Snapseed, mon appli photo favorite sur smartphone a fait peau neuve

Comme vous le savez certainement, pour mon projet photographique 365, c’est à dire la publication  quotidienne d’une photographie originale (voir cette page pour plus d’explications) j’utilise l’appareil photo de mon smartphone et une application pour les retouches et signature. Parmi toutes les applications testées, Snapseed est, selon moi, l’application photo la plus complète et efficace, bref, indispensable. Je lui ai déjà consacré ici plusieurs articles car c’est aussi la plus intuitive dans l’utilisation.  Avant hier, l’interface a évolué par rapport à ma présentation initiale puisque Google a mis en ligne la version 2.18 ! L’occasion pour moi de revenir sur son fonctionnement à base calques indépendants et modifiables.

C’est quoi Snapseed ?

Snapseed est à l’origine une application de retouche photographique présente sur iOS. Peu de temps après le rachat d’Instagram par Facebook, Google a mangé SnapSeed en la rendant gratuite au passage. En septembre 2013, Google avait lancé une version Native Client pour Chrome de SnapSeed, en lien avec Google+, pour permettre des retouches de photos plus profondes avant de lancer la version 2.0 en 2015 cette fois sur Android et iOS. Cette application très complète et facile d’utilisation est devenue un outil indispensable à mes publications de photographies de rue. Je l’utilise pour signer mes images mais aussi traiter le noir et blanc à partir d’une image couleur faite au smartphone. Ainsi, toutes mes images de la série lèche vitrine qui sont en vente sont issues d’un traitement avec Snapseed.

Une des nombreuses photographies issues de ma série Lèche vitrine née dans mon projet 365

Une des nombreuses photographies issues de ma série Lèche vitrine née de mon projet 365 qui dure maintenant depuis plus de 4 ans

Snapseed Version 2.18 ça change quoi ?

Cette nouvelle mise à jour apporte une nouvelle interface ne révolutionne pas particulièrement l’application, mais l’interface a encore été simplifiée. Sur fond blanc, et avec trois onglets, elle facilite un peu plus la lecture sur les petits écrans.

Peu de nouveautés si ce n’est l’arrivée de nouveaux filtres pré-formatés comme ce qui se fait sur Instagram et qui vous sont proposés en priorité dès l’ouverture d’une photo. Bon, je suis pas très fan des filtres préfabriqués car ils suppriment à mon goût l’exploration créative… Toutefois, certains sont très bien faits comme celui nommée « Morning », le « Fineart » noir et blanc…

La vrai nouveauté c’est que vous pouvez maintenant effectuer vos modifications sur une image et les enregistrer sous forme d’un nouveau filtre, applicable rapidement sur les prochaines photos. Une option bienvenue qui vous fera gagner encore un peu plus de temps dans les transports et le partage de vos images. Qui plus est, pour celles et ceux qui souhaitent conserver une homogénéité de le traitement et la présentation de leur images pour créer une série, c’est top !

Enfin, l’autre changement concerne justement l’exportation et le partage des images.  Désormais, vous pouvez partager directement depuis l’appli, enregistrer une copie, exporter en modifiant le format et la qualité d’image désirée (mais il faut faire la sélection en amont). En plus, Snapseed nous offre aussi la possibilité d’enregistrer l’image dans un dossier choisi ce qui est quand même, beaucoup plus pratique pour préparer l’editing  de ses fichiers.

Parmi les nouvelles fonctions lancées discrètement en mars, il y un filtre de double exposition, à savoir la possibilité de sélectionner deux photos et de les fusionner. L’utilisateur peut bien entendu modifier l’opacité de l’image produite pour faire ressortir une des deux images fusionnées. Je ne l’ai pas encore utilisé car pour ma série lèche vitrine, je bénéficie déjà de cette double image en une seule prise de vue puisqu’il s’agit de capter un reflet.

Un nouvel outil « Pos portrait » permet de manipuler avec le doigt la pose d’un visage sur un portrait pour modifier l’orientation de la tête ou la direction du regard. À noter que cela fonctionne uniquement avec une seule personne sur l’image. Le rendu est assez étonnant. Cette nouvelle fonctionnalité permet également de modifier la taille des pupilles, l’intensité du sourire, ainsi que la longueur focale apparente du portrait photo.

Enfin, parmi les dernières nouveautés l’outil « Développer » devenu « Perspective » qui permet d’augmenter la taille du cadre d’une photo et de le remplir avec du noir, blanc, ou alors du contenu généré à partir de l’image pour paraître presque natuel naturel. Il faut un peu bidouiller mais c’est pas mal !

L’app est disponible gratuitement  sous iOS et Android et n’intègre aucun achat supplémentaire !

