Greg CLOUZEAU

Auteur et photographe indépendant depuis 1994

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Migration des grues

La Migration des grues cendrées est toujours un moment intense pour celles et ceux qui ont la chance de voir passer ces oiseaux au dessus de leur tête !

Migration des grues cendrées au dessus de la forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

Migration des grues cendrées au dessus de la forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

Lors de leur migration, les 250 000 Grues cendrées qui composent la population estimée d’Europe occidentale survolent pour partie la France en empruntant un couloir d’environ 200 km de large, orienté sud-ouest à l’automne et nord-est au printemps. La forêt de Fontainebleau se trouve en bordure de ce couloir automnal !

En fonction de la fatigue, de la faim ou du mauvais temps, des haltes ont lieu tout au long du parcours. Mais quelques zones seulement accueillent régulièrement des oiseaux en grand nombre, dont le lac de Der. Plusieurs milliers de Grues y passent  l’hiver, si la rigueur du froid ne les en chasse pas.

La Grue cendrée ( Grus grus) est l’un des plus grands oiseaux d’Europe, avec une envergure de 2 m et un poids de 4 à 6 kg. Elle revêt un plumage d’un gris presque uniforme. L’adulte se distingue par le contraste noir et blanc au cou et à la tête, marquée d’une tache rouge vif. Le jeune présente un plumage brunâtre qu’il ne conserve qu’un an : la livrée adulte est acquise progressivement.

Migration d’automne

Après l’élevage des jeunes, en août et septembre, des milliers de Grues se rassemblent sur l’île suédoise d’Öland. De là, elles gagnent la côte sud de la Mer Baltique l’île de Rügen. Un premier départ s’effectue vers la fin du mois et précède d’une à trois semaines la grosse vague  des migrateurs.

Fuyant l’arrivée du froid qui les empêche d’accéder à leur nourriture, plus de la moitié des Grues d’Europe occidentale passent en 2 ou 3 jours en octobre ou novembre. Les autres suivent en décembre. La vitesse de vol varie de 40 à 70 km/h en fonction des vents et les déplacements s’effectuent de jour comme de nuit à des altitudes comprises entre 200 et 1.000 m (exceptionnellement jusqu’à plus de 4.000 m).

Migration des grues cendrées au dessus de la forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

Migration des grues cendrées au dessus de la forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

A l’exception des quelques milliers qui demeurent en France et de celles poussant jusqu’au Maroc, la quasi-totalité des oiseaux séjournent tout l’hiver dans la péninsule ibérique. Plus à l’est, une autre voie migratoire mène les Grues de la Finlande à la Tunisie et à l’Algérie en passant par la grande plaine hongroise.

Cette année, du fait de la douceur relative en Europe du Nord, la migration est encore en cours et on a battu le record de l’an dernier sur le lac de Der (83 000 le 27 octobre 2013) puisque plus de 93 000 oiseaux ont été comptés !

Pour suivre la migration et en savoir plus sur la grue cendrée, rdv sur le site de la LPO Champagne Ardennes

Prédation Sitelle tochepot par chat errant

Sur les réseaux sociaux, il circule chaque jour des milliers d’images de chats qui obtiennent un nombre de « like » assez ahurissant ! Mais, savez-vous les ravages que causent les félins errants et domestiques  sur la petite faune sauvage de nos parcs et jardins ?

Le nombre de chats doméstiques, en France, est estimé à plus de 11 millions. A ce chiffre il faut ajouter le nombre toujours plus important de chats errants. Le chat est un carnivore : son régime alimentaire se constitue principalement de micromammifères (campagnols, mulots…) mais il aime aussi chasser des oiseaux. C’est une espèce opportuniste, qui n’a pas de réelle préférence pour ses proies et chassera celles qui se présentent à elle et cette prédation liée à son instinct naturel a un impact important sur la petite faune de nos parcs et jardins. En effet, un chat domestique capture en moyenne 5 à 6 oiseaux par an mais ce chiffre est bien plus élevé avec les chats errants (30 à 50/an). Ainsi, ne soyez pas surpris si, autour de chez-vous il y a plusieurs chats errants de voir la population d’oiseaux baisser drastiquement. En tous cas, « ma » sitelle torchepot n’est plus !

