7 astuces pour faire de belles photos en rando pendant vos vacances ?

Pour certains d’entre nous, les vacances approchent à grands pas. Et à grands pas, c’est justement le rythme de vos randonnées cet été. Mais comment ramener de belles images de vos excursions en montagne tout en maintenant le rythme ? Quel matériel emporter dans votre sac à dos pour faire des images qui en mettent plein la vue et que vous serez fier de montrer à votre retour à vos amis ou sur les réseaux sociaux sans avoir peur des critiques, de toutes manières infondées ? S’il est difficile de concilier efficacement photographie et marche sportive, il existe malgré tout, quelques trucs simples pour faire de très belles images dépassant le cadre de la photo souvenir lors de vos randonnées, treks et autres voyages.

La toile et les réseaux sociaux regorgent de photos de paysages de montagne, de portraits de voyage ou de la fore et de la faune absolument exceptionnelles. Mais sont elles prises lors de randonnées classiques ? Pour la plupart, la réponse est non ! En effet, les professionnels de la photographie qui réalisent des images  hors du commun y consacrent beaucoup de temps ! Du temps pour faire des repérages, puis du temps pour patienter avant d’y retourner avec les bonnes conditions de lumière et du temps pour faire l’image (composition, réglage, retouches etc…). Difficile donc de faire de même pendant vos 15 jours de vacances en famille dans les Ecrins à moins d’avoir une épouse et des enfants très compréhensifs (là, je sais de quoi je parle…) !

Lire la suite

Ajouter sa pierre à l’édifice

Cairn, Ubaye, PN du Mercantour, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cairn, Ubaye, PN du Mercantour, (C) 2014 Greg Clouzeau

Vous avez forcément rencontré un jour ou l’autre un petit tas de pierre en forme de pyramide à l’équilibre plus ou moins fragile. On appelle ça un cairnIl est très mal vu de détruire un cairn ! Il est au contraire fortement recommandé de l’entretenir en y ajoutant sa propre  pierre…

Un cairn  est un amas artificiel de pierres placé  pour marquer un lieu particulier. Le mot cairn vient sans doute du pré-celtique et celtique  karn et/ou kar désignant « pierre, rocher ». En breton, il y a le mot karn que l’on retrouve dans la toponymie comme dans l’île Carn, Pors Carn, Carnac, Carnoët…

Cairns, Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Cairns, Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Les cairns remplissent plusieurs fonctions comme :

  • baliser un sentier peu évident  ;
  • repérer un point particulier comme le sommet d’une montagne ou un col,
  • signaler un passage dangereux (notamment en bord de rivière où se trouvent des siphons)
  • marquer un site funéraire ou célébrer les morts ;
  • servir de support à des pratiques religieuses telles que des drapeaux de prières en Himalaya et au Tibet.

Leur construction peut varier simples amas branlants à de savantes prouesses comme au col du Carro en France. Je prends un malin plaisir à m’essayer dans ces équilibres précaires mais sans atteindre la maîtrise de certains artistes comme Michael Grab  passé maître dans l’art de faire tenir des pierres de toute taille en équilibre. Pas de colle, rien que des pierres superposées avec beaucoup, beaucoup de patience (voir ici) !

Cairn, Cormot, Bourgogne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Cairn, Cormot, Bourgogne, (C) 2015 Greg Clouzeau

 

 

Un gravillon drapé de nuage

Orpierre est l’un des spots d’escalade les plus importants d’Europe. C’est aussi un village charmant dont le coeur est digne d’un film de capes et d’épées, avec ses ruelles  étroits (drailles) et autres vestiges. Il est cerné d’une énorme falaise que domine le rocher du Quiquillon… On prétend que Gargantua l’aurait extrait de sa chaussure et jeté là !

 
IMG_1867

Je crois que c’est le moment de faire le point sur ce personnage. On sait aujourd’hui que Gargantua n’est pas une invention de Rabelais. Bien avant ses ouvrages, des livrets de colportage relataient déjà les aventures d’un célèbre géant. En 1532 est publiée une œuvre anonyme, les Grandes et inestimables croniques du grant et enorme geant Gargantua.  Ainsi, derrière le géant truculent et glouton, se cache un fond de légendes populaire dont certaines feraient référence à une très ancienne divinité pré-celtique. Parmi les activités pratiquées par Gargantua, il y en a une qui revient régulièrement : le jeu !

GARGANTUA a été repéré un peu partout sur le territoire français, que ce soit dans la toponymie ou dans les légendes locales, sous son nom propre, ou bien sous un de ses multiples prête-noms qui n’empêchent pas de le reconnaître à son allure et aux exploits qui lui sont attribués. La multitude de ces sites compose un gigantesque puzzle qu’il reste à déchiffrer. Les données ci-dessous proviennent pour la plupart  de Gargantua dans les traditions populaires, de P. Sébillot.

Dans les Hautes-Alpes (05), le menhir du Palet de Gargantua, serait le fameux Quiquillon d’Orpierre. Par ailleurs, non loin de là, à Tallard, Gargantua boit la Durance, puis  près de Manteyer, Gargantua pisse le torrent du Buëch et abandonne ses boules au bord.

