7 Astuces pour réussir des photographies nettes sans trépied !

Je suis un photographe « aventurier » et « opportuniste ». En effet, je pars très souvent sans vraiment savoir quel type de photographies je vais faire notamment lors de mes randonnées ou séance d’escalade. Comme je me traîne déjà un boîtier pro qui pèse un âne mort, je ne m’encombre jamais d’un pied photo (trépied ou monopod). Du coup, s’il me prend l’envie de faire des images dans des conditions de lumière difficile, je dois improviser. D’ailleurs lors d’une randonnée, d’une course de montagne, ou d’une descente en canyon, je me vois mal dire à mes compagnons, « attendez-moi, je dois monter un pied photo pour réussir mon image de filé de cette cascade, mon panorama ou cette photographie d’un éclair » ! Déjà qu’ils ont du mal à supporter mes arrêts incessants pour capturer ici un papillon, là un paysage, j’imagine ce que cela donnerai si j’avais un compagnon à 3 pattes ! Alors, comment réussir des images nettes avec des vitesses très lentes ? Voici quelques astuces testées sur le terrain et qui permettent de se passer d’un pied même pour le feu d’artifice de la Saint Louis à Fontainebleau !

En générale, pour faire des images nettes, il faut certes bien faire la mise au point mais aussi adapter sa vitesse et être le plus stable possible. On dit souvent que la bonne vitesse d’obturation correspond à l’équivalent du ratio focale/vitesse soit avec un 24 mm jamais moins de 1/24s en plein format ou, avec un capteur type APS-C et son coefficient multiplicateur proche de 1.5, 1/36s. A ces vitesse là, avoir une image nette à main levée, c’est déjà pas gagné ! On peut certes avec un peu d’entraînement adoucir ou retenir sa respiration par exemple pour moins bouger mais bon après la montée du raidillon au col trucmuche, moi j’ai du bien mal à reprendre mon souffle. Et quand j’y suis, mes amis repartent !!! Donc voici quelques trucs qui peuvent vous sauver…enfin, vos images.

Primo, enclencher la stabilisation de l’objectif. Bah, oui, un bon objectif de reflex est en général pourvu d’un sélecteur nommée VR chez Nikon (pour Vibration Reduction) et IS chez Canon (pour Image Stabilizer) qui vous permettra de compenser les flous de bouger. Bon, attention c’est quand même pas la solution miracle mais ça aide. Ensuite, posez-vous bien sur vos deux jambes légèrement écartées et collez le coude qui soutient l’appareil contre l’abdomen. Calez l’objectif dans le creux de votre mains, inspirez profondément et déclenchez en expirant doucement et lentement.

Deuzio, passez en mode rafale ! Dans les conditions très mauvaises, en shoottant 4 à 6 images en continue, j’ai souvent sauvé une image ! En effet, vous avez mathématiquement plus de chance d’obtenir une photo nette car vous n’aurez plus le mouvement de l’index venant appuyer sur le déclencheur et qui est une des premières sources de flou de bouger.

Un sac peut très bien remplacer un trépied

Tertio, utilisez un pied de fortune. Un tronc ou une branche d’arbre, un rocher, ou même le sol, bref, toute surface réputée immobile peut vous aider à stabiliser soit l’appareil, soit vous même. Du coup, vous entendrez sans doute parler de « beanbag« , « ricebag » et autres petits sacs remplis de haricots secs ou riz bio utilisés par certains photographes pour caler leur objectif notamment en photographie de rue pour rester plus discret qu’avec un trépdied. Avantage, c’est facile à confectionner soi-même. Une chaussette de ski ou un bas nylon peuvent très bien faire l’affaire et comme en randonnée le poids et un ennemi, on peut facilement les remplir de billes de polystyrène à l’image des poufs des années 70’s. Personnellement, dans 90% des cas, mon sac à dos fait office de trépied. Je peux en quelques seconde changer son ajustement, passer d’un cadrage vertical à horizontal, etc.

Quarto : Il existe une autre technique de bout de ficelle, au sens premier puisque elle consiste a tendre une ficelle entre la semelle de sa chaussure et la main qui tient l’appareil. Ça fonctionne bien mais personnellement, mon bout de ficelle avait une furieuse tendance à faire des nœuds dans la poche. Enfin, on va pas se mentir, en condition de lumière difficile, il vaut parfois mieux sortir son dernier smartphone que son appareil photo. En effet, les photophones actuels sont de vrais pros en basse lumière !

Autre astuce, utilisez le retardateur du déclenchement. Une fois posé sur un support immobile, cadrez et appuyez sur le déclencheur et patientez (sur mon boîtier j’ai un déclenchement différé à 2 secondes ou 10) jusqu’au clic-clac. Si en plus vous avez un boîtier avec une possibilité de visé par l’écran arrière en live, c’est le top ! D’ailleurs les boîtier moderne peuvent aussi se piloter avec une petite télécommande, un smartphone ou une tablette !

Alors vous allez me dire pour photographier les étoiles, un feu d’artifice ou faire un filé en pause longue, ces astuces sont limites. Certes, mais elle fonctionnent plutôt bien si on en combine quelques unes. Par exemple pour le feu d’artifice 2018 de la Saint Louis à Fontainebleau, face à l’affluence et au nombre de pieds photo déjà en place, j’ai opté pour un angle au ras de l’eau, l’appareil posé sur mon sac à dos. Avantage, je suis assis aux premières loges pour profiter du spectacle, et mon n’appareil ne gène personne. Mieux, en cas de mouvement de foule, il est directement dans ma main !

Pour le coup, ici il faut débrayer de stabilisateur de l’objectif, faire la mise au point et les réglages vitesse / ouverture adaptés manuellement ,même si la tendance est plutôt de faire confiance aux mesures des appareils et leurs programmes « intelligents ». Un programme, aussi bon soit-il, ne saura jamais reproduire l’effet que l’on recherche. Voici donc quelques unes de ces images faites avec la méthode décrite plus haut et les réglages suivants : 24mm mise au point manuel, f8, 8 secondes à 200 ISO et un retardateur caler à 2 secondes sur lequel j’appuis régulièrement. Ensuite, quelques recadrages ont été nécessaires car dans certaines positions le rabat de mon sac à dos était trop visible.

Feu d’artifice de la Saint Louis 2018 à FontaineBleau

Festival photographique Phémina 2018 de Nemours

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Le collectif Croisons nos regards organise à Nemours un festival photo dédié aux femmes.

Cette grande exposition constitue un évènement artistique et culturel assez original qui montre la diversité des travaux autour des femmes photographes et des femmes photographiées. En effet, le monde de la photographie est encore largement masculin : qu’il s’agisse de la mode, du photo-journalisme, de la nature ou du portrait, les femmes photographes restent peu connues du grand public. Paradoxalement, la femme est l’un des sujets les plus récurrents de la photographie…

C’est fort de ce constat, que le principe d’une exposition photographique qui mette la femme et la condition féminine en avant est né. D’une part pour mettre en lumière les nombreuses femmes photographes de talent, d’autre part pour tenter d’illustrer l’incroyable diversité de la femme en tant que sujet photographique. Pour autant, le festival ne se positionne pas sur un registre « féministe » au sens militant du terme.

Donc, cette année encore, le festival photo Phémina présentera plus de 200 images d’une trentaine de  photographes dont la moitié de femmes. Et vous savez quoi ? Cette année, j’ai l’immense joie de faire partie de la sélection du collectif au coté d’ Alexandra Gerat – Aude Osnowycz – Aurelia Cheret – Caroline Flornoy – Caroline Metzger – Cindy Jean-Millet – Elise Hardy – Franklin Lecointre – Gérard Tillaud – Gilles Lorenzo – Jean Chauvin – Jean-Luc Lefevre – Marie Bienaime – Philippe Deutsch – pilar du Breuil – Quentin Kheyap – Sabrina Lebreton – Sophie Panaget – Stephanie Foucher – Sylvie Tinseau – Zaida Kersten
– Fabrice Milochau – Claudine Berger – Christine Lebras – Didier Cohen – Chris Calvet – Soline Roux, invitée coup de cœur du Jury

Les deux invités d’honneur pour cette seconde édition sont Aude Osnowycz une des rares femmes photo-reporters en France et Chris Calvet, artiste plasticien remarquable pour sa démarche complète.

Le Festival, c’est aussi donner la parole aux photographes et vous pouvez donc assister à plusieurs conférences dont le « Nu artistique», Samedi 30 juin à 16h, par Gilles Lorezo,  Rencontrer  Chris Calvet qui expliquera sa démarche le 1er juillet à 14h30 puis à 16 h, discuter sur « le fond et la forme » avec Quentin Kheyap. Le samedi soir, pensez à la nocturne jusqu’à minuit !

Rendez-vous donc du 28 juin au 1er juillet 2018 à Nemours dans la Salle du Quai des Tanneurs et l’Atelier du Château.

Salle du quai des Tanneurs, sur les bord du Loing et face au château accueillera la plupart d’entre nous (17 rue des Tanneurs 77140 Nemours), les invités seront eux situé dans l’Atelier du château (rue Gautier 1er)

Horaires :

jeudi – vendredi  – dimanche de 10 h à 12h30 et 14 h à 18h

samedi : 10 h à 12h30 et 14 h à 00h

Mise à jour , mon ITW par l’ami Fabrice Micholau pendant le festival

Shooting au 1er Gravity Contest de Vertical Art à Rungis

Les week-end se suivent et se ressemblent beaucoup en cette fin janvier : de la pluie, de la pluie et de la pluie. Du coup, j’alterne mes séances photographiques indoor entre compétitions d’escalade et concerts live. Après la troisième étape du Rock Tour la semaine dernière, me voici invité par les gérants de Vertical’Art Rungis à rejoindre Guillaume Peillon pour faire des images de leur tout premier contest.  Vertical’Art Rungis est la dernière née des salles d’escalade du Grand Paris Sud et c’est déjà , THE place to climb ! C’est donc à  de Laurent et Jean-Michel, tous deux passionnés que l’on doit ce projet démentiel à Rungis, dans le Val de Marnes (94).

Je vous laisse imaginer : 1 000 m² de bloc dans tous les profils, un espace de 170 m² de cardio/musculation ultra complet, un immense sauna et un pan. Mais aussi, deux salles dédiées aux cours de Yoga et Pilates. Et comme toute salle privée qui se respecte, il y un a bar où les bières de Fontainebleau coulent déjà à flots et l’inévitable restaurant, ouvert sur la salle. Que les bleausards se rassurent, rien à voir avec une salle concurrente : ici escalade et restauration font bon ménage, la poudre peut voler librement !
Donc samedi 27 janvier avait lieu un super contest d’escalade avec plus de 160 grimpeuses et grimpeurs pour tenter de se qualifier aux finales après avoir avalé une trentaine de blocs. L’événement étant déjà couvert par Guillaume de Grimpe-haut,  je peux me permettre de n’arriver que pour prendre des photographies des finales. Pour une fois, il y a de la lumière et les surfaces des murs très géométriques seront idéales pour quelques compositions…

Mais puisqu’on est là, autant vous proposer aussi des souvenirs. Donc, comme d’habitude, je vous propose deux albums photographiques sur ma page Flick’R. Bah oui, on ne se refait pas et je ne conçois pas un photo-reportage sans des images backstage. L’épisode 1 est constitué autour de la compétition, le public, l’organisation… et l’épisode 2 aux finales elles-mêmes.

Les finales justement : 3 blocs pour les filles, trois blocs pour les hommes et 4 minutes par bloc pour se hisser au sommet.  Vu le plateau, être sur les marches du podium ne sera pas une mince affaire… Ça va saigner, … ça a saigné ! Un vrai bain de sang… C’est simple, à la fin de la compétition, il y en a sur toutes les prises…

Bon côté escalade, chez les hommes, c’était peut-être un chouïa trop dur mais franchement, les ouvreurs avaient préparé des blocs au top avec du dévers mais aussi … de la dalle !

Résultats après la boucherie :

Chez les femmes, c’est la machine Fanny Gibert qui l’emporte devant Maelys Agrapart et Camille Faille et chez les gars c’est Clément Ozun suivi de Yohann Deschamps et Florian Escofier passé à quelques points d’une plus haute marche…

Côté image, même si la lumière était nettement meilleures que dans les autres salles, les deux spots LED rouge et bleu c’est pas toujours du meilleur rendu. en revanche, ça m’a donné quelques belles ombres comme les deux images de Florian jouant aux ombres chinoises dans le bloc 3. Un bloc 3 renversant d’ailleurs et offrant de lui aussi de belles images tant chez les hommes que chez les filles notamment dans le haut.

Je ne vous propose ici qu’une toute petite (mais alors micro même) sélection d’images, sachant qu’en cliquant sur les liens des albums (en orange, plus haut) vous en avez plus de deux cent à visionner ! Sinon, mille excuses aux summiters du bloc 2 homme dont Guillaume et moi avons raté le finish…manque de concertation entre nous pourtant obligatoire quand deux blocs sont invisibles l’un de l’autre…

Profitez des brouillards givrants pour faire de photo-graphie

Les premiers froids de l’hiver s’accompagnent parfois d’un brouillard givrant. C’est le moment de faire de belles images de paysages féeriques comme ce fut le cas à Fontainebleau il y a quelques jours (voir sur mon autre blog)

Mais le givre offre aussi aux photographes une occasion presque unique de mettre en valeur les plus fins tissages des araignées. Ce n’est que grâce au givre que le nombre de fils pendant sur les branches est réellement révélé…

Des photo-graphiques que l’on peut exploiter tant en couleur qu’en noir et blanc.