Cadavre de Sitelle Torchepot, prédation chat, Seine et Marne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cadavre de Sitelle Torchepot, prédation chat, Seine et Marne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Et les chiffres peuvent donner le vertige… En 2013, aux Etats Unis, plusieurs chercheurs ont mené un étude de grande ampleur sur le sujet publiée  dans Nature Communications . Ils estiment que les chats en liberté tuent entre 1,4 et 3,7 milliards d’oiseaux et entre 6,9 et 20,7 milliards petits mammifères par an, rien que pour les États-Unis.

 «Les écarts dans les résultats s’expliquent par certaines incertitudes sur le nombre de chats errants», avait commenté Romain Julliard, chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle.

Différentes études ont montré que l’introduction de chats là où il n’y en avait pas auparavant provoque des désastres écologiques. Ils sont alors considérés comme espèces invasives et sur certaines îles, ils ont contribué à la disparition d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. Trente-trois au total, dont plusieurs espèces d’oiseaux d’après l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

http://www.nature.com/ncomms/journal/v4/n1/full/ncomms2380.html

 

Au « bout du monde » il y a…

Cascade et grotte du Bout du Monde, Vauchignon, Bourgogne, (C) 2013 Greg Clouzeau

Cascade et grotte du Bout du Monde, Vauchignon, Bourgogne, (C) 2013 Greg Clouzeau

Au Bout du Monde il y a, (pardonnez moi de vous le dire), Le Cul de Menevault !

Eh oui, et cela se trouve en Bourgogne non loin de Nolay sur le territoire de la commune de Vauchignon (21 340) que les grimpeurs affectionnent tout particulièrement, tant pour son vin (celui du domaine, et cela ne s’invente pas, de Monsieur et Madame Boisson) que pour ses falaises.

Bref, mais ce n’est pas de cela que je vais vous parler ici mais du site naturel  formé par le Cirque du Bout du Monde, au lieu-dit Le Cul de Menevault (46° 59′ 9.15″ N  4° 39′ 9.76″ E).

 

Ce cirque est délimité  par une barre  calcaire d’époque Jurassique d’où se jette une cascade d’une vingtaine de mètres de haut et au débit très variable qui alimentent la Causanne dont je reparlerai. Ce cirque est protégé à divers tires que je vous invite à découvrir…

(suite…)

La sitelle Torchepot

Sistelle Torchepot, Pays de Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

Sitelle Torchepot, Pays de Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

Sittelle torchepot 

(Sitta europaea)

Ordre : Passériformes 

Famille : Sittidés

La sittelle torchepot affectionne les bois de haute futaie, feuillus, mixtes et résineux. Mais on la rencontre aussi en abondance dans les parcs et les grands jardins. Elle est très facile à observer malgré sa petite taille  (14 cm).

Commune en Europe

Sistelle Torchepot, Pays de Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

Sittelle Torchepot, Pays de Fontainebleau, (C) 2012 Greg Clouzeau

Noisette, chêne, (C) Greg Clouzeau

Noisette, chêne, (C) Greg Clouzeau

La sittelle torchepot est capable de parcourir les troncs d’arbres et les branches  même avec la tête en bas. Elle bouge obliquement, se suspendant grâce à la patte supérieure, et se propulsant avec l’autre. Elle n’utilise pas la queue comme les pics, mais ses longues griffes.

Pour se nourrir d’un gland ou d’une noisette, elle l’emporte sur une branche où elle la cale dans une crevasse de l’écorce, et elle la taillade pour l’ouvrir avec de vigoureux et bruyants coups de bec. Elle fréquente aussi les mangeoires où elle se montre très agressive, chassant les autres oiseaux. Elle est très active et sautille rapidement sur le sol.

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