 

Source : Androïd

Réussir ses photographies en noir et blanc au smartphone

Série "Lèche vitrine", Paris, 2016, (C) Greg Clouzeau

Si vous faites partie des quelques 600 personnes qui suivent mon actualité photographique via ma page Facebook, vous connaissez mes séries réalisées avec un smartphone et partagées quotidiennement. Vous le savez aussi, je suis plutôt un anti-retouche ! Je photographie d’ailleurs presque toujours au format jpeg et suis de ceux qui pensent qu’avec les bons réglages, on peut sortir une bonne image directement. Toutefois, malgré toutes les améliorations apportées au module APN des smartphones ces 3 dernières années, leurs images peuvent encore nécessiter d’importantes corrections allant du simple recadrage, à l’équilibrage des couleurs, en passant par quelques effets… Il y a déjà quelques temps, je vous parlais de la photographie de rue faite avec un smartphone puis des applications de retouche comme Snapseed ou Photo Director pour les mettre en valeur. Cette appli m’est très utile dans la transformation en noir et blanc de mes photographies et voici quelques astuces pour réussir ces images.

J’utilise maintenant Snapseed depuis plus d’un an, et cette application est devenue mon outil de retouche préféré sur smarphone. Dans cet article, j’ai choisi de partager avec vous quelques techniques simples et rapides que j’utilise régulièrement avant de publier mon image, notamment celles nécessaires à l’obtention d’une belle image en noir et blanc.

Vous allez me dire que je pourrai photographier directement en noir et blanc. Oui, mais si ensuite je veux des couleurs, le retour en arrière n’est pas possible…donc couleur puis conversion en valeur de gris sont mon credo…

Comment réussir ses « noir et blanc » avec Snapseed ?

Pour commencer, je vais vous livrer un petit secret. Comme avec mon reflex, je fais plusieurs images du même sujet avant de choisir celle que je vais vous présenter et comme avec mon boîtier, j’utilise les fonctions de réglages avancées de mon smartphone (mode expert ou manuel) pour régler, la vitesse, la mise au point et/ou la luminosité. J’en profite pour vous signaler que je travail actuellement à la rédaction d’un guide technique consacré à la photographie avec les smartphones…
Une fois l’image sélectionnée, si le besoin s’en fait sentier, je procède au recadrage avant de passer à la conversion en noir et blanc.

La photographie brute de l'APN du smartphone

La photographie brute de l’APN du smartphone avant recadrage et conversion… Pas mal mais un peu fade tout de même…

Pourquoi certaines images en couleur sont fades en noir et blanc ?

Si vous avez déjà transformé une photographie couleur en une image en noir et blanc et que le résultat n’a pas été à la hauteur de vos attentes, c’est probablement que le contraste entre les tons n’était pas assez élevé. Dans une image en noir et blanc, outre la force de la composition, le contraste tonal  permet d’apporter une meilleur définition à certaines formes, matières ou textures. Il est donc important de disposer de la plage de tons la plus complète et de maîtriser leur influence.

Dans Snapseed, il existe plusieurs solutions pour augmenter le contraste d’une image en noir et blanc. Parmi celles-ci, comme en argentique, l’ajout d’un filtre de couleur permet d’obtenir un bien meilleur rendu. En effet, les filtres de couleur de snapseed imitent l’effet obtenu d’un filtre coloré monté sur un objectif mais avec l’avantage d’être maîtrisable et réversible ! Avec ce filtre, certaines couleurs apparaissent alors bien plus sombres ou plus claires qu’elles ne le sont généralement après une simple conversion en échelle de gris.

Par exemple, un filtre Rouge bloque les tons rouges. Après conversion de l’image, les rouges apparaissent presque blancs tandis que le bleu et le vert apparaissent dans des tons plus sombres, voire noirs. Voici donc un filtre utile dans une photo de paysage. Avec lui, le ciel est d’un bleu intense qui met en relief les nuages et les premiers plans, plus clairs s’en détachent. A l’inverse, un filtre Bleu va éclaircir le ciel bleu et assombrir les premiers plans…

Comme cette technique n’est pas des plus faciles à maîtriser, je vous propose une autre solution, très rapide et efficace.

Vive le module HDR

Le HDR est une technique qui permet de réaliser des photographie combinant des zones fortement sur et sous exposées. Si autrefois, il fallait combiner manuellement plusieurs images d’expositions différentes, aujourd’hui, les APN propose cette fonction dès la prise de vue. Hélas, je trouve parfois le rendu beaucoup trop artificiel et spectaculaire. Mais Snapseed offre un module de traitement HDR à posteriori, très utile pour sauver certaines images. Voici donc une de conversion en noir et blanc en trois étapes, rapides, simples et efficaces.

Primo, éditer la photographie avