Une salamandre tachetée à Orpierre

Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau
Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

Les nuages bas s’attardent sur les falaises qui ceinturent le village tandis que les buis et pins s’égouttent sur le sentier après l’ondée. Sur les cailloux glissants du petit sentier devenu boueux, un petit animal à la belle couleur jaune et noir avance avec hésitation. Une salamandre tachetée, sans doute stimulée par l’humidité ambiante, est de sortie. Au pied de la falaise du Puy, elle peine à escalader le pied des voies ! Quelle étrange observation que cet amphibien dominant du regard le village d’Orpierre.

C’est là le mérite des pluies d’été qui révèlent parfois, à celles et ceux qui les affrontent, un monde presque secret. Si les salamandres, habituellement nocturnes, ont la réputation d’apprécier les sous bois frais, et humides, dans les Hautes Alpes, elles se rencontrent aussi  dans les landes et éboulis à proximité de suintements. Dans le proche Parc National des Ecrins, on dit même qu’elles affectionnent les adrets, ces pentes longuement ensoleillées, du Valgaudemar et du Valbonnais. Pourtant, la falaise du Puy est bien la plus sèche et la moins ensoleillée des secteurs d’escalade du village.

 

 

Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

La salamandre est un amphibien urodèle, c’est à dire qu’elle garde une queue une fois adulte contrairement aux grenouilles (anoures), ce qui lui donne plutôt un aspect de lézard.  Les périodes d’activité de la salamandre correspondent aux périodes de sorties de leurs proies principales que sont les vers de terre et les limaces. Du coup, une pluie estivale peut les conduire à s’activer en plein jour… Elles se nourrissent également d’insectes, d’araignées et de petits coléoptères. Outre sa coloration plutôt criarde, cet animal est étrange à plus d’un titre. C’est bien un amphibien dont les larves se développent en milieu aquatique mais qui peut se noyer ! En effet, adulte, la salamandre est exclusivement terrestre sauf pour la ponte. La femelle choisi alors un endroit très calme du cours d’eau où elle ne risque pas de se noyer. Vraiment étrange cet amphibien ovovivipare (sauf deux espèces) dont les larves (20 à 70) éclosent immédiatement pour ne se  métamorphoser qu’au bout de trois mois de vie aquatique.

Jaune dangereux !
Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

Salamandre tachetée à Orpierre, (C) Greg Clouzeau

Chez certains animaux la couleur prend un sens particulier, attractif ou dissuasif selon le cas. Chez les salamandres tachetées, il est fort probable que le jaune constitue un signal destiné aux prédateurs les avertissant de leur toxicité. C’est d’ailleurs le cas du sonneur à ventre jaune et chez certains insectes, comme les guêpes et les abeilles. Chez la salamandre, les glandes parotoïdes situées de part et d’autres de la nuque et des pores situés le long de la colonne vertébrale sécrètent un puissant venin qui peut être mortelle pour les mammifères qui la consommeraient ! Elle peuvent même projeter à courte distance cette sécrétion blanchâtre à base de neurotoxines. On vous conseille donc vivement de ne pas manipuler ces charmantes petites bêtes, espèces par ailleurs protégées. En cas de manipulation, lavez-vous les mains et faites attention de ne pas vous frotter les yeux immédiatement après ou porter les doigtes à la bouche!

Il existe plusieurs espèces de salamandres en France dont la taille varie de 10 à 20 cm. La salamandre de feu ou salamandre tachetée (Salamandra salamandra) est présente sur l’ensemble de l’Europe centrale,avec de nombreuses sous-espèces. Dans les populations de Salamandra salamandra terrestris françaises connaissent des variations de couleur avec des individus orangés, particulièrement dans le sud-ouest. C ‘ est la salamandre la plus commune en France. Elle présente une ligne discontinue jaune vif sur chaque flanc ce qui la différencie de S. s. salamandra dont les bandes longitudinales jaunes sont continues.

 

Pour en savoir plus

http://www.snv.jussieu.fr/ ou http://batrachos.free.fr/

 

Quelques trucs et astuces à connaître pour composer une bonne image

Vous partez en vacances et vous allez sans doute rapporter plein d’images. Mais seront-elles « bonnes » aux yeux de vos amis qui les découvrirons dans quelques semaines ?  Et d’abord, c’est quoi une bonne photo ? Je dirai qu’une photo doit parler d’elle même, dégager un sentiment, une émotion ou faire passer un message. Une photo n’a pas besoin que vous soyez derrière pour dire.. »et ben là tu vois… » Oui, je vois ! Et c’est même presque « universel » ! Maîtriser techniquement son appareil ne suffit pas, il faut comprendre comment l’inconscient de chacun va interpréter votre photo. Disons qu’il y a deux sortes de photos de voyage : l’anecdotique, celle qui raconte une histoire, et l’esthétique, celle qui n’est là que pour séduire le regard. Voici quelques règles de base de composition à connaître, pour mieux les transgresser ensuite !

En voyage, on peut avoir tendance à tout vouloir photographier. Hélas, pour celui ou celle qui n’a pas fait la balade avec vous, cette image figée, inodore et sans bruit, ne sera pas forcément interprétée conformément à votre souvenir ! Bref, une image n’est pas une réalité et en composant celle-ci, vous avez fait un choix… dont les conséquences vont orienter votre spectateur vers telle ou telle interprétation… Pourquoi ? Parce que majoritairement, on fonctionne de la même manière !

Chasseur d'images, Grand Morgon, (C) 2015 Greg Clouzeau

Chasseur d’images, Grand Morgon, (C) 2015 Greg Clouzeau

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Nuages au Pelvoux ?

Pelvoux est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes.

C’est aussi le nom d’une très grande montagne du parc national des Écrins qui fût longtemps considérée comme la plus haute de toutes les Alpes françaises, du moins avant l’annexion de la Savoie ! C’est vrai que vue depuis de la vallée de la Durance, sa masse imposante cache une bonne partie du massif des Écrins (dont son point culminant : la Barre des Écrins 4102 m) ce qui explique sans doute cette erreur.

Le mont Pelvoux est composé de quatre sommets assez individualisés :

  • la Pointe Puiseux (3 946 m, point culminant)
  • la Pointe Durand (3 932 m)
  • le Petit Pelvoux (3 753 m)
  • les Trois Dents du Pelvoux (3 682 m).

Les deux premières eurent lieu par le sud au-dessus des Rochers Rouges :

  • La première ascension  par le capitaine Durand, Alexis Liotard et Jacques-Étienne Matheoud (chasseur de Chamois), le 30 juillet 1828. Il est probable qu’ils soient également montés à la pointe Puiseux mais le capitaine Durand n’en fait pas mention. On lui attribue donc la première à la pointe Durand
  • la première connue de la pointe Puiseux par Victor Puiseux et le guide Barnéoud, le 8 septembre 1848.

Pour en savoir plus sur les vieilles histoires des Ecrins
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La Meije, Pays de la Grave

Histoire de se rafraîchir un peu en cette période caniculaire, un petit tour en montagne serait le bien venu… et quitte à y aller, pourquoi pas rendre visite à la Reine des Meije 😉
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La Meije est une montagne emblématique du massif des Écrins, second sommet après le célèbre Dôme et sa barre.  Ses trois plus hauts pics sont le Grand Pic de la Meije à 3983 mètres d’altitude, le Doigts de Dieu à 3973 mètres d’altitude et la Meije orientale à 3891 mètres d’altitude. Elle et son pic de la Grave ont donné leurs noms à la commune de La Grave- La Meije.

Les gravarois nommaient la montagne l’Oeille de la meidjour ce qui signifie l’aiguille du midi. Cela vient du fait qu’à midi tapante le soleil passe juste au dessus du sommet  de la montagne. Néanmoins il est fait mention de la montagne dans un texte de 1712 sous le nom de Pointe Malaval. Aujourd’hui encore il reste des traces de ce nom avec celui donné au contrebas de la vallée de la Romanche: la Combe de Malaval.

La Meije possède de nombreux sommets qui sont tous difficiles d’accés. Ce fût la dernière montagne à être exploré dans les Alpes. L’exploit fût réalisé par un français (chose assez rare pour être précisée). Le 16 août 1877 Emmanuel Boileau de Castelnau, Pierre Gaspard et Pierre Gaspard fils firent la première ascenssion du Grand Pic.

Bien entendu, ses glaciers sont eux aussi en recule… Dans quelques jours, elle passera certainement à la télé lors des étapes de montagne du tour de France…

 

Pays de la Grave

Une fois n’est pas coutume, je voulais partager avec vous quelques uns de mes travaux photos et notamment, pourquoi pas, un peu de Montagne !

Allez, on va voir si vous reconnaissez ce paysage des Ecrins…

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