Jeux pluvieux, JO heureux ? Ou comment faire des photos sous la pluie !

Course HaussmannParis

Mercredi 13, le CIO remettait officiellement les anneaux olympiques pour #Paris2024 à la délégation française à Lima. Sans attendre les festivités officielles prévues ce week-end, les Grands Magasins du quartier Haussmann ont immédiatement fêté l’événement en invitant habitants du quartier et employés à courir ensemble un premier cent mètres sur un boulevard totalement fermé à la circulation pour la circonstance ! Invité par le Magasin Printemps à couvrir l’événement, j’ai pu tester la photographie dans des conditions limite catastrophiques : de nuit et sous une pluie battante ! Jeux pluvieux, J.O. heureux ? L’avenir nous le dira mais en attendant, petit retour d’expérience sur un shooting très arrosé. 

Donc, à l’approche de l’équinoxe d’automne arrivent les belles couleurs d’automne, le brame mais aussi, la pluie. Ma perspicacité légendaire m’a permis de déduire que la pluie, ça mouille ! Ce n’est sans doute pas une raison pour remiser l’appareil sur l’étagère. Au contraire, la pluie fait fuir bon nombre de photographes ce qui laisse de la place aux plus courageux… Voici donc quelques trucs et astuces pour profiter de la pluie et gérer les problèmes qu’elle ne manque pas d’apporter.

Les appareils photos numériques sont des petits bijoux de technologie et d’électronique. Du coup, quand il pleut comme vache…, beaucoup hésitent à sortir leurs plus beaux cailloux. Forcément, nos appareils et objectifs y sont très sensibles.  Pourtant, il faut souvent sortir quelle que soit la météo, pour obtenir des images originales et différentes des concurrents. Cela suppose de prendre quelques précautions…

Comment protéger son appareil de la pluie ?

Avant tout chose, commencez par vous protéger vous-même !

Attendre plusieurs heures sous une pluie battante, le passage de trailers en pleine montagne ou l’arrivée d’un cerf sur la place de brame nécessite de s’isoler correctement de l’eau et du froid. Là, je profite de mon expérience et matériel de montagne. Sous-vêtement thermique et respirant, sous couche, vêtement de pluie type Goretex, chaussette chaude, bonnet, et même gants sans oublier les chaussures étanches, seront peut-être de la partie. Pour la ville, les bottes et un poncho peuvent être très utiles.

Ensuite, vient le matos.

Là, j’ai une préférence pour les boîtiers reflex et objectifs tropicalisés (donc pros ou semi-pros) qui résistent très bien à des pluies digne d’une mousson. Comme les changements d’objectifs seront au mieux très difficiles, au pire catastrophiques, j’opte pour un zoom de type 24-105 mm f4 monté sur un boîtier plein format. Si votre appareil craint l’eau, il y a plusieurs accessoires pour le mettre à l’abri des goûtes. Sinon, vous pouvez aussi investir dans certains compacts étanches ou un caisson de plongée.

Le matos se range dans un sac qui, donc, lui aussi doit être étanche pour résister à la pluie !

Sous la pluie, vous pouvez aussi utiliser des housses plastiques adaptées à votre reflex et à votre objectif. Ewa Marine, marque spécialiste du sac étanche, propose une gamme d’accessoires pouvant protéger votre matériel de la pluie avec l’avantage d’être réellement adaptés à un reflex numérique. Mais, rassurez-vous, vous pouvez aussi fabriquer une housse « maison » avec un sac plastique et des élastiques ! Elle sera à jeter (pensez tri sélectif) à la fin de votre prise de vue mais franchement, cela sauve une séance.

  • Enveloppez votre appareil dans un sac plastique type congélation (ou autre sac plastique)
  • Faîtes un trou pour laisser passer l’objectif, puis fixez le sac autour grâce à un élastique ou avec le pare soleil.
  • Débrouillez-vous pour vous laisser au minimum : un accès au viseur, au maximum, aux commandes arrières du boîtier.
  • C’est moche, assez ridicule (surtout si vous prenez un sac permettant d’y plonger votre tête) mais c’est efficace !

