Profitez des brouillards givrants pour faire de photo-graphie

Les premiers froids de l’hiver s’accompagnent parfois d’un brouillard givrant. C’est le moment de faire de belles images de paysages féeriques comme ce fut le cas à Fontainebleau il y a quelques jours (voir sur mon autre blog)

Mais le givre offre aussi aux photographes une occasion presque unique de mettre en valeur les plus fins tissages des araignées. Ce n’est que grâce au givre que le nombre de fils pendant sur les branches est réellement révélé…

Des photo-graphiques que l’on peut exploiter tant en couleur qu’en noir et blanc.

Si l’on ne possède pas d’objectifs adaptés à la macro-photographie, il faudra sans doute passer par des recadrages parfois sévères pour isoler les dessins de ces toiles givrées.

L’idéal est de trouver un arrière plan assez foncé pour mettre en valeur la toile par son contraste. Si en plus vous avez la chance d’avoir un rayon de soleil pour les faire briller…

Le plus difficile reste donc de prendre la mesure (en mode spot) sur les fils. Attention, avec un fort zoom, les vitesses peuvent être très basses et le risque de flou important (si en plus il y a du vent… !). L’idéal est donc d’avoir un pied (je n’avais pas) pour soigner la mise au point et la profondeur de champ…

L’amaryllis ou satire, un papillon commun

L‘Amaryllis (Pyronia tithonus) ou  Satyre tithon ou Titon est un lépidoptère (papillon) appartenant à la famille des Nymphalidae à la sous-famille des Satyrinae et au genre Pyronia. C’est un papillon très commun en France.

D’une taille moyenne, de couleur orange vif sur le dessus des ailes avec une épaisse bordure brun foncé. A l’apex des antérieures un ocelle doublement pupillé de blanc est facilement observable. Le dimorphisme sexuel est léger mais le mâle a une bande androcomiale, une épaisse tache oblique en travers de l’aile antérieureLe verso des antérieures est semblable, orange bordé de marron avec l’ocelle doublement pupillé caractéristique à l’apex. Les ailes postérieures sont beige à chamois avec une bande plus claire qui porte des petits ocelles pupillés de blanc peu visibles.

Pyronia tithonus, Amarylis, (C) 2014 Greg Clouzeau

Pyronia tithonus, Amarylis, (C) 2014 Greg Clouzeau

 

Prédation Sitelle tochepot par chat errant

Sur les réseaux sociaux, il circule chaque jour des milliers d’images de chats qui obtiennent un nombre de « like » assez ahurissant ! Mais, savez-vous les ravages que causent les félins errants et domestiques  sur la petite faune sauvage de nos parcs et jardins ?

Le nombre de chats doméstiques, en France, est estimé à plus de 11 millions. A ce chiffre il faut ajouter le nombre toujours plus important de chats errants. Le chat est un carnivore : son régime alimentaire se constitue principalement de micromammifères (campagnols, mulots…) mais il aime aussi chasser des oiseaux. C’est une espèce opportuniste, qui n’a pas de réelle préférence pour ses proies et chassera celles qui se présentent à elle et cette prédation liée à son instinct naturel a un impact important sur la petite faune de nos parcs et jardins. En effet, un chat domestique capture en moyenne 5 à 6 oiseaux par an mais ce chiffre est bien plus élevé avec les chats errants (30 à 50/an). Ainsi, ne soyez pas surpris si, autour de chez-vous il y a plusieurs chats errants de voir la population d’oiseaux baisser drastiquement. En tous cas, « ma » sitelle torchepot n’est plus !

Cadavre de Sitelle Torchepot, prédation chat, Seine et Marne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cadavre de Sitelle Torchepot, prédation chat, Seine et Marne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Et les chiffres peuvent donner le vertige… En 2013, aux Etats Unis, plusieurs chercheurs ont mené un étude de grande ampleur sur le sujet publiée  dans Nature Communications . Ils estiment que les chats en liberté tuent entre 1,4 et 3,7 milliards d’oiseaux et entre 6,9 et 20,7 milliards petits mammifères par an, rien que pour les États-Unis.

 «Les écarts dans les résultats s’expliquent par certaines incertitudes sur le nombre de chats errants», avait commenté Romain Julliard, chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle.

Différentes études ont montré que l’introduction de chats là où il n’y en avait pas auparavant provoque des désastres écologiques. Ils sont alors considérés comme espèces invasives et sur certaines îles, ils ont contribué à la disparition d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. Trente-trois au total, dont plusieurs espèces d’oiseaux d’après l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

http://www.nature.com/ncomms/journal/v4/n1/full/ncomms2380.html

 

Ecureuil roux

Il est encore temps de faire des réserves pour notre ami l’écureuil roux.

Sciurus vulgaris est sans aucun doute l’une des stars de nos forêts. Facétieux, il n’est pas rare de pouvoir jouer à cache cache avec l’animal.

Hélas, ils se font de plus en plus rares, victimes de la circulation, de la pollution, de l’exploitation sylvicole mais aussi de l’urbanisation qui détruit progressivement les grands parcs et jardins où ils trouvaient refuge en ville.

Par ailleurs, s’il est encore tranquille semble t’il en forêt de Fontainebleau, il a presque disparu de la voisine forêt de Sénart dont il a été chassé par l’écureuil de Corée  !

Je vous invite à en apprendre un peu plus sur lui et sa préservation en consultant sa fiche MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle) et même, Wikipédia.

Les premières observations d’écureuils de Corée (également appelé Tamia de Sibérie ou écureuil gris) dans la nature en France remontent au début des années 1970. En effet, cet animal est vendu dans les animaleries depuis 1960… Plus gros, il concurrence notre espèce locale (Fiche MNHN) !

Ces écureuils font l’objet d’une enquête nationale à laquelle vous pouvez participer.

L'écureuil roux (ou d'Eurasie), Sciurus vulgaris, Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

L’écureuil roux (ou d’Eurasie), Sciurus vulgaris, Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

 

Helix pomatia passe à table

Helix pomatia, "Bourgogne", France, (C) 2014 Greg Clouzeau

Helix pomatia, « Bourgogne », France, (C) 2014 Greg Clouzeau

L’escargot de Bourgogne (Helix pomatia), est une espèce d’escargot de la famille des Helicidae, et du genre Helix. Depuis 1979 en France, certaines espèces d’escargots, et en particulier Helix pomatia, font l’objet d’une protection spéciale prévoyant l’interdiction du ramassage pendant la période de reproduction, du 1er avril au 30 juin inclus. Durant les autres mois de l’année, le ramassage de l’escargot de Bourgogne est autorisé, à l’exception des sujets dont le diamètre est inférieur à trois centimètres.

Fiche INPN

La pudibonde ne se cache pas !

Calliteara pudibunda, (fiche Wikipédia et site d’Armel) dit la Pudibonde, est un papillon nocturne de la famille des Lymantriidae, de la tribu des Orgyiini, et du genre Calliteara . Gris et velu, sa chenille est bien plus remarquable ! Une queue rouge, 4 houppettes blanches des poils jaunes et un corps annelé et coloré…
Chenille, Orgyie pudibonde, Seine et Marne, 2013, (C) Greg Clouzeau

Chenille, Orgyie pudibonde, Seine et Marne, 2013, (C) Greg Clouzeau

La chenille dit aussi « Chenille de la République » est appelée  la Pudibonde car dérangée, elle s’enroule fermement en arc de cercle

Le Bombyx Pudibond est un gros papillon de nuit dont Patte les pattes sont étalées au repos et inhabituellement velues, comme le sont aussi la tête et le thorax.

Observable dans les bois de feuillus, les vergers, les parcs, jusqu’à plus de 1 000 m d’altitude en montagne, en mai et juin. La chenille est polyphage : elle consomme aussi bien les feuilles de chênes, saules, érables, hêtres, noisetiers, tilleuls, sorbiers, poiriers, pommiers…

Des pullulations inhabituelle de cette chenille à houppes ont pu être constatées et sont probablement facilitée par les monocultures ou la monospécificité de certaines forêts. Cela a par exemple été le cas dans des hêtraies de la chaine des Carpates.

Comme tous les papillons de nuit, les adultes de cette espèce sont sensible à la lumière artificielle qui peut les attirer.

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