La pluie s’est invitée au Festival Outdoor Retour aux sources 2017

Les nuages auront été au rendez-vous mais ont épargné les finales

La Tribune Libre de Bleau et Cie avait annoncé la première édition du Festival Outdoor Retour aux Sources au Grand Parquet de Fontainebleau et j’étais très impatient de couvrir cet évènement au cœur de la forêt de Fontainebleau dont la réputation n’est plus à faire chez les amateurs de sports Nature. Le programme était beau et les journées précédentes magnifiques…

Mais voilà, les organisateurs ont eut beau ramer, souquer, pagayer, écoper, ou prier que le ciel ne leur tombe pas sur la tête …l’eau s’est quand même invitée  à la fête et… on n’est pas passé loin du naufrage.

Un vrai déluge. Une grosse douche froide et une galère sans chaloupe ou bouée de sauvetage… Mais que voulez-vous, contre les colères du ciel, il n’y a rien à faire et les tapis du mur digne d’une coupe du monde ont vite pris des allures de radeaux.

Jérôme avait beau lever les bras au ciel, il n’est pas Moïse.

Quand les tapis prennent l'eau, mieux vaut reporter la finale.

Quand les tapis prennent l’eau, mieux vaut reporter la finale.

Mission lavage de chaussures...

Mission lavage de chaussures…

Bref, si toutes les animations n’ont pu avoir lieu, les finales des compétitions d’escalade du Rock Tour 2017, heureusement décalées au dimanche, ont pu se dérouler sous un beau soleil. Un tonnerre d’applaudissements donc aux malheureux organisateurs et à l’équipe de Globe Climber et ses partenaires !

Souhaitons que ce coup d’épée dans l’eau, ce pavé jeté dans la mare, marque le début d’une très belle édition 2018 que l’on arrosera au champagne.

En attendant, entre deux averses, ont n’a pu goûter et re-goûter (toujours avec modération) à la biosarde, refaire le monde avec quelques grimpeurs locaux issus du crétacé d’après Antoine, discuter avec quelques uns des bloqueurs meilleurs mondiaux et palabrer longuement sur l’avenir de notre terrain de jeu avec Gaëtane, nouvelle Responsable Accueil du public de l’ONF.

Sur le stand BLOZONE ont a profité des averses pour joyeusement refaire le monde... Sans doute la sagesse des anciens.

Sur le stand BLOZONE ont a profité des averses pour joyeusement refaire le monde… Sans doute la sagesse des anciens.

J’ai donc sélectionné quelques 150 photos souvenirs de cette compétition d’escalade sauvée des eaux !

Pour les autres, notamment, slack, chien de traîneau, démonstration de bike, balance du concert de Fundé etc…va falloir patienter encore quelues jours!

Vous verrez, les grimpeuses, avant de courir dans le bloc BLOZONE dont je vous parle régulièrement, ont pris leurs pieds… dans les toits…vraiment !

Le dièdre déversant Digitale aura causé quelques soucis à nos grimpeuses...

Le dièdre déversant Digitale aura causé quelques soucis à nos grimpeuses…

Court Maelys , court...

Court Maelys , court…

Quant aux garçons, ils ont jeté, sauté, arqué, bouriner, couiné, soupiré, tiré la langue…

C'est qui le plus fort ?

C’est qui le plus fort ? C’est Théo !

Il y aura certainement des enseignements à tirer sur le choix de la date, la communication, la signalétique voir le programme et nous restons à la disposition de Jérôme et son équipe.

En attendant, l’album photographique complet de cette Retour aux Sources 2017 est à voir sur ma Photothèque…

Jérôme garde le sourire... 2018 s'annonce sous de meilleurs cieux

Jérôme garde le sourire… 2018 s’annonce sous de meilleurs cieux

 

Souvenirs d’un très bel hiver en falaise

Face sud du Clapis dans les nuages, 1996, (C) Greg Clouzeau

Il y a bien longtemps,  c’est avec l’ami Alain Hoffmann et Didier Gérardin que je partais grimper sur les falaises du sud de la France alors que d’autres migraient vers les pistes de ski.