Si l’on ne possède pas d’objectifs adaptés à la macro-photographie, il faudra sans doute passer par des recadrages parfois sévères pour isoler les dessins de ces toiles givrées.

L’idéal est de trouver un arrière plan assez foncé pour mettre en valeur la toile par son contraste. Si en plus vous avez la chance d’avoir un rayon de soleil pour les faire briller…

Le plus difficile reste donc de prendre la mesure (en mode spot) sur les fils. Attention, avec un fort zoom, les vitesses peuvent être très basses et le risque de flou important (si en plus il y a du vent… !). L’idéal est donc d’avoir un pied (je n’avais pas) pour soigner la mise au point et la profondeur de champ…

Nicolas Ruehl un phtotographe bleausard au gré des courants

Si vous suivez mes publications depuis quelques années, ce nom ne vous est peut être pas inconnu. Nicolas Ruehl est comme moi, bleausard, photographe autodidacte, pratiquant depuis l’adolescence et auteur-photographe. J’avais déjà parlé de lui dans la page de mon blog consacrée aux Photographes de Bleau et à propos du collectif Regards Croisés. Cette année, il se lance, lui aussi, dans un projet en autoédition d’un livre sur les bords de Seine. Il a donc besoin d’un petit coup de pouce pour boucler le budget et vu la qualité de ses images, se serait dommage de passer à côté !

« Au gré des courants »

Le livre “Au gré des courants” est l’aboutissement de nombreuses années à parcourir les bords de Seine, appareil photo à la main, à la recherche de l’instant, de la lumière, de l’harmonie.

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L’impression du livre sera réalisée chez un imprimeur français spécialisé dans les livres d’art.

 

– format (22 x 24 cm)

– 72 pages intérieures

– Entre 55 et 60 photographies

– papier haut de gamme mat 150 g/m²

– couverture rigide

– reliure cousue

Dans cet ouvrage il vous invite à vous promener entre paysages naturels et urbains des bords de Seine. Avec en fil rouge la volonté de faire prendre conscience de la fragilité de la nature face aux dérives de notre société. Il est structuré autour de trois visions de la Seine : La Seine naturelle, la Seine urbaine et la Seine abstraite.

 

Afin de financer en partie les frais d’impression, Nicolas a lancé une campagne de précommande sur le site de financement participatif KissKissBankBank .

Vous pouvez découvrir le descriptif détaillé du projet et acheter en précommande sur :

http://tinyurl.com/hvs8rpv

La campagne s’achève le 26 janvier, le but est d’atteindre l’objectif de 3000 € de prévente. Cela me permettra de lancer immédiatement l’impression du livre à 500 exemplaires.

Alors si vous voulez participer à l’aventure en soutenant son projet, n’hésitez pas !

Acheter le livre “Au gré des courants”  précommande dès maintenant.

Découvrez ou retrouvez le travail de Nicolas sur www.nicolas-ruehl.fr

FLATLAND l’univers aluminisé et plat d’Emmanuel SOKOL s’expose à Melun

Vernissage Flatland Galerie Grenadine (C) Greg Clouzeau
Flatland Paris (C) SOKOL

Flatland Paris (C) SOKOL

Si vous passez du côté de Melun, ne manquez pas de jeter un œil à l’exposition photo de l’univers d’Emmanuel Sokol, photographe Parisien et directeur artistique publicitaire.

Ce passionné de photographie, sans doute influencé par son regard professionnel, nous offre ici une série de photographies de canettes écrasées ramassées dans les rues de notre capitale. Une série d’images qui, une fois dépassé le côté brut et épuré, conduit forcément à s’interroger sur la consommation et ses excès et la démarche du photographe.

Parti à sa rencontre hier, nous avons discuté recyclage, traces laissées par les hommes sur cette terre, durée de vie des objets, consommation, déchets, hygiène des canettes, contenu, contenant, codes cachés, etc.

« J’aime réfléchir sur la consommation et ses travers. Peut-être parce que je suis publicitaire. J’ai emprunté le titre de mon travail à une fable philosophique : Flatland de Edwin Abbott, un mythe de la caverne revisitée. Une réflexion sur les visions de la société. »

Emmanuel Sokol (C) Greg Clouzeau

Emmanuel Sokol (C) Greg Clouzeau

L’Exposition se tient à la Galerie Grenadine du 9 juin au 7 juillet 2016. Studio Galerie grenadine, 3 rue des cloches, à Melun 

http://www.galeriegrenadine.com/

http://e-sokol.com/

 

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