Chez nous, en SEINE-ET-MARNE (77), on trouve dans la toponymie ou les légendes locales plusieurs références à Gargantua. Le père de Pantagruel serait ainsi à l’origine de la butte de Doue mais aussi de Frains (Villecerf) de Nanteuil,  en renversant sa hotte ou en jetant volontairement quelques cailloux. Ainsi, si une légende affirme que c’est en voulant boucher l’étang de Moret qu’il renversa malencontreusement le contenu de sa hotte, créant ainsi la butte de Frains à Villecerf, une autre  raconte qu’il forma la butte de Trin, entre Paley et Villemaréchal, après avoir creusé le Lunain.

Enfin, c’est afin d’anéantir les Bédoins de Gallimassue qui avaient assiégé Château-Landon que Gargantua se bat à coup de raves, puis envoie de grosses pierres qui vont former les grès de la forêt de Fontainebleau à Larchant !

Bref cette histoire de hotte qui se renverse, revient régulièrement. Ainsi, bon nombre de gros cailloux français auraient été perdu par le facétieux géant (ce sont soit des palets, soit des godiches).

 

Vous faire marner

Ces montagnes noires typiques des paysages du sud de la France ne sont pas des terrils mais des marnes !

Au TRIAS, début du SECONDAIRE, (de – 235 à – 65 millions d’années) la mer envahit progressivement la Drôme et l’est de l’Ardèche.   Au Jurassique supérieur, à l’emplacement des Alpes s’étale un océan. Une fosse profonde de 4000 mètres occupe le Diois et les Baronnies (fosse vocontienne). De grandes épaisseurs de sédiments fossilifères se déposent et donneront les marnes que l’on appelle aussi « Terres Noires » .   Au Crétacé, Diois et Baronnies sont sous 3000 mètres d’eau. Des marnes et calcaires gris bleus se déposent en bancs réguliers.   Au Crétacé supérieur, la Provence et le Massif Central sont déformés et soulevés par de colossales poussées venues du sud. La plaque portant l’Espagne entre en collision avec celle portant la France , formant les Pyrénées. Les fonds marins émergent en Provence, la plate-forme sud ardéchoise sort des eaux. La fin du Crétacé voit le soulèvement puis le plissement de la fosse vocontienne par suite du rapprochement des plaques africaine et européenne. Les empilements de roches sédimentaires qui se sont déposées pendant des millions d’années se transforment en plis est-ouest du Diois et des Baronnies, les Alpes s’élèvent, des zones s’effondrent à la suite de failles. A la fin du Secondaire, la Drôme et l’Ardèche sèchent au  soleil.

Aujourd’hui, rongées par l’érosion, sculptées par les vents, ces marnes ponctuent le paysage…
IMG_2071

Résistance !

Croix de Lorraine, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

Croix de Lorraine, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cette imposante croix de Lorraine se dresse sur l’étroite platière rocheuse surplombant la Vallée Close. Ce monument  a été érigé en hommage aux résistants de la Seconde Guerre Mondiale qui opéraient dans le secteur. Il se présente sous la forme d’une pyramide tronquée en pavés de grès surmontée d’une Croix de Lorraine. Elle sur-élève ce pignon de 10 m 30 dont 3,30 m pour la seule croix  et l’alourdi de 110 tonnes ! On y accède en suivant le sentier rouge dit des « 25 bosses » ou par le nouveau sentier blanc.Vous trouverez sur la TL2Bleau son histoire et celle du réseau

En attendant, en ce bien triste 07 janvier 2015, qui a vu la mort de 12 personnes assassinées au nom de leur liberté d’expression, j’ai juste envie de crier  : « Résistance » !

 

 

Sorbus aucuparia

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Le Sorbier des oiseleurs ou Sorbier des oiseaux (Sorbus aucuparia L.) est un petit arbre qui ne dépassera pas les quinze mètres de haut. C’est sans doute le plus commun des Sorbus et on le rencontre aussi bien dans les bois, les forêts et les haies que dans les landes et les lieux rocheux, souvent en altitude (en moyenne montagne), sur sol léger. De fait, on en croise quelques beaux spécimens dans le Pays de Fontainebleau, notamment aux Grands Aveaux (Essonne).

Son bois dur et blanc était apprécié pour fabriquer les rayons de roues de charrettes ou des manches d’outils. Il peut vivre 120 ans. La floraison (blanche) se fait en mai-juin et le fruits arrive à maturité à la fin de l’été. Ces fruits persistent longtemps sur l’arbre en hiver ce constitue une réserve de nourriture pour les oiseaux.

Les fruits, les sorbes, sont des baies rouge orangé (corail) très appréciées par les oiseaux ne sont pas comestibles pour les humains, puisqu’ils contiennent de l’acide parasorbique  pouvant provoquer des vomissements éventuellement . Le fruit contient aussi des acides sorbique, malique  ainsi que différents sucres dont saccharose, dextrose et du sorbitol.

L’acide parasorbique (Toxique) se neutralise par une cuisson prolongée et permet de fabriquer gelées, confitures, préparations alcoolisées et autres mets traditionnels à partir de baies de sorbier, courrants en Europe du Nord. Le Sorbitol est un édulcorant non fermentescible et un purgatif qui est actuellement produit par synthèse dans l’industrie agro-alimentaire.

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Baies de Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau

Baies de Sorbier des Oiseleurs, Grands Aveaux, Essonne, (C) 2014 Greg Clouzeau