Au pied des Dentelles de Montmirail, après avoir traversés les vignes enneigées en face nord, guidé par l’infatigable Régis Leroy, nous passions la Brèche où rapidement le soleil réchauffait nos corps pour une escalade hivernale en short et T-shirt !

Voici quelques diapositives de 1996 scannées rapidement (pardon pour les poussières) que j’avais envie de partager avec vous.

Les Dentelles de Montmirail, situées dans le département français de Vaucluse, sont une chaîne de montagne qui marque la limite occidentale des monts de Vaucluse.
Altitude : 730 m, crête de Saint-Amand
Massif : Monts de Vaucluse (Alpes)
Roches : calcaire
Pays : France
Département : Vaucluse
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les Dentelles c’est aussi la partie méridionale des Côtes du Rhône et les 5 crus qui y sont plantés : Gigondas, Vacqueyras, Beaumes de venise, (Rasteau et Chateauneuf du Pape plus loin) + côtes du rhône villages, les génériques et les côtes du ventoux.
Bref, autant vous dire que c’est (encore) une bonne région pour le vin…
C’est drôle comme les grimpeurs et leurs falaises de calcaire sont toujours des sites viticoles…
Tous les renseignements sur http://www.rocdentelles.com/

Photos de paysages : jouez avec le trafic aérien !

En photographie de paysage,  il est souvent impossible d’échapper à l’importance du trafic aérien notamment en Ile-de-France et dans le ciel du Pays de Fontainebleau ! Alors autant jouer avec… Petite série de photographies d’un matin hivernal au dessus des champs et de la Seine !

Ciel de campagne, Villiers-en Bière, Seine et Marne

Ciel de campagne, Villiers-en Bière, Seine et Marne

 

Shooting automnale au Golf de Bois le Roi

Golf d'automne, Practice de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Il ne fait pas très beau ces jours-ci et grimper à Bleau est un peu compliqué en ce moment. Du coup, pourquoi ne pas profiter des magnifiques couleurs de l’automne en allant à la Base de Loisirs de Bois le Roi et taper quelques balles au dessus de l’eau sur le practice ?

Le golf de l’Ile de Loisirs de Bois-le-roi est situé entre la Seine et la forêt de Fontainebleau. Le parcours compact de 9 trous  est plutôt vallonné et comporte de nombreuses pièces d’eau. Du coup, avant de s’y lancer, passage par le practice sur eau et ses 20 postes (dont 18 couverts). Des cibles flottantes vous permettent de juger de la longueur ou de la direction de vos coups. Une ligne d’eau délimite 1 fair way virtuel de 180 mètres de long et 50 de large.

Practice sur eau de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Practice sur eau de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Et si en plus le temps s’y met, vous pouvez y faire de belles images de sport et ou de paysage.

Practice sur eau de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Practice sur eau de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Renseignements

Et pourquoi pas découvrir le Sillon de Talbert ?

Le sillon de Talbert, Bretagne, 2015 Greg Clouzeau
Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Si vous êtes en vacances en Bretagne nord, vous aurez certainement déjà fait le très touristique tour de l’Ile de Bréhat. Mais alors pourquoi ne pas visiter le Sillon de Talbert situé à quelques kilomètres ? C’est une très étrange langue de galets et de sable qui s’étend vers le nord-est dans la Manche sur environ 3,2 km de long mais seulement une centaine de mètre en largeur moyenne pour 10 de hauteur d’environ ? Prudence donc à marée montante !

 

Le sillon de Talbert, Bretagne, 2015 Greg Clouzeau

Le sillon de Talbert, Bretagne, 2015 Greg Clouzeau

Le sillon est situé dans les Côtes-d’Armor sur la commune de Pleubian. Il se trouve entre les débouchés de deux petites rivières, le Trieux et le Jaudy dont l’action des courants, combiné à la marée, ont favorisé sa création par érosion littorale. Il Cette structure particulière est à la fois un site d’intérêt écologique et une curiosité géologique. Elle est protégée depuis la création en 2006 de la Réserve naturelle régionale du Sillon de Talbert qui couvre une superficie de plus de 18 hectares (hors surface couverte par le domaine public maritime). Le paysage est aussi exceptionnel que fragile.

Le sillon de Talbert, Bretagne, 2015 Greg Clouzeau

Le sillon de Talbert, Bretagne, 2015 Greg Clouzeau A visiter à marée basse mais par tous les temps !

Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

À trois kilomètres au nord se trouvent les récifs des Épées de Tréguier sur lesquels est bâti le phare des Héaux de Bréhat marquant l’entrée ouest de la baie de Saint-Brieuc. Le sillon de Talbert constitue l’avancée terrestre la plus septentrional de la Bretagne.  Voici quelques images de ce phare prises le même jour…ambiance changeante…

 

Mais connaissez-vous la légende ?

« Morgane la fée habitait l’Ile de Talbert séparée de la côte par un petit bras de mer. Le Roi Arthur, au cours de ses longues chevauchées qu’il faisait autour de son château de Kerduel en PLEUMEUR BODOU, s’étant aventuré jusqu’à la limite du flot, au-dessus de PouBihan, aperçut la fée assise sur les rochers de son île, peignant au soleil sa longue chevelure. Aussi prompt que l’éclair de la bonne fée du roi, l’amour jaillit entre eux. Hélas la mer les séparait, Arthur dut revenir au château de Kerduel sans avoir pu joindre Morgane. Il cacha son dépit à la reine Guen-Archant et à la cour mais bientôt il retourna vers le royaume marin de la belle amoureuse. Celle-ci, dévorée de désir, n’eût pas plutôt aperçu le roi qu’elle emplit sa robe de cailloux blancs et entra dans la mer. Elle jeta loin devant elle un galet qui devint aussitôt un rocher sur lequel elle bondit, puis d’autres galets très rapprochés et les rocs se joignant formèrent une chaussée, bientôt la fée put se glisser dans les bras d’Arthur. Le Sillon du Talbert était né ; un tout petit bras de mer, Toul Ster, le sépare de l’îlot et seul le bond d’une fée peut le franchir. Morgane le voulut ainsi afin d’interdire l’entrée de son asile aux profanes. »

Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Triste nouvelle, JF Hagenmuller, maître de la photographie de montagne, nous a quité

Lumières d'altitude, (C) JFH

Putain de corniche ! Saleté de montagne !

Notre petit monde de perdre l’un de ses piliers. Jean-François Hagenmuller est décédé hier lors d’une course dans les arêtes de Rocherfort, victime d’une chute fatale après la rupture d’une corniche.

Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.

Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.

Guide de haute montagne et professeur à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA), il était aussi photographe connu et reconnu qui avait publié de superbes livres, posters, cartes postales, calendriers et articles dans différents magazines. Son « Mont-Blanc, lumières d’altitude », paru chez Glénat, lui avait valu de recevoir une mention spéciale du Prix mondial du livre d’images de montagne lors du 15e salon du livre de montagne de Passy.

Passionné par la photographie depuis toujours, il passe semi-pro en 1995 et publie dés lors régulièrement notamment dans la revue Montagne Magazine,  et l’agence photographique Gamma Rapho à Paris. La galerie  « photographie Alpine » à Chamonix expose et vend ses tirages photographiques qu’il réalisait lui même.

Cet été, le salon du livre de montagne de Passy avait prévu de lui rendre hommage en exposant plusieurs de ses clichés. Ses images faites dans diverses montagnes du monde, au-delà de leur extraordinaire qualité esthétique, présentent l’originalité d’être celle  d’un homme qui entretient une relation intime et quotidienne avec la montagne. Une passion se retrouvent immanquablement dans ses photos où domine l’intensité des lumières et des ombres, l’esthétique épurées des formes…

Mais le mieux sera sans doute de jeter un oeil à son site Lumières d’altitude.

Tchao l’artiste !

Lumières d'altitude, (C) JFH

Lumières d’altitude, (C) JFH

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