ambiance froide ou chaude mais si vous souhaitez avoir une neige blanche, il faut neutraliser tout dominante colorée en réglant avec soin la balance des blancs. Pour y parvenir vous pouvez faire une balance des blancs manuelle ou bien utiliser un des modes prédéfinis de votre appareil photo. Après, franchement, c’est une question de goût et d’émotion véhiculé par l’image. Là encore, ceux qui shoot en RAW peuvent facilement modifier cette balance en post traitement…

Les Dentelles de Montmirail, 1996, (C) Greg Clouzeau

Les Dentelles de Montmirail, 1996, (C) Greg Clouzeau

Tretio, c’est froid et ça mouille !

Je dis ça juste pour ne plus croiser des gens sous équipés en montagne ! Mais tout de même, pensez à vous habiller chaudement, avec des vêtements techniques et encore plus chaudement si vous prévoyez de rester longtemps immobile ou que les conditions peuvent tourner à la tempête. Prévoyez donc gants, bonnes chaussures, bonnet, un change dans la voiture et surtout restez au sec… Vous pouvez également préparer un thermos de café ou de thé brûlant pour vous réchauffer et vous réhydrater. C’est pas parce que l’on a pas chaud que notre corps n’élimine pas d’eau !

Même dans les Gorges d'Apremont à Fontainebleau, habillez-vous "montagne"

Même dans les Gorges d’Apremont à Fontainebleau, habillez-vous « montagne »

Côté matos, l’hiver est une période plutôt agressive pour lui ! Froid et humidité ne font pas bon ménage avec l’électronique ! Lorsque vous ne l’utilisez pas, laissez-le dans votre sac à dos, car le froid peut entraîner des dysfonctionnements et surtout nuit gravement au fonctionnement des batteries. Mais attention, une fois sorti, il faut éviter de le ranger à tout bout de champ car les changements de température sont encore plus mauvais ! En fait, tout choc thermique est néfaste tant à l’appareil qu’à son objectif !

Ennemie numéro 1 : la condensation qui va se former sur les lentilles mais aussi dans votre objectif. Si par exemple vous avez la mauvaise idée de caler votre appareil dans votre doudoune pendant une bonne montée en raquette, il y a de fortes chances que ce petit coup de chaud suivi du gros coup de froid quand vous allez le sortir lui soit fatal… D’autre part, en laissant votre appareil allumé, vos batteries restent chaudes, ce qui leur permet de durer plus longtemps… Pensez à prendre des batteries de rechanges, le froid les consomme bien plus vite que d’ordinaire. Les filtres également peuvent être un vrai plus en montagne en protégeant votre objectif des rayures ou des projections, mais aussi pour lutter contre les UV et créer des effets. Accessoire indispensable selon moi, le pare-soleil, tant pour les reflets que la protection en cas de chute. Enfin, attention également au retour !

Une voiture ou une maison trop chaude au retour causeront elles aussi un choc thermique….

Quarto, c’est beau mais  parfois dangereux

Alors oui, les paysages enigés sont magnifiques et méritent bien une sortie. Toutefois, attention, la neige masque facilement les dangers. Outre les risques d’avalanches en montagne, lorsqu’elle tombe en quantité comme ces jours-ci en forêt de Fontainebleau, elle rend celle-ci dangereuse. Il faut se préparer mais aussi connaître son itinéraire, le balisage, voir le sentier disparaissant rapidement. Outre les risques de chutes et autres glissades dans les rochers, racines et trous peuvent être masqués. Mais le risque principal c’est la chute de branches ou d’arbres. L’ONF et le département appellent d’ailleurs à la prudence ce week-end tant sur les routes et parkings que sur les sentiers.

Attention aux chutes d'arbres et branches en forêt. Gorges d'Apremont, Fontainebleau, février 2018

Attention aux chutes d’arbres et branches en forêt. Gorges d’Apremont, Fontainebleau, février 2018

Lors de ma balade de mercredi, le profond silence des Gorges d’Apremont sous la neige était régulièrement troublé par le craquement des têtes de pins ou la chute d’arbres. Un conseil, évitez soigneusement les pinèdes !

Adoptez les bons réglages pour mieux s’en passer.

Les sujets sous la neige ne manquent pas : paysages, sports, animaux, macro et proxy, etc. Suivant votre sujet, vous devrez donc varier les vitesses d’obturation, jouer sur l’ouverture et la profondeur de champ… Là, c’est à vous de voir si vous voulez figer le mouvement des flocons de neige ou strier l’image d’une tempête par exemple. Une vitesse de 1/250 est une bonne base pour tenter de figer les flocons. Vous pouvez d’ailleurs user d’une mode priorité vitesse. Petite astuce, sortez le téléobjectif ! Comme vous le savez sans doute, il permet de « compresser » les distances, donc d’avoir plus de de flocons visibles sur la même image. Les flocons sont aussi un excellent sujet de macrophotographie par leur structure complexe.

Je ne le répéterai jamais assez, intéressez-vous aussi  aux détails. Un bout de neige sur la mousse… Vous pouvez également penser à l’eau, la glace, le givre… et à tous les reflets que cela offre. Enfin, lorsque le ciel est couvert ou complètement blanc, tout n’est pas perdu, passez à la Photo’Graphie ! Jouez avec la monochromie ou bi-chromie, insistez sur les contrastes et les formes quitte à sur-exposer le blanc de la neige pour faire des high key (ou au contraire en assombrissant au maximum l’ensemble pour des law key inquiétants), jouez avec les flous de bougez… bref, amusez-vous !

Enfin, même si la neige c’est blanc, en montagne aussi il y a les « heures dorées » et heures bleues, à vous d’en profiter ! Pour ma part, je préfère les teintes froides, bleutées et pastels caractéristiques de la saison hivernale au rougeoiement des paysages enneigés lors des levés et couchers du soleil.

Allez, on croise les doigts pour ce week-end et je vous souhaite à toutes et tous de faire de très belles images !

Retrouvez toutes mes images de la forêt de Fontainebleau sur mon blog :

FontaineBleau Passion

Shooting rock de The Freak au Black Stone

The Freak au Black Stone à Barbizon
IL y a des live à ne manquer sous aucun prétexte et celui de samedi dernier au Black Stone à Brabizon étaient de ceux-là ! Réunissez sur scène deux des meilleurs guitaristes français Xavier Hamon et Vincent Martinez, ajoutez une rythmique de ouf avec le batteur Jimmy Montout et le bassiste Olivier Brossard et secouez-vous !

Alors là clairement si vous avez joué votre joker pour voir votre Tati au lieu de venir à Barbizon, vous avez fait Ze boulette ! Une de celle qu’il est difficile de rattraper car ces 4 là sont si demandés ailleurs que les dates où ils peuvent se réunir sous cette formation ne sont pas nombreuses. Heureusement pour vous, il y a quelques solutions de rattrapage dont je vais vous parler ici. Mais parlons juste un peu photographie (après tout c’est bien le sujet de ce blog) et évacuons tout de suite le sujet qui fâche : les éclairages de scène. J’adore les petites scènes de bar pour la proximité qu’elles offrent avec les artistes mais hélas, elles sont souvent très mal éclairées ! Celle du Black Stone n’échappe pas à la règle et son fond noir n’arrange pas les choses d’autant que cette fois les musiciens étaient tout de noir vêtus !
Avec l’ère des éclairages LED à dominante bleue et magenta en faisceaux, c’est parfois carrément horrible. Du coup, pas de photographie couleur pour moi, je n’aime pas ces visages verts, bleus ou rosés ! De plus, j’adore faire des images des musiciens… Tous les musiciens ! Alors arriver à faire quelques clichés corrects des batteurs ou autres lorsqu’ils sont repoussés en fond  ou bord de scène et se retrouvent systématiquement dans l’obscurité, c’est compliqué ! Pour peu qu’ils soient en plus plongés au milieu d’une épaisse fumée blanche…
C’était encore le cas samedi. Jimmy Montout, célèbre et excellent batteur,  a été bien compliqué à saisir malgré l’éclairage de la batterie. Quant à Xavier à gauche et Vincent à droite, fallait vraiment pousser les limites du boîtier pour arriver à travailler. Alors s’il vous plait les « ingés » lumières, des petits spots blancs par intermittence y compris sur tous les artistes nous permettraient de faire quelques très bonnes photos de ces musiciens trop peu souvent mis en valeur. D’ailleurs, vous savez si bien le faire entre deux sets !

Donc si The Freak est un excellent groupe de reprises très rock fondé par 4 copains jamais lassés de faire un bœuf, ces quatre là accompagnent les meilleurs du moment dans leurs tournées mondiales. Par exemple, Xavier Hamon a accompagné Johnny, Benabar, Pagny, etc. et Olivier des chanteurs comme Souchon ou Voulzy pour ne citer que ces deux là. Du coup, comment faire pour les retrouver ? Il est peut -être temps de vous présenter un autre très bon groupe de Rock : Carousel Vertigo.
Là, pas de doute, c’est du pur rock. Tu sais, cette musique comme on en entend si peu en France et qui nous ramène tout droit aux débuts d’AC/DC ! Pourquoi je vous en parle ici ? Pour la faire courte, Carousel Vertigo, c’est 3 des 4 musiciens des Freak ! Dans ce groupe, c’est l’américain Jansen Press qui remplace Xavier comme deuxième guitariste et c’est Vincent, sorte de croisement entre Bon Scott et Angus Young qui assure le lead d’une voix surpuissante qui contraste avec la douceur du personnage. Ici pas de cover mais bel et bien des compositions originales d’une efficacité redoutable. Le riff nous cogne, la rythmique trace la route, et les guitares rivalisent dans les solos que la voix haut perchée de Vinc’ réussie à percer…Ceci dit ce n’est pas du AC/DC non plus car un orgue Hammond ajoute une note sixties et plusieurs titres de leurs albums sont teintés de soul et de rhythm’n’blues. Bref, si vous aimé le rock, c’est à écouter d’urgence en commençant par le clip plus bas !
Et puis si vous êtes fan de la frappe de Jimmy, il faut que je vous parle aussi de Manu Lanvin, brillant musicien qui pourrait incarner l’avenir du rock bluesy français. Si la carrière du fils de Gérard Lanvin a débuté il y a déjà plus de 17 ans, les 4 derniers albums notamment « Blues, Booze and Rock’n’Roll » – sorti en 2016 – ont évolué vers un son de plus en plus blues. Composé avec la complicité de Jimmy Montout à la batterie et de Fred Lerussi à la basse, l’opus résonne d’influences américaines et électriques relevés par la voix éraillée de Manu Lanvin.

 

Retrouvez mes 50 photographies de Jimmy, Vincent, Olivier et Xavier lors de leur passage au Black Stone à Barbizon dans cet album Flick’R

Pour en savoir plus sur ces groupes :
http://www.carouselvertigo.com/ et sur facebook
Vous pouvez aussi lire l’ITW du groupe sur Gitariste.com

http://www.manulanvin.com/ et sur facebook

Shooting au 1er Gravity Contest de Vertical Art à Rungis

Les week-end se suivent et se ressemblent beaucoup en cette fin janvier : de la pluie, de la pluie et de la pluie. Du coup, j’alterne mes séances photographiques indoor entre compétitions d’escalade et concerts live. Après la troisième étape du Rock Tour la semaine dernière, me voici invité par les gérants de Vertical’Art Rungis à rejoindre Guillaume Peillon pour faire des images de leur tout premier contest.  Vertical’Art Rungis est la dernière née des salles d’escalade du Grand Paris Sud et c’est déjà , THE place to climb ! C’est donc à  de Laurent et Jean-Michel, tous deux passionnés que l’on doit ce projet démentiel à Rungis, dans le Val de Marnes (94).

Je vous laisse imaginer : 1 000 m² de bloc dans tous les profils, un espace de 170 m² de cardio/musculation ultra complet, un immense sauna et un pan. Mais aussi, deux salles dédiées aux cours de Yoga et Pilates. Et comme toute salle privée qui se respecte, il y un a bar où les bières de Fontainebleau coulent déjà à flots et l’inévitable restaurant, ouvert sur la salle. Que les bleausards se rassurent, rien à voir avec une salle concurrente : ici escalade et restauration font bon ménage, la poudre peut voler librement !
Donc samedi 27 janvier avait lieu un super contest d’escalade avec plus de 160 grimpeuses et grimpeurs pour tenter de se qualifier aux finales après avoir avalé une trentaine de blocs. L’événement étant déjà couvert par Guillaume de Grimpe-haut,  je peux me permettre de n’arriver que pour prendre des photographies des finales. Pour une fois, il y a de la lumière et les surfaces des murs très géométriques seront idéales pour quelques compositions…

Mais puisqu’on est là, autant vous proposer aussi des souvenirs. Donc, comme d’habitude, je vous propose deux albums photographiques sur ma page Flick’R. Bah oui, on ne se refait pas et je ne conçois pas un photo-reportage sans des images backstage. L’épisode 1 est constitué autour de la compétition, le public, l’organisation… et l’épisode 2 aux finales elles-mêmes.

Les finales justement : 3 blocs pour les filles, trois blocs pour les hommes et 4 minutes par bloc pour se hisser au sommet.  Vu le plateau, être sur les marches du podium ne sera pas une mince affaire… Ça va saigner, … ça a saigné ! Un vrai bain de sang… C’est simple, à la fin de la compétition, il y en a sur toutes les prises…

Bon côté escalade, chez les hommes, c’était peut-être un chouïa trop dur mais franchement, les ouvreurs avaient préparé des blocs au top avec du dévers mais aussi … de la dalle !

Résultats après la boucherie :

Chez les femmes, c’est la machine Fanny Gibert qui l’emporte devant Maelys Agrapart et Camille Faille et chez les gars c’est Clément Ozun suivi de Yohann Deschamps et Florian Escofier passé à quelques points d’une plus haute marche…

Côté image, même si la lumière était nettement meilleures que dans les autres salles, les deux spots LED rouge et bleu c’est pas toujours du meilleur rendu. en revanche, ça m’a donné quelques belles ombres comme les deux images de Florian jouant aux ombres chinoises dans le bloc 3. Un bloc 3 renversant d’ailleurs et offrant de lui aussi de belles images tant chez les hommes que chez les filles notamment dans le haut.

Je ne vous propose ici qu’une toute petite (mais alors micro même) sélection d’images, sachant qu’en cliquant sur les liens des albums (en orange, plus haut) vous en avez plus de deux cent à visionner ! Sinon, mille excuses aux summiters du bloc 2 homme dont Guillaume et moi avons raté le finish…manque de concertation entre nous pourtant obligatoire quand deux blocs sont invisibles l’un de l’autre…

Baiser rock mais Hamiltonien

Je ne compte plus le nombre de photographies de concert que j’ai faites de mes amis des Spams notamment au Black Stone à Barbizon. Du coup, ces derniers temps, je faisais l’impasse côté boitier. Et puis, il y a quelques jours, décidé à faire de nouvelles images du groupe, je teste un style hamiltonien sur un baiser volé de Tophe à Kris… Et forcément, ça colle !

Tophe et Kris des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Tophe vole un baiser Kris des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Alors, vous allez peut être (du moins  les jeunots) me demander ce que c’est que cette histoire. Ce style porte le nom de son inventeur dans les sixties : David Hamilton. Un style immédiatement reconnaissable. Les critiques parlent alors de « flou hamiltonien » ou de « lumière hamiltonienne » mélange de couleurs pastels, de halos lumineux vaporeux et de légers flous qui sont sa marque de fabrique tant en photographies que dans ses films. Un style intimement associé à l’érotisme (Son œuvre est essentiellement composée de photographies d’adolescentes, dans des positions lascives ou romantiques,  mais pas que… puisqu’il l’utilise pour ses natures mortes, portraits et même paysages).

Tophe et Kris des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Tophe et Kris des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Aujourd’hui, le style est totalement passé de mode et se voit soupçonné d’inclinations pédophiles du fait des faits divers qui ont entaché la fin de vie du photographe. Notez que David Hamilton (né à Londres le 15 avril 1933) est mort à Paris le 25 novembre 2016. Installé en France dès les années 1950, il faut attendre l’automne 2016, pour que plusieurs femmes l’accusent d’avoir abusé d’elles alors qu’elles étaient mineures. Retrouvé mort quelques jours après le début du scandale à son domicile, il s’est probablement suicidé.

Tophe des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Tophe des Spams, au Black Stone, janvier 2018

Question technique, si certains photographes investissent dans des filtres spéciaux ou des claques de post traitement de l’image, pour celles-ci, j’ai juste appliqué la technique du maître qui consiste tout simplement à souffler sur  la lentille de l’objectif puis en attendre que la buée s’estompe légèrement ! Bon, j’ai encore du boulot sur le sujet mais voilà un truc facile à faire et qui permettra de booster votre créativité en matière de photographie…

 

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