Petite balade dans le cœur historique de Nemours

« Nemours n’a pas de cathédrale comme Amiens ou Chartres, mais la paroisse est une de ces magnifiques églises de campagne, qui sont, dans leur genre, et toutes proportions gardées, aussi rares, aussi complètes, et pourrait-on dire aussi belles que les cathédrales ». C’est ainsi que Victor Hugo, qui descendit un temps à l’hôtel l’Ecu de France, au cœur même de la ville, décrivait Nemours en 1844 dans ses carnets de voyages. « Rien n’y est sublime, tout y est charmant ». Profitant de ce magnifique week-end et de ma participation à la deuxième édition du Festival photo Phémina organisé par le Collectif Croisons nos regards, c’est armé du boitier que je suis allé faire un petit tour dans le cœur historique de la ville, histoire de vérifier si les affirmation de Victor Hugo étaient toujours d’actualité…

Si vous n’êtes pas venus nous rendre visite Quai des tanneurs pour voir la très belle exposition Phémina, écrasiez que vous étiez par les premières chaleurs estivales, vous avez aussi raté l’occasion de vous promener sur les rives du Loing ou à l’ombre des tilleuls en cherchant la fraîcheur apportée par les nombreux petits canaux qui donne parfois à la ville des allures de petite Venise…  Je ne reviendrai pas sur l’exposition et ses formidables artistes que je tiens à remercier pour leur accueil chaleureux et leur disponibilité mais quel bon moment  (mes images de la manifestations sont visibles sur Flick’R) !

Si Nemours est fréquenté dès la Préhistoire, durant le haut Moyen-Âge, le village n’est encore qu’une petite bourgade dépendant de la capitale du Gâtinais (Château-Landon) et centrée autour de l’église Saint-Pierre. Ce n’est qu’à la fin du XIIe siècle que Nemours prend véritablement son essor avec la construction  du château sur la rive gauche du Loing afin de défendre ce point particulièrement stratégique.

Le château de Nemours est aujourd'hui un lieu de culture avec son Musée et l'accueil de nombreuses manifestations

Le château de Nemours est aujourd’hui un lieu de culture avec son Musée et l’accueil de nombreuses manifestations

La petite citée médiévale s’étend alors à l’intérieur de ce que l’on appelle aujourd’hui, les « Petits Fossés », sorte de canaux plus où moins large. Mais au XIIIe siècle, appauvris par les croisades, les seigneurs de Nemours doivent céder leur terre au roi de France. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux, dont Saint-Louis, séjourneront dans la ville qui, grâce à ses défenses, échappe aux ravages de la guerre de Cent Ans. De ce passé glorieux, il reste notamment un château (devenu Musée) qui dresse encore très fièrement ses tourelles et son imposante tour carrée au cœur de l’ancienne cité médiévale, l’ancien « Hôtel Dieu » construit au XVIe  transformé en Mairie et l’église Saint jean-Baptiste.

Je vous laisse découvrir le reste sur place car il y a bien des trésors cachés dans ses ruelles, sur les porches des habitations et dans les forêts alentours… Pour les impatients et les plus éloignés, voici le lien vers mes images du centre historique de Nemours.

Renseignements sur le site de la Mairie : http://www.nemours.fr/

Festival photographique Phémina 2018 de Nemours

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Le collectif Croisons nos regards organise à Nemours un festival photo dédié aux femmes.

Cette grande exposition constitue un évènement artistique et culturel assez original qui montre la diversité des travaux autour des femmes photographes et des femmes photographiées. En effet, le monde de la photographie est encore largement masculin : qu’il s’agisse de la mode, du photo-journalisme, de la nature ou du portrait, les femmes photographes restent peu connues du grand public. Paradoxalement, la femme est l’un des sujets les plus récurrents de la photographie…

C’est fort de ce constat, que le principe d’une exposition photographique qui mette la femme et la condition féminine en avant est né. D’une part pour mettre en lumière les nombreuses femmes photographes de talent, d’autre part pour tenter d’illustrer l’incroyable diversité de la femme en tant que sujet photographique. Pour autant, le festival ne se positionne pas sur un registre « féministe » au sens militant du terme.

Donc, cette année encore, le festival photo Phémina présentera plus de 200 images d’une trentaine de  photographes dont la moitié de femmes. Et vous savez quoi ? Cette année, j’ai l’immense joie de faire partie de la sélection du collectif au coté d’ Alexandra Gerat – Aude Osnowycz – Aurelia Cheret – Caroline Flornoy – Caroline Metzger – Cindy Jean-Millet – Elise Hardy – Franklin Lecointre – Gérard Tillaud – Gilles Lorenzo – Jean Chauvin – Jean-Luc Lefevre – Marie Bienaime – Philippe Deutsch – pilar du Breuil – Quentin Kheyap – Sabrina Lebreton – Sophie Panaget – Stephanie Foucher – Sylvie Tinseau – Zaida Kersten
– Fabrice Milochau – Claudine Berger – Christine Lebras – Didier Cohen – Chris Calvet – Soline Roux, invitée coup de cœur du Jury

Les deux invités d’honneur pour cette seconde édition sont Aude Osnowycz une des rares femmes photo-reporters en France et Chris Calvet, artiste plasticien remarquable pour sa démarche complète.

Le Festival, c’est aussi donner la parole aux photographes et vous pouvez donc assister à plusieurs conférences dont le « Nu artistique», Samedi 30 juin à 16h, par Gilles Lorezo,  Rencontrer  Chris Calvet qui expliquera sa démarche le 1er juillet à 14h30 puis à 16 h, discuter sur « le fond et la forme » avec Quentin Kheyap. Le samedi soir, pensez à la nocturne jusqu’à minuit !

Rendez-vous donc du 28 juin au 1er juillet 2018 à Nemours dans la Salle du Quai des Tanneurs et l’Atelier du Château.

Salle du quai des Tanneurs, sur les bord du Loing et face au château accueillera la plupart d’entre nous (17 rue des Tanneurs 77140 Nemours), les invités seront eux situé dans l’Atelier du château (rue Gautier 1er)

Horaires :

jeudi – vendredi  – dimanche de 10 h à 12h30 et 14 h à 18h

samedi : 10 h à 12h30 et 14 h à 00h

08 mars, quel meilleur jour pour choisir les photographies de femmes !?

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je participerai fin juin au Festival Photographique Phémina dédié aux femmes. Quel meilleur jour donc que ce 08 mars, Journée internationale des droits de la femme, pour vous proposer mes deux sélections à départager par vos votes !?

Donc comme vous le savez, j’exposerai 7 images de femmes, ainsi qu’une trentaine d’autres photographes (dont la moitié de femmes) à Nemours (77) lors du festival Phémina. Reste à choisir lesquelles. Et là, dilemme car j’ai au moins deux séries qui correspondent. Comme je ne peux me résoudre à faire le choix tout seul, je vous propose de voter jusqu’à la fin du mois pour la série que vous souhaitez voir exposée. Celle qui aura le plus de votes sera l’élue ! Et si par hasard, il y avait égalité, celle des 14 images ayant eut le plus de likes cumulés sur mes posts facebook et instagram fera gagner la série dont elle fait partie.

En effet, toutes ces images sont issues de mon projet photographique 365 (#Métroboulotphoto) consistant à publier chaque jour de travail une image originale prise lors de mes déplacements domicile – travail.

Deux séries donc qui jouent avec les reflets pour créer des effets de superpositions avec les  scènes d’un quotidien banal se déroulant dans la rue. Au travers de ces séries, j’ai souvent mixé les éléments les plus chics, modes ou glamours des vitrines des Grands Magasins parisiens avec le mobilier urbain et les passants.

Elles tiennent donc à la fois du reportage sociétale, de la photographie de rue et de la photographie artistique en surfant sur les codes de la mode et du glamour parisien tout en révélant également l’hyper exposition féminine, parfois sexiste, à laquelle nous sommes confrontés tous les jours dans la rue ou les transports en commun.

Etre retenu à l’arrêt de bus dans une longue étreinte, observer du coin de l’œil, une femme en tenue légère dans le rétroviseur de son scooter ou traverser la rue sur un dos dénudé avant de deviner le rêve féminin d’un baiser à la sortie du RER. Autant de fantasmes mis en images ou d’images fantasmées au gré de mes trajets quotidiens

Le secret et la difficulté de ce type de photographie de rue réside dans la recherche de la meilleure combinaison artistique entre le moment, la lumière et la composition avec les contraintes imposées par la courte focale d’un smartphone.

La première (série 1) : « Réflexions féminines »

La seconde (série 2) : « Les femmes s’affichent » 

 

Mise à jour.
C’est donc, (je m’y attendais un peu) un vote massif (87%) pour la première série ! C’est noté…Rendez-vous fin juin !
 

Y’a des soldes dans l’art !

SOLDES 

L’an dernier, j’ai changé de partenaire pour la vente et l’encadrement de mes photographies. C’est donc Art Photo Limited qui se charge désormais de l’impression de mes images et de leur vente en ligne ou sur son corner parisien.

Un grand merci à eux pour leur professionnalisme. Même si les artistes y perdent un peu en liberté et beaucoup en rémunération, c’est quand même plus facile pour vous comme pour moi .

Cette année, Art Photo Limited  nous incite à vous proposer des tirages d’art de nos images à prix soldé. Même si mes prix de vente sont très loin d’être exorbitants,  j’ai décidé de jouer le jeux en vous proposant exceptionnellement  une remise de :

  • 10 % sur le prix de vente de mes images de la série « Lèche vitrine« 
  • 20 % sur le prix de vente des images de ma série « CréNatures de la forêt de Fontainebleau » consacrée à mon bestiaire de grès
  • 20 % sur le prix de vente des images de ma série « Premières nuances de grès » dont vous avez déjà pu acheter certaines photographies sous forme de posters ou de calendriers.

 

Faites votre choix ICI

ART PHOTO LIMITED vous garantit bien entendu un paiement sécurisé et vous propose même 30 jours d’essai du tirage numéroté et signé chez vous !

Vous choisissez le format d’impression, la finition, l’encadrement et disposez même d’un outil de simulation qui place votre image dans un décor proportionnel à la taille du tirage sélectionné.

Après une fin d’année 2017 qui a vu l’annulation de mon contrat pour la publication d’un livre sur l’histoire de la forêt de Fontainebleau (mais publié par un autre auteur chez ce même  éditeur, Grrrrrrr !) et le fiasco de ma saison de vente des calendriers 2018, Amazon ayant été incapable de s’approvisionner chez Calvendo entre octobre et le 24 décembre, je compte aussi un peu sur ces ventes…

Si d’autres images de mes blogs ou publiées sur mes réseaux sociaux vous intéressent, faites moi signe…

 

Triste nouvelle, JF Hagenmuller, maître de la photographie de montagne, nous a quité

Lumières d'altitude, (C) JFH

Putain de corniche ! Saleté de montagne !

Notre petit monde de perdre l’un de ses piliers. Jean-François Hagenmuller est décédé hier lors d’une course dans les arêtes de Rocherfort, victime d’une chute fatale après la rupture d’une corniche.

Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.

Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.

Guide de haute montagne et professeur à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA), il était aussi photographe connu et reconnu qui avait publié de superbes livres, posters, cartes postales, calendriers et articles dans différents magazines. Son « Mont-Blanc, lumières d’altitude », paru chez Glénat, lui avait valu de recevoir une mention spéciale du Prix mondial du livre d’images de montagne lors du 15e salon du livre de montagne de Passy.

Passionné par la photographie depuis toujours, il passe semi-pro en 1995 et publie dés lors régulièrement notamment dans la revue Montagne Magazine,  et l’agence photographique Gamma Rapho à Paris. La galerie  « photographie Alpine » à Chamonix expose et vend ses tirages photographiques qu’il réalisait lui même.

Cet été, le salon du livre de montagne de Passy avait prévu de lui rendre hommage en exposant plusieurs de ses clichés. Ses images faites dans diverses montagnes du monde, au-delà de leur extraordinaire qualité esthétique, présentent l’originalité d’être celle  d’un homme qui entretient une relation intime et quotidienne avec la montagne. Une passion se retrouvent immanquablement dans ses photos où domine l’intensité des lumières et des ombres, l’esthétique épurées des formes…

Mais le mieux sera sans doute de jeter un oeil à son site Lumières d’altitude.

Tchao l’artiste !

Lumières d'altitude, (C) JFH

Lumières d’altitude, (C) JFH

FLATLAND l’univers aluminisé et plat d’Emmanuel SOKOL s’expose à Melun

Vernissage Flatland Galerie Grenadine (C) Greg Clouzeau
Flatland Paris (C) SOKOL

Flatland Paris (C) SOKOL

Si vous passez du côté de Melun, ne manquez pas de jeter un œil à l’exposition photo de l’univers d’Emmanuel Sokol, photographe Parisien et directeur artistique publicitaire.

Ce passionné de photographie, sans doute influencé par son regard professionnel, nous offre ici une série de photographies de canettes écrasées ramassées dans les rues de notre capitale. Une série d’images qui, une fois dépassé le côté brut et épuré, conduit forcément à s’interroger sur la consommation et ses excès et la démarche du photographe.

Parti à sa rencontre hier, nous avons discuté recyclage, traces laissées par les hommes sur cette terre, durée de vie des objets, consommation, déchets, hygiène des canettes, contenu, contenant, codes cachés, etc.

« J’aime réfléchir sur la consommation et ses travers. Peut-être parce que je suis publicitaire. J’ai emprunté le titre de mon travail à une fable philosophique : Flatland de Edwin Abbott, un mythe de la caverne revisitée. Une réflexion sur les visions de la société. »

Emmanuel Sokol (C) Greg Clouzeau

Emmanuel Sokol (C) Greg Clouzeau

L’Exposition se tient à la Galerie Grenadine du 9 juin au 7 juillet 2016. Studio Galerie grenadine, 3 rue des cloches, à Melun 

http://www.galeriegrenadine.com/

http://e-sokol.com/

 

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