Pare-soleil et filtre UV sont aussi de la partie malgré l’absence du soleil ! Le filtre UV vissé sur votre objectif protège la lentile des rayures et de la pluie. Essuyez-le régulièrement  avec un chiffon en microfibre.

Enfin, n’oubliez pas de prendre plusieurs chiffons spéciales photo que vous garderez  bien au sec dans votre sac photo pour essuyer régulièrement votre matériel. En plus de ceux-ci, j’utile de petites serviettes de bain en microfibre. C’est ultra léger, peu encombrant, très absorbant et sèche très vite !

Petit truc indispensable à savoir, nos appareils et objectif détestes les chocs thermiques ! Si vous êtes dans un endroit climatisé ou chauffé, voir que vous planquez votre boîtier sous la veste en courant et que vous sortez votre matériel photo tout de suite après, de la buée va inévitablement se former sur votre lentille d’objectif. Photos flous garanties.

Sinon, il vous reste la solution du parapluie ! A éviter par grand vent ou dans la foule… Tout seul, c’est vite très ch…  Par contre, si vous êtes accompagné(e)…

A deux...c'est mieux !

A deux…c’est mieux !

 

Que photographier par temps de pluie ?

La pluie apporte avec elle beaucoup de sujets intéressants pour le photographe. Si, si, vous allez voir : des nuages, de l’eau, des reflets, des gouttes, des arcs-en-ciel… et aussi des parapluies et des gens mouillées !

Par temps d’orage, les nuages peuvent être exceptionnels notamment à l’heure dorée. Le noir et blanc sera aussi souvent le bienvenu. La photographie par temps de pluie va réveiller votre créativité, avant, pendant et après l’averse. Jouez avec les gouttes sur les vitres.  Après la pluie, il reste de l’eau, beaucoup d’eau !  Je pense toujours aux flaques. De plus, l’eau qui met en valeur les surfaces : que ce soit la route qui est plus brillante et reflète les lumières, ou bien les capots de voiture couverts de gouttelettes.

Enfin, les gens mouillés aiment rarement l’être ! A vous d’en profiter ! Composer avec les parapluie, les pas pressés, les couvre-chefs improvisés… Et puis, il y a aussi ceux qui s’en amuse et vous offriront des portraits plus originaux.

 

 

Merci encore aux équipes des grands magasins Printemps et Galeries Lafayette Haussmann (entre autres) qui ont joué le jeu de cette première grande course sous la pluie…

Plus de 1500 personnes au Festival des Affolantes ce week-end à Melun

La place Saint Jean à Melun transformée en Scène Rock pour les Affolantes 2017

Ce samedi 1er juillet, Melun inaugurait sa nouvelle Place Saint Jean avec le festival des Affolantes. Un concert géant et gratuit qui  a réuni plus de 1500 personnes,  contre vents et marées ! Après un vendredi pluvieux, une nuit humide, et un début de journée très arrosé, les organisateurs avaient de quoi s’affoler ! Fallait-il annuler ? Pouvait-on encore se rabattre sur la salle de l’Escale de l’autre côté de la place ? C’est un peu à la dernière minute que les nuages, sans doute effrayés par l’imposant dispositif de sécurité (Vigipirate oblige) et les invectives de Jérôme Becquet et Simon Pigot, dégagèrent le ciel au-dessus de la place.

Et là, plus le temps s’éclaircissait, plus la nouvelle place Saint Jean se noircissait… de monde.

Mes potes des MST (Musiciens sans talents dont je vous ai  déjà parlé ici) ouvraient la marche suivis par le groupe CKOIL’R de Jérôme Becquet, co-organisateur.

C’est donc sur une place bondée après le passage du groupe I Love My Neighours que Monsieur le maire, Louis Vogel, remerciant le public, les forces de l’ordre, les secouristes et les organisateurs confirma cette volonté de rendre la place Saint Jean aux piétons et de renouveler l’expérience rapidement.

La fête du « Bruit de Melun » a enfin un successeur !

La nuit tombait et il restait à passer nos amis des SPAMS (je vous les présente plus) histoire de faire montrer très fort la température avant l’arrivée des Fatals Picards ! Et je vous garanti qu’elle est bien montée la température… Impossible de se rafraîchir dans la fontaine dont l’eau n’est ni bonne pour la baignade, ni potable (même avec un ricard). En revanche, les buvettes et food trucks, répartis en demi cercle façon camp retranché autour de la place ont fait couler la bière à flots.

Baignade interdite aux Affolantes 2017, Melun.

Baignade interdite aux Affolantes 2017, Melun.

Eau non potable, filez à la buvette ! Affolantes de Melun 2017

Eau non potable, filez à la buvette ! Affolantes de Melun 2017

Oui, les Fatals Picards étaient sur scène à Melun, Seine et Marne !

Le groupe co-fondé par Ivan Callot et Laurent Honel début 2001, après avoir écumé (les scènes) des bars parisiens avec ses chansons à textes qui dérangent, est de plus en plus populaire et multiplie les dates à travers la France.

Les radios les boudent, c’est pas grave, ils assurent ! Ils ont déjà vendu plus de 224 000 albums (au nombre de sept) et assurés plus de 1 200 concerts… Bref, à écouter d’état d’urgence… (renseignements sur leur site)

Oui, les Fatals Picards sont aux affolantes 2017 à Melun

Oui, les Fatals Picards sont aux affolantes 2017 à Melun

De mon côté, je dois adresser un très grand merci à Simon Pigot, co-organisateur des Affolantes et patron de L’Abreuvoir (où étaient passés les SPAMS) pour son accréditation comme photographe aux côtés de nombreux confrères et consœurs.  J’ai débuté le tri des images et vais vous livrer ici une toute petite sélection faisant la part belle aux organisateurs en général et au public en particulier car sans eux, sans vous, pas de  festival !

Pour les photographies des zicos…faudra attendre un peu.

Et encore, bravo à la Mairie de Melun d’avoir répondu favorablement à la demande des organisateurs pour l’utilisation de ce lieu. Vivement l’édition 2018.

Comme toujours, si une ou plusieurs images vous intéressent, contactez-moi…j’étudie toutes les demandes.

Ma première sélection des Affolantes 2017, spéciale Prix du public est disponible sur ma page FLICKR

Petit tour sur le Championnat du monde de Formule E lors de son passage à Paris

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Pour la deuxième fois, le championnat du monde de formule E (E pour électrique), a fait étape en plein cœur de Paris, les vendredi 19 et samedi 20 mai 2017 sur un circuit court autour des Invalides. Il y a un an, la première course de monoplaces organisée dans la capitale avait créé quelques déceptions notamment en raison du nombre de places très limité et d’une météo maussade. Cette fois, le soleil fut au rendez-vous et l’organisation au top avec plus de 40 000 places gratuites !

Normal, Paris est candidate à l’organisation des jeux olympiques en 2024 dont certaines épreuves (tir à l’arc) devraient se dérouler précisément à cet endroit… Reste que, mesures de sécurité obligent, sauf accréditation, on reste parqué derrière de 2 rangées de hautes grilles. Du coup, pour les photos c’est pas terrible et il faut jouer des coudes pour apercevoir la course. En fait, c’est devant les écrans géants que l’on voit le mieux.

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Une vision très grillagée des Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Heureusement pour moi, les services de com’ de DHL m’ont invité à une petite visite des stands au plus près des machines…

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

Championnats du monde 2017 de Formule E à Paris

C’est donc juste à côté de l’E-Village, installé sur l’esplanade des Invalides, que j’ai pu faire de belles images de ces monoplaces en fibre de carbone, kevlar et aluminium et moteur à propulsion 100% électrique. Au programme : essais, séances de qualification et d’autographes,  simulateurs, démonstrations en tous genres… avant une course bien peu bruyante  ! Pour qui a déjà fait un tour à un Grand Prix de F1, c’est les mêmes images mais sans le son et et sans odeur d’essence… A peine de la fumée quand la gomme des pneus surchauffe. Et pas plus de bruit que lors du passage d’un TER.

Côté performance, les FE passent de 0 à 100 km/h en 3 secondes mais plafonnent à 225 km/h, vitesse réglementée par  la FIA. Même si les écuries sont de plus en plus nombreuses,  la compétition 2017 est largement dominée par Renault tant du côté constructeur que du côté pilote. Un formidable terrain d’essais pour les produits électriques de la marque dont les innovations retombent sur la ZOE mais aussi la Twizy. D’ailleurs si l’autonomie des batteries des FE restent très limitées, il se pourrait que dès l’an prochain, leur changement avant la fin de la course ne soit plus nécessaire…

Côté image, beaucoup, beaucoup, beaucoup de déchets sur la course et les quelques photos conservées sont loin d’être à la hauteur de mes attentes. Faut dire que mon Canon EOS 5 Mark 2 est complètement à la ramasse dans ce type d’exercice. Impossible de rivaliser avec les pros équipés de très, très gros objectifs, de boîtiers ultra-performants et du gilet photographe officiel leur donnant accès aux zones de prises de vue. Reste que comme ce type de course est très loin d’être une passion je manque d’expérience et d’envie…

Bon, pour ceux qui s’intéressent au championnat, il y a quelques épreuves (Berlin les 10 et 11 juin, puis New York les 15 et 16 juillet et Montréal les 29 et 30 juillet) à suivre sur http://www.fiaformulae.com/en

 

 

Réussir ses photographies en noir et blanc au smartphone

Série "Lèche vitrine", Paris, 2016, (C) Greg Clouzeau

Si vous faites partie des quelques 600 personnes qui suivent mon actualité photographique via ma page Facebook, vous connaissez mes séries réalisées avec un smartphone et partagées quotidiennement. Vous le savez aussi, je suis plutôt un anti-retouche ! Je photographie d’ailleurs presque toujours au format jpeg et suis de ceux qui pensent qu’avec les bons réglages, on peut sortir une bonne image directement. Toutefois, malgré toutes les améliorations apportées au module APN des smartphones ces 3 dernières années, leurs images peuvent encore nécessiter d’importantes corrections allant du simple recadrage, à l’équilibrage des couleurs, en passant par quelques effets… Il y a déjà quelques temps, je vous parlais de la photographie de rue faite avec un smartphone puis des applications de retouche comme Snapseed ou Photo Director pour les mettre en valeur. Cette appli m’est très utile dans la transformation en noir et blanc de mes photographies et voici quelques astuces pour réussir ces images.

J’utilise maintenant Snapseed depuis plus d’un an, et cette application est devenue mon outil de retouche préféré sur smarphone. Dans cet article, j’ai choisi de partager avec vous quelques techniques simples et rapides que j’utilise régulièrement avant de publier mon image, notamment celles nécessaires à l’obtention d’une belle image en noir et blanc.

Vous allez me dire que je pourrai photographier directement en noir et blanc. Oui, mais si ensuite je veux des couleurs, le retour en arrière n’est pas possible…donc couleur puis conversion en valeur de gris sont mon credo…

Comment réussir ses « noir et blanc » avec Snapseed ?

Pour commencer, je vais vous livrer un petit secret. Comme avec mon reflex, je fais plusieurs images du même sujet avant de choisir celle que je vais vous présenter et comme avec mon boîtier, j’utilise les fonctions de réglages avancées de mon smartphone (mode expert ou manuel) pour régler, la vitesse, la mise au point et/ou la luminosité. J’en profite pour vous signaler que je travail actuellement à la rédaction d’un guide technique consacré à la photographie avec les smartphones…
Une fois l’image sélectionnée, si le besoin s’en fait sentier, je procède au recadrage avant de passer à la conversion en noir et blanc.

La photographie brute de l'APN du smartphone

La photographie brute de l’APN du smartphone avant recadrage et conversion… Pas mal mais un peu fade tout de même…

Pourquoi certaines images en couleur sont fades en noir et blanc ?

Si vous avez déjà transformé une photographie couleur en une image en noir et blanc et que le résultat n’a pas été à la hauteur de vos attentes, c’est probablement que le contraste entre les tons n’était pas assez élevé. Dans une image en noir et blanc, outre la force de la composition, le contraste tonal  permet d’apporter une meilleur définition à certaines formes, matières ou textures. Il est donc important de disposer de la plage de tons la plus complète et de maîtriser leur influence.

Dans Snapseed, il existe plusieurs solutions pour augmenter le contraste d’une image en noir et blanc. Parmi celles-ci, comme en argentique, l’ajout d’un filtre de couleur permet d’obtenir un bien meilleur rendu. En effet, les filtres de couleur de snapseed imitent l’effet obtenu d’un filtre coloré monté sur un objectif mais avec l’avantage d’être maîtrisable et réversible ! Avec ce filtre, certaines couleurs apparaissent alors bien plus sombres ou plus claires qu’elles ne le sont généralement après une simple conversion en échelle de gris.

Par exemple, un filtre Rouge bloque les tons rouges. Après conversion de l’image, les rouges apparaissent presque blancs tandis que le bleu et le vert apparaissent dans des tons plus sombres, voire noirs. Voici donc un filtre utile dans une photo de paysage. Avec lui, le ciel est d’un bleu intense qui met en relief les nuages et les premiers plans, plus clairs s’en détachent. A l’inverse, un filtre Bleu va éclaircir le ciel bleu et assombrir les premiers plans…

Comme cette technique n’est pas des plus faciles à maîtriser, je vous propose une autre solution, très rapide et efficace.

Vive le module HDR

Le HDR est une technique qui permet de réaliser des photographie combinant des zones fortement sur et sous exposées. Si autrefois, il fallait combiner manuellement plusieurs images d’expositions différentes, aujourd’hui, les APN propose cette fonction dès la prise de vue. Hélas, je trouve parfois le rendu beaucoup trop artificiel et spectaculaire. Mais Snapseed offre un module de traitement HDR à posteriori, très utile pour sauver certaines images. Voici donc une de conversion en noir et blanc en trois étapes, rapides, simples et efficaces.

Primo, éditer la photographie avec le module HDR de Snapseed.

Comme vous le savez sans doute, dans Snapseed, il existe plusieurs styles prédéfinis de HDR. J’utilise souvent celui correspondant à la présence de personnage qui est assez doux. Par défaut son intensité est de 50/100. Vous pouvez augmente ou diminuer (ce que je fais) en balayant l’écran du doigt vers la gauche ou la droite. Ici, en faisant gliser le doit vers le bas ou le haut, vous accéder aussi aux réglages de la luminosité et de la saturation des couleurs.

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Deuzio, je converti l’image en noir et blanc.

Là aussi, snapseed vous propose plusieurs choix de rendus pré-réglés. J’utilise souvent les modules « contraste » et « sombre ». Ensuite, en faisant glisser le doigt sur l’écran de droite à gauche vous pouvez augmenter ou diminuer certaines valeurs comme la luminosité, le contraste et le grain.

Notez que pour le grain, Snapseed propose un très grand nombre de réglages prédéfinies pour les amateurs de rendu type vieilles pellicules…

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains...

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains…

Enfin, tertio, je pousse le curseur de la valeur Structure du filtre Détails permet d’obtenir un très bon résultat pour augmenter le niveau de détail. Dans certains cas, je monte jusqu’à 100 ! A ce stade, si je ne suis pas satisfait, je peux encore aller dans l’outil  Retouche pour affiner les clairs, les ombres… Ensuite, je signe avec l’outil Texte.

Et voilà la photographie de ce matin !

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure. Notez comment les bras se détachent mieux ou comme les plis du blouson sont apparus.

Si ces photographies vous plaisent, n’hésitez pas à vous en offrir un tirage d’art en édition limitée et numérotée. Vous trouverez certaines d’entre-elles sur ma page Art Photo Limited Merci d’avance !

On était tous Charlie le 11 janvier 2015

Le 7 janvier 2015, plusieurs journalistes étaient abattus en raison de leurs idées dans les locaux de Charlie Hebdo, début d’une triste série d’actions barbares.

Puis, Paris, la France et le Monde se sont relevés et le 11 janvier 2015, nous étions tous Charlie, pour quelques heures, quelques jours, quelques temps, réunis dans la douleur pour dire une nouvelle fois NON au terrorisme !

Il ne reste sans doute plus grand chose de cette unité affichée et du soutien populaire à nos forces de l’ordre en dehors de quelques milliers d’images qui auront quand même marquées nos cœurs et nos mémoires…

Mon album des images de la Place de la république à Paris ce 11 janvier 2015 est toujours en ligne.

 

Quel matos pour réussir ses photos ?

appareil On me pose régulièrement des questions sur le matériel que j’utilise pour mes photos sur Fontainebleau. Et le plus souvent c’est pour être conseiller dans l’achat de tel ou tel produit ou telle ou telle marque. Me voilà chaque fois très ennuyé car je ne prétends pas connaître ou avoir testé tout ce qui sort sur le marché. Pire, le « futur » photographe pourrait me rapprocher de l’avoir mal conseillé et d’être la source de ses mauvaises images… (c’est du vécu !) Enfin,  n’étant ni sponsorisé, ni ambassadeur ou commercial d’une marque, je n’ai rien à y gagner. Mais bon je vais quand même essayer de vous donner quelques pistes qui, je l’espère, vous éviteront quelques erreurs.

J’ai débuté la photographie en argentique à une époque où les boîtiers étaient 100% manuel, où il fallait mesurer la lumière réfléchie par un sujet directement sur celui-ci, où au-delà de 400ISO on commençait à avoir du grain et où on mitraillait moins pour ne pas gâcher de pellicule. Nos photos s’appréciaient uniquement sur papier ou en diapositives ! Bref, le monde de la photographie a bien évolué et aujourd’hui, un bon smartphone permet de faire une belle image que vous pourrez même imprimer en 20×30 cm sans trop de risque ! C’est le cas de ma photo ci-dessous dans sa version originale.

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Alors, quel appareil photo choisir ?

À cette question, j’en renvoie en général plusieurs !

Ça dépend, tu veux faire quoi ? Car il y a un monde entre le boîtier plein format du professionnel et le jetable argentique donné à ton gamin pour qu’il immortalisé quelques souvenirs de sa première colonie de vacances ! Je vais d’ailleurs immédiatement laisser de côté l’argentique tout en rappelant que ce monde existe encore…sans doute plus pour longtemps.

Il faut donc pour commencer analyser votre besoin et vous poser pas mal de questions.

Est-ce pour faire de la photographie amateur ou professionnel ? Est-ce un usage régulier ou occasionnel ? Est-ce pour faire un type de photographies spécifiques (art, street, portrait, paysage, macro, animalier, reportage, sport, souvenirs de voyage) ou toucher à tout? Vais-je l’utiliser aussi pour faire des vidéos? Que vont devenir les photos ? Tirages papiers encadrés dans votre bureau ou images numériques à partager avec vos amis sur Facebook ?

Bref, faites ce petit exercice par écrit. Cela devrait vous permettre de définir si vous allez investir beaucoup d’argent dans du matos professionnel ou essayer de rester dans un budget raisonnablement inférieur à 500, 1000 ou 1500€.

Canon EOS 5DII

Canon EOS 5DII

Ensuite, rappelez-vous que la technologie évolue à la vitesse d’un TGV. Quand j’ai acheté mon Canon EOS 5D mark II c’était un bon boîtier. En à peine trois ans, il est devenu totalement obsolète MAIS il fait toujours de très bonnes images car la technologie ne fait pas tout (heureusement). Elle doit juste être à votre service. Par ailleurs, j’ai aussi conservé mon boîtier Canon EOS 500 D, un entrée de gamme amateur avec lequel j’ai fait et fait encore de très belles images. Si aujourd’hui je suis toujours chez Canon c’est parce que changer de marque une fois que l’on a investi dans un boîtier reflex et quelques optiques, changer devient très difficile. Il faut tout revendre avec une grosse décote pour financer de nouveaux achats. Mais certains le font. C’est le cas de Tristan Shu, photographe sportif et actuel ambassadeur Fuji (voir mon test du XT2) passé de Canon à Nikon en 2013 pour plein de très bonnes raisons que je partage bien volontiers.

Quel type d’appareil utiliser et pour faire quoi ?

Donc, pour schématiser un peu l’offre, vous avez le choix entre les photophones, les compacts, les Bridges, les hybrides, les reflex et divers ovnis, allant de la Gopro à la chambre ! Si vous recherchez des appareils à tout faire, vous risquez quelques déconvenues dans certains domaines comme la vidéo, la photo animalière ou la macro… A mon goût, en photo, qui peut le plus, ne peut pas le mieux. Evitez quand même les premiers prix quelques soit le type d’appareil !

Pour faire votre choix, pensez à votre pratique de la photo. Si vous laissez faire l’appareil (mode automatique ou scène prédéfinie) les smartphones et compacts feront largement l’affaire d’autant que certains  sont carrément excellents !

En voyage, ou en randonnée, en montagne ou dans la rue, pour la légèreté, les compacts pro/experts et les hybrides prennent de plus en plus le dessus sur le marché du numérique. C’est le cas par exemple du XT2 de Fuji promis à un très bel avenir : il est meilleur que certains boîtiers pros, moins cher, plus léger…

En photo animalière, en studio professionnel, en photo de sport, les boîtiers reflex ont encore de beaux jours devant eux notamment de par leur robustesse, le parc d’optique disponible, l’utilisation du flash…

Et toi pour la photo sportive et notamment en escalade tu utilises quoi ?

La photographie sportive est un domaine pas toujours facile à aborder, notamment dans les sports « extrêmes » comme l’escalade ou l’alpinisme. Tous les photographes ne peuvent pas évoluer tranquillement sur une corde en plein vide à plusieurs dizaine de mètre du sol. Mieux, même pour un grimpeur aguerri, cela reste dangereux. Travailler en hauteur demande beaucoup de concentration et une bonne connaissance de la discipline.  Ceci dit, heureusement, il y a le bloc ! Que ce soit sur les rochers de Fontainebleau et des Trois Pignons ou dans une salle d’escalade artificielle, vous allez pouvoir faire des photos, même si vous avez le vertige !

Ensuite, il y a sport et sport ! Individuel ou collectif ? Amateur ou professionnel ? motorisé ? de proximité ? En salle ou en extérieur ? Eh oui toutes ces interrogations sont là pour vous montrer qu’entre photographier Tiger Woods dans son dernier put, Ronaldo face au but, couvrir Roland Garros, les 24 h du Mans, le Tour de France ou votre fiston au judo, vous n’allez pas utiliser le même matériel.

En salle les conditions d’éclairage sont rarement très bonnes, en F1, la vitesse et l’éloignement sont difficile à gérer… Donc, pour pouvoir shooter de loin avec des cadences rapides et conserver une très bonne qualité d’image même dans les hauts ISO, va falloir investir dans du matériel haut de gamme. Il vous faut un boitier ayant un autofocus (AF) très réactif. Ce n’est pas parce que sur le papier le fabriquant affiche 12500 ISO qu’il faut croire que l’image sera bonne ! En salle ou de nuit on tourne autour de 2500 à 3200 ISO pour du football de haut niveau, et souvent 5000 ou 6400 ISO dans les complexes sportifs non destinés aux compétitions professionnelles. Heureusement pour vous, sur la toile vous trouverez de nombreux sites testant les boîtiers et publiant des images prises à ces valeurs pour comparer les résultats !

Il faut parfois se pencher un peu… cette photo a été faites avec un petit compact, le seul appareil disponible à porté de main !

Investir dans un bon boîtier avec des optiques moyen de gamme n’a aucun sens ! A la limite, mieux vaut faire l’inverse ! Pour avoir un bon piqué un objectif possédant une grande ouverture (c’est à dire un PETIT chiffre type f/2.8 ou f/4) est un minimum. Question focale, à moins de pouvoir s’approcher, le 200 mm est un minimum. Pour le coup, associé avec un capteur APS-C (plus petit que le traditionnel 24X36) vous obtiendrez une équivalence à plus de 300 mm.
Bref, la photo de sports nécessite un matériel lourd et onéreux pour obtenir un résultat correct ! Ceci étant, en pleine journée, pour la photo d’escalade ou en étant à proximité, on peut se contenter de reflex moyen de gamme.

Un 700D associé à un objectif de type 70-300 n’ouvrant par exemple qu’à f/5.6) suffit pour shooter du  football ou du rugby, sur la pelouse municipale. Dans les actions de but, pour figer le mouvement, il est nécessaire d’atteindre des vitesses d’obturation minimum de 1/500. Pas toujours facile à atteindre en conservant la qualité d’image avec un boîtier moyen de gamme. En effet, au delà de 800 ISO, les performance deviennent vite très mauvaises ! Donc avec ce type d’appareil, mieux vaut se caler  à 1/500 f/5.6 400 ISO, que de de chercher à monter la vitesse en montant les iso genre 1/1000 f/5.6 800 ISO ! Ceci dit, la plupart des photographes du journal  L’équipe  privilégient une vitesse d’obturation élevée au détriment du bruit numérique provoqué par la montée de la sensibilité ISO.

Alors sur le marché, tu choisirais quoi ?

Ça c’est là toute la question ! En 2015-2016, plusieurs appareils m’ont tapé dans l’œil ! Après la Photokina (ou le Salon de la Photo le moins prochain à Paris) pas certain que mon palmarès soit le même ! Voici une liste de quelques supers APN !

Chez CANON l’EOS 7D Mark II est très certainement un des meilleurs boîtiers experts (semi-pro ou amateur averti). Chez NIKON le D5500 en boitier grand public ou le D7200.  Chez PENTAX le K3 est un APS-C redoutable et le K1 en plein format semble de la même veine !

A peine plus petits mais tout aussi performants, je vous conseille chez FUJI, le XT2 qui vient de sortir, chez OLYMPUS l’OM-D-EM 5 mark II et l’Alpha 7 II chez SONY.

Ensuite, j’ai de très bon échos du G7 de Lumix pour ceux qui cherche un compromis photo/vidéo et du Sony cyber shot DSCHX90 en compact de voyage, du FUJI XT10, du LEICA Q type 110 et du Power shot SX700.

Enfin, en photophone, comprenez par là que je passe beaucoup de temps à faire des photos avec mon téléphone, les meilleurs sont le LG G4 (il a tendance à sur-exposer mais reste meilleur que son successeur le G5), les inévitable I-phone 6 et Galaxy S6 (lui aussi meilleur que le S7). J’ai été un peu déçu par le SONY XPERIA Z5 malgré ses 23 Mpx qui délivre des images un peu fadasses et carrément mauvaise en basse lumière ainsi que par le P9 et ses deux foacles !

En faite, le meilleur de tous est déjà assez vieux et c’est tant mieux car il n’est pas très cher, c’est le ONE PLUS 2 et c’est celui qui offre la meilleure définition, le meilleur piqué, etc !

Et toi tu shootes avec quoi ?

Et toi tu shootes avec quoi ?

 

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