Shooting au 1er Gravity Contest de Vertical Art à Rungis

Les week-end se suivent et se ressemblent beaucoup en cette fin janvier : de la pluie, de la pluie et de la pluie. Du coup, j’alterne mes séances photographiques indoor entre compétitions d’escalade et concerts live. Après la troisième étape du Rock Tour la semaine dernière, me voici invité par les gérants de Vertical’Art Rungis à rejoindre Guillaume Peillon pour faire des images de leur tout premier contest.  Vertical’Art Rungis est la dernière née des salles d’escalade du Grand Paris Sud et c’est déjà , THE place to climb ! C’est donc à  de Laurent et Jean-Michel, tous deux passionnés que l’on doit ce projet démentiel à Rungis, dans le Val de Marnes (94).

Je vous laisse imaginer : 1 000 m² de bloc dans tous les profils, un espace de 170 m² de cardio/musculation ultra complet, un immense sauna et un pan. Mais aussi, deux salles dédiées aux cours de Yoga et Pilates. Et comme toute salle privée qui se respecte, il y un a bar où les bières de Fontainebleau coulent déjà à flots et l’inévitable restaurant, ouvert sur la salle. Que les bleausards se rassurent, rien à voir avec une salle concurrente : ici escalade et restauration font bon ménage, la poudre peut voler librement !
Donc samedi 27 janvier avait lieu un super contest d’escalade avec plus de 160 grimpeuses et grimpeurs pour tenter de se qualifier aux finales après avoir avalé une trentaine de blocs. L’événement étant déjà couvert par Guillaume de Grimpe-haut,  je peux me permettre de n’arriver que pour prendre des photographies des finales. Pour une fois, il y a de la lumière et les surfaces des murs très géométriques seront idéales pour quelques compositions…

Mais puisqu’on est là, autant vous proposer aussi des souvenirs. Donc, comme d’habitude, je vous propose deux albums photographiques sur ma page Flick’R. Bah oui, on ne se refait pas et je ne conçois pas un photo-reportage sans des images backstage. L’épisode 1 est constitué autour de la compétition, le public, l’organisation… et l’épisode 2 aux finales elles-mêmes.

Les finales justement : 3 blocs pour les filles, trois blocs pour les hommes et 4 minutes par bloc pour se hisser au sommet.  Vu le plateau, être sur les marches du podium ne sera pas une mince affaire… Ça va saigner, … ça a saigné ! Un vrai bain de sang… C’est simple, à la fin de la compétition, il y en a sur toutes les prises…

Bon côté escalade, chez les hommes, c’était peut-être un chouïa trop dur mais franchement, les ouvreurs avaient préparé des blocs au top avec du dévers mais aussi … de la dalle !

Résultats après la boucherie :

Chez les femmes, c’est la machine Fanny Gibert qui l’emporte devant Maelys Agrapart et Camille Faille et chez les gars c’est Clément Ozun suivi de Yohann Deschamps et Florian Escofier passé à quelques points d’une plus haute marche…

Côté image, même si la lumière était nettement meilleures que dans les autres salles, les deux spots LED rouge et bleu c’est pas toujours du meilleur rendu. en revanche, ça m’a donné quelques belles ombres comme les deux images de Florian jouant aux ombres chinoises dans le bloc 3. Un bloc 3 renversant d’ailleurs et offrant de lui aussi de belles images tant chez les hommes que chez les filles notamment dans le haut.

Je ne vous propose ici qu’une toute petite (mais alors micro même) sélection d’images, sachant qu’en cliquant sur les liens des albums (en orange, plus haut) vous en avez plus de deux cent à visionner ! Sinon, mille excuses aux summiters du bloc 2 homme dont Guillaume et moi avons raté le finish…manque de concertation entre nous pourtant obligatoire quand deux blocs sont invisibles l’un de l’autre…

Retour sur la 3ème étape du Rock Tour au Pôle France de Karma Escalade

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas sorti l’appareil pour faire des photographies d’escalade et en ce début d’année 2018 beaucoup trop pluvieux cela commençait à vraiment me démanger. Du coup, contre vent et inondation, Samedi 20 janvier, direction le Pôle France à Fontainebleau où se déroulait la troisième étape du Rock Tour 2017 -2018.  Cette compétition d’escalade était l’occasion rêvée de me dégourdir les doigts en appuyant sur le déclencheur tout en retrouvant plein de copains bleausards en plus des compétiteurs. Petit retour sur ce shooting improvisé.

Côté compétition, je dois le dire, je commence à douter des capacités de l’équipe de Globe Climber à nous proposer un évènement au sec à Fontainebleau ! Après une épreuve dans des conditions apocalyptiques au Grand Parquet ce printemps, celle-ci avait au moins le mérite de se dérouler  »indoor ». En effet, c’est dans la salle d’escalade de Karma – qui abrite aussi le Pôle France de la FFME – que se déroulait la compétition d’escalade de blocs. Un cadre idéal pour accueillir de très nombreux grimpeurs et un public conquis.

Tous le monde au centre des tapis du Pôle France pour assister aux finales

Tous le monde au centre des tapis du Pôle France pour assister aux finales

L’occasion aussi pour la Team Globe Climber de profiter de l’expérience internationale de quelques maîtres de la discipline tels que Maître Jacky Godoffe ou DéDé, Daniel Du Lac, actuel entraîneur de l’équipe de France. Aux ouvreurs du team se sont joints Rémy Samin, Jan Solc un grimpeur tchèque, et Manu Cornu transformé en juge officiel.

Jacky Godoffe, Bleausard et maître des lieux

Jacky Godoffe, Bleausard et maître des lieux

Qui dit Pôle France, dit aussi équipe de France d’escalade…Imaginez que plus de 30 d’entre eux ont profité de l’événement pour s’arracher la peau des doigts. En revanche, au vu des résultats de certains, je crois que Dédé va avoir du boulot avant les JO !

Début des hostilités à 14h30 avec les qualifications qui se passent en 2 vagues sur 35 blocs de qualification de tous niveaux… En cumulé, c’est quand même 3 167 blocs qui ont été réalisés par les 170 compétiteurs  sans comptez les 3 blocs de finales proposés dans les catégories, femmes, hommes et, petite nouveauté, vétérans hommes 100% bleausards (bah oui, il n’y a souvent pas assez de vétérans femmes pour faire une finale dans cette catégorie) !

Voilà, pour le compte-rendu complet, vous le trouverez sur le site du Rock Tour ainsi que l’album photographique de Jérôme, l’homme à tout faire. Bon ben là, je crois qu’il est temps que je vous parle un tout petit peu photo.

Comme toujours, les finales se déroulent dans le noir ! Du coup, côté images, à moins d’être très bien équipé, faute de l’élément essentiel à la photographie (la lumière) il est difficile de faire des images nettes et avec un bon piqué. Voilà sans doute pourquoi tes images sont si floues Jérôme ! Heureusement, à Karma, les spots sont blancs (c’est déjà mieux que le rouge d’AntreBloc qui vous donne si bonne mine sur les photos) et les murs clairs… En revanche, amis grimpeurs et grimpeuses, vous seriez sympas de mettre aussi des vêtements clairs. Si, franchement, c’est mieux dans les salles obscures…

Les vétérans font le show et tombent le haut

Les vétérans font le show et tombent le haut

Comme je n’avais pas prévu de couvrir l’événement faute de débouché commercial et que de toutes manières, l’ami Guillaume s’en occupe pour Grimpo, j’avais décidé de ne faire que quelques images. Et puis un clic amenant un clac, je me suis pris au jeu. Du coup, j’ai laissé tombé mon idée de départ – un album backstage d’images volées sombres et contrastés –  pour vous offrir aussi un album souvenir des finales…

Camille alias coquillette dans la pénombre de la salle

Camille alias coquillette dans la pénombre de la salle

Les podiums :

Chez les vétérans : 1° Ludo – 2° Elric – 3° Romu Comme quoi Bleau ça conserve. Notez que tous les 3 membres du club Bloc’age à Arbonne-la-forêt, petite salle de pan associative, idéal pour se démonter les bras.

Quel Showman ce Ludo

Quel Showman ce Ludo

Chez les femmes : 1ère Camille Faille – 2nde Fanny Gibert – 3ème Maëlys Agrapart et chez les hommes, à l’exception du patron du jour, Nico Januel, ex-entraîneur de l’équipe de France venu mettre la pile à ses anciens élèves ont trouve des gamins, 2nd Nathan Martin et 3ème Sam Avezou.

Les bières locales ont elles aussi arrosé notre soirée pour notre plus grand bonheur

Les bières locales ont elles aussi arrosé notre soirée pour notre plus grand bonheur

Bon voici trois quatre images dans le type de ce que je voulais faire au départ ! Les autres images des coulisses sont dans cet album.

Quant aux images des finales elles mêmes, celles des grimpeurs suants eau et sang dans les blocs, elles sont dans cet autre album.

Mes anciens albums des étapes précédentes du Rock Tour ne sont plus disponibles pour le moment car j’ai fermé le site qui les hébergait.

Y’a des soldes dans l’art !

SOLDES 

L’an dernier, j’ai changé de partenaire pour la vente et l’encadrement de mes photographies. C’est donc Art Photo Limited qui se charge désormais de l’impression de mes images et de leur vente en ligne ou sur son corner parisien.

Un grand merci à eux pour leur professionnalisme. Même si les artistes y perdent un peu en liberté et beaucoup en rémunération, c’est quand même plus facile pour vous comme pour moi .

Cette année, Art Photo Limited  nous incite à vous proposer des tirages d’art de nos images à prix soldé. Même si mes prix de vente sont très loin d’être exorbitants,  j’ai décidé de jouer le jeux en vous proposant exceptionnellement  une remise de :

  • 10 % sur le prix de vente de mes images de la série « Lèche vitrine« 
  • 20 % sur le prix de vente des images de ma série « CréNatures de la forêt de Fontainebleau » consacrée à mon bestiaire de grès
  • 20 % sur le prix de vente des images de ma série « Premières nuances de grès » dont vous avez déjà pu acheter certaines photographies sous forme de posters ou de calendriers.

 

Faites votre choix ICI

ART PHOTO LIMITED vous garantit bien entendu un paiement sécurisé et vous propose même 30 jours d’essai du tirage numéroté et signé chez vous !

Vous choisissez le format d’impression, la finition, l’encadrement et disposez même d’un outil de simulation qui place votre image dans un décor proportionnel à la taille du tirage sélectionné.

Après une fin d’année 2017 qui a vu l’annulation de mon contrat pour la publication d’un livre sur l’histoire de la forêt de Fontainebleau (mais publié par un autre auteur chez ce même  éditeur, Grrrrrrr !) et le fiasco de ma saison de vente des calendriers 2018, Amazon ayant été incapable de s’approvisionner chez Calvendo entre octobre et le 24 décembre, je compte aussi un peu sur ces ventes…

Si d’autres images de mes blogs ou publiées sur mes réseaux sociaux vous intéressent, faites moi signe…

 

Shooting pour la 1ère étape du RockTour 2017 à Antrebloc

Ce 28 octobre se déroulait la première étape du Rocktour 2017 organisé par GlobeClimber à AntreBloc. Une très belle compétition d’escalade dans une salle que j’ai longuement fréquenté… L’occasion aussi de fêter les 19 ans de la salle, les 2 ans de la fille de Fred, d’inaugurer les nouveaux profiles de la salle mais aussi de parler un peu des couleurs en photographie. 

La compétition à Antrebloc, c’est une étape que j’aime bien couvrir car je peux circuler assez facilement en haut des blocs pour faire de belles plongées notamment sur le highball des finales : une très belle proue de 7 mètres de haut dont les grimpeuse et grimpeuses descendent avec un enrouleur.

Mais cette année, j’avais aussi envie de tester d’autres choses : des plans au plus près du public car on est ici « Antre potes » ainsi que des contre-plongées au ras des tapis. Vous avez donc droit à deux albums. Un baptisé « Antre Potes » qui fait la part belle aux groupes et aux qualifications (uniquement la fin de la deuxième vague) dont sont extraites au hasard ces quelques images sur plus d’une centaines.

L’autre, sur les finales uniquement est consultable sur ce lien.

Comme toujours, faire des photographies de sport en intérieur n’est pas chose facile et surtout pendant les finales du fait de la très faible luminosité et des forts contrastes liés aux quelques spots. Pour rendre l’exercice encore plus délicat, Fred nous éclaire à la lumière rouge (1000 Kelvin) ce qui, outre le fait de me donner l’impression d’aller tirer des photographies sur papier argentique, a des conséquences sur les couleurs d’une image !

Eh oui, avec une lumière rouge, les ombres et les couleurs ne sont plus les mêmes ! Rassurez-vous, j’ai souvent fait du noir et blanc…

C’est quoi la couleur ?

En numérique, la « couleur vraie » d’un pixel est définie par la composition de chacune des trois couleurs de base : Rouge, Vert et Bleu. Éclairer une salle avec la couleur rouge a donc des incidences sur l’image car chaque couleur est obtenue par l’addition des composantes rouge, vert et bleu. Ceci est également appelé «trichromie». Le mélange de ces trois couleurs de base et leur intensité lumineuse créent l’éventail de teintes que vous pouvez observer sur votre écran. Ce modèle colorimétrique est dit « additif » et il est utilisé pour tout affichage généré par de la lumière, notamment sur un écran. Il s’oppose à un autre modèle colorimétrique dit « soustractif » utilisé par tous les appareils d’impression que ce soit une imprimante couleur personnelle ou une rotative professionnelle ! Pour ce modèle, ce sont les 3 couleurs primaires du monde physique que sont le Cyan, le Magenta et le Jaune et leur superposition qui sont utilisées.  Ce modèle qui ne permet pas la création d’un blanc et d’un noir parfait est ce que l’on appelle le modèle CMJN ou «quadrichromie».

A cette description, il me faudrait vous parler des différentes longueurs d’onde des couleurs et donc de leur incidence sur notre perception mais là, cela risque de devenir assez…

Sinon, pour les plus jeunes, on utilise une lampe inactinique qui émet une lumière n’ayant pas ou peu d’effets  photochimiques pour certains pigments. Ainsi le rouge par exemple est inactinique pour les sels d’argent du papier photo, mais non pour les pigments chlorophylliens.

Des bouquetins jusqu’au sommet du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Et si les bouquetins du Mont aiguille n’étaient rien d’autres que les descendants du fameux bélier décrit par Rabelais dans son récit de l’ascension de cette montagne ?

En effet, au XVIe siècle, Rabelais, a beaucoup écrit sur cette région. Dans un précédent article, j’avais évoqué Orpierre et son Quiquillon, cailloux tout droit sortie de la chaussure de Gargantua. Dans le Quart Livre, Rabelais relate avec tout l’imaginaire que l’on connaît de cet auteur, la première ascension faite par Antoine de Ville de ce qui était encore appelé le « Mont Inaccessible ». Et que trouva l’alpiniste au sommet de cette montagne légendaire : un bélier !

« Ainsi dict pource qu’il est en forme d’un potiron, et de toute memoire persone surmonter ne l’a peu, fors Doyac, lequel avecques engins mirificques y monta et au-dessus trouva un vieux bélier. C’estoit à diviner qui là transporté l’avait. Aucuns le dirent, estant jeune aignelet, par quelque aigle ou duc chaüant là ravy, s’estre entre les buissons saulvé. »

Surprenant non ? Mais, et s’il s’agissait tout simplement d’un bouquetin ?

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

En effet, il n’est pas (plus) rare de croiser ces mammifères sur les vires de la montagne car, après une longue absence, le bouquetin des Alpes est de retour dans le massif. Nous avons croisé les premiers individus juste sous le pied de la voie normale du Mont Aiguille. Mais de là à les croiser gambadant sur la prairie sommitale… Pourtant, il y a quelques jours, j’ai pu en observer juste en dessous sur les vires de descente, au dessus des Tubulaires (nom d’une voie empruntée à la descente)…

Bien entendu, les spécialistes du “mont inaccessible” suspectent leur présence sur la prairie sommitale depuis plusieurs années mais sans savoir exactement par où ils  passent. Les croiser au-dessus du couloir des Tubulaires est assez hallucinant ! Mais par où grimpent-ils alors que nous descendons par un grand rappel de 45 mètres ? En tous cas, si personne ne les a encore photographié sur la grande prairie sommitale, nul doute qu’ils montent jusque-là car ils n’ont plus aucun obstacle au-dessus de ce couloir. Reste à savoir qui sera le premier à les surprendre là-haut…

Mais au fait, c’est quoi un bouquetin ?

Le Bouquetin des Alpes (Capra ibex ibex), est un mammifère protégé, ruminant et herbivore qui vit entre 15 et 20 ans. Rappelons donc que leur chasse n’est pas autorisés ! Pour celles et ceux qui sont assez nuls pour confondre comme moi un bouquetin avec un chamois, sachez que le bouquetins c’est celui qui est clair sous le ventre alors que le chamois porte un masque beige clair et que ses cornes ont la forme d’hameçon.

On distingue dans les bouquetins, le Cabri, c’est à dire un jeune dans sa première année sans différenciation de sexe, des éterles et éterlous (les femelles et mâles dans leur deuxième année) qui seront nommées étagnes et boucs à partir de trois ans. Un bouc mesure en moyenne 80 cm au garrot (au-dessus de l’épaule) pour une longueur totale, du museau à la queue, de 150 cm. Il pèse en moyenne entre 65 et 100 kg suivant l’âge et la saison. Dès l’âge de 3 à 4 mois, il porte des cornes persistantes ornées de bourrelets. Les cornes croissent durant toute la vie jusqu’à atteindre parfois plus d’un mètre de longueur.

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille au départ de la voie normale

La femelle, l’étagne donc, est plus petite et plus fine, ne mesurant qu’environ 75 cm au garrot pour une longueur de 110 cm. Son poids oscille entre 35 et 50 kg suivant la saison. Elle porte des cornes dépourvues de bourrelets qui sont plus minces et plus courtes (30 cm au maximum).

Pour les plus jeunes sujets, la reconnaissance du sexe est généralement impossible dans la première année et reste délicate jusqu’à l’âge de trois ans. Les cabris portent des cornes qui ne dépassent pas la taille des oreilles.

Les cornes constituent un élément moteur dans la reconnaissance des sexes (à travers les bourrelets de parure), mais également pour déterminer l’âge (stries de croissance). Chez les éterlous, les cornes se font plus épaisses et les premiers bourrelets apparaissent. Chez les éterles, elles sont plus minces et dépourvues de bourrelets.

Au cours de vos randonnées en montagne, en étant un minimum discrets et observateurs, vous pourrez rencontrer très facilement des bouquetins. L’observation de cette espèce est une activité captivante mais qui doit être pratiquée correctement, c’est à dire en respectant certaines règles car, contrairement à d’autres espèces sauvages (notamment chamois, chevreuils, etc.), le bouquetin ne prend pas la fuite rapidement et peut se laisser approcher facilement. Malgré une apparente quiétude, les animaux peuvent être stressés. Montagne oblige, ils courent rarement pour fuir mais se réfugient dans les secteurs rocheux et escarpés.

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille au départ de la voie normale

Ne cherchez pas à vous approcher des bouquetins et au moindre changement d’attitude des animaux, éloignez vous.

En tous cas, croiser des bouquetins si près du sommet du Mont Aiguille est une magnifique preuve de la croissance de cette population estimée à près de 500 bêtes sur le territoire du Parc naturel régional du Vercors (dont une cinquantaine dans le Royans). Songez que seul 36  animaux ont été réintroduits en 1989/90. Un succès d’autant plus spectaculaire que plusieurs experts ne croyaient guère à l’adaptation du bouquetin sur ce territoire de moyenne montagne. Certes, c’est moins haut mais les crêtes du Vercors restent très sauvages et quasi désertes. Un milieu milieu rocheux et vertical où leur agilité les a amenés à coloniser un environnement idéal.

A propos du Mont Aiguille

Cette montagne est considérée comme le berceau de l’alpinisme. En effet, outre la découverte des Amériques, 1492 date aussi la première ascension du mont Aiguille. Elle est réalisée le 26 juin 1492 par Antoine de Ville, seigneur lorrain de Domjulien et Beaupré et capitaine du roi, accompagné, suivant différentes sources, de sept à une vingtaine d’hommes et d’un notaire. Jusque-là, le rocher Supereminet Invius (latin : « il se dresse, inaccessible ») est représenté sous la forme d’un rocher surmonté d’une pyramide renversée. C’est donc sur ordre de Charles VIII, roi de France que la conquête de ce « mont Inaccessible » eut lieu avec l’aide d’échelles destinées à la prise des châteaux forts. La montagne est alors baptisée « Aiguille-Fort » et il faut attendre 1834 pour qu’une seconde ascension soit réalisée par des habitants des villages situés en contrebas.

Le Mont Aiguille dans sa face la plus accessible, Vercors, France

Le Mont Aiguille dans sa face la plus accessible, Vercors, Franc

Aujourd’hui partiellement équipée d’un gros câble vieillot, la « voie normale » est sans doute l’itinéraire le plus commode en dehors des piste des bouquetins. Cette course de niveau PD+  avec quelques passages de 4a reste toutefois très exposée aux chutes de pierre (notamment dans la cheminée terminale). Je vous conseil donc de la parcourir avec un guide de haute montagne et un équipement adapté. La voie de 1492 a probablement disparu dans un des nombreux éboulements dont est coutumier cet montagne, la voie normale reprend l’itinéraire de Jean LIOTARD réalisé le 16 juin 1834.

Renseignements sur http://montaiguille.free.fr/

La pluie s’est invitée au Festival Outdoor Retour aux sources 2017

Les nuages auront été au rendez-vous mais ont épargné les finales

La Tribune Libre de Bleau et Cie avait annoncé la première édition du Festival Outdoor Retour aux Sources au Grand Parquet de Fontainebleau et j’étais très impatient de couvrir cet évènement au cœur de la forêt de Fontainebleau dont la réputation n’est plus à faire chez les amateurs de sports Nature. Le programme était beau et les journées précédentes magnifiques…

Mais voilà, les organisateurs ont eut beau ramer, souquer, pagayer, écoper, ou prier que le ciel ne leur tombe pas sur la tête …l’eau s’est quand même invitée  à la fête et… on n’est pas passé loin du naufrage.

Un vrai déluge. Une grosse douche froide et une galère sans chaloupe ou bouée de sauvetage… Mais que voulez-vous, contre les colères du ciel, il n’y a rien à faire et les tapis du mur digne d’une coupe du monde ont vite pris des allures de radeaux.

Jérôme avait beau lever les bras au ciel, il n’est pas Moïse.

Quand les tapis prennent l'eau, mieux vaut reporter la finale.

Quand les tapis prennent l’eau, mieux vaut reporter la finale.

Mission lavage de chaussures...

Mission lavage de chaussures…

Bref, si toutes les animations n’ont pu avoir lieu, les finales des compétitions d’escalade du Rock Tour 2017, heureusement décalées au dimanche, ont pu se dérouler sous un beau soleil. Un tonnerre d’applaudissements donc aux malheureux organisateurs et à l’équipe de Globe Climber et ses partenaires !

Souhaitons que ce coup d’épée dans l’eau, ce pavé jeté dans la mare, marque le début d’une très belle édition 2018 que l’on arrosera au champagne.

En attendant, entre deux averses, ont n’a pu goûter et re-goûter (toujours avec modération) à la biosarde, refaire le monde avec quelques grimpeurs locaux issus du crétacé d’après Antoine, discuter avec quelques uns des bloqueurs meilleurs mondiaux et palabrer longuement sur l’avenir de notre terrain de jeu avec Gaëtane, nouvelle Responsable Accueil du public de l’ONF.

Sur le stand BLOZONE ont a profité des averses pour joyeusement refaire le monde... Sans doute la sagesse des anciens.

Sur le stand BLOZONE ont a profité des averses pour joyeusement refaire le monde… Sans doute la sagesse des anciens.

J’ai donc sélectionné quelques 150 photos souvenirs de cette compétition d’escalade sauvée des eaux !

Pour les autres, notamment, slack, chien de traîneau, démonstration de bike, balance du concert de Fundé etc…va falloir patienter encore quelues jours!

Vous verrez, les grimpeuses, avant de courir dans le bloc BLOZONE dont je vous parle régulièrement, ont pris leurs pieds… dans les toits…vraiment !

Le dièdre déversant Digitale aura causé quelques soucis à nos grimpeuses...

Le dièdre déversant Digitale aura causé quelques soucis à nos grimpeuses…

Court Maelys , court...

Court Maelys , court…

Quant aux garçons, ils ont jeté, sauté, arqué, bouriner, couiné, soupiré, tiré la langue…

C'est qui le plus fort ?

C’est qui le plus fort ? C’est Théo !

Il y aura certainement des enseignements à tirer sur le choix de la date, la communication, la signalétique voir le programme et nous restons à la disposition de Jérôme et son équipe.

En attendant, l’album photographique complet de cette Retour aux Sources 2017 est à voir sur ma Photothèque…

Jérôme garde le sourire... 2018 s'annonce sous de meilleurs cieux

Jérôme garde le sourire… 2018 s’annonce sous de meilleurs cieux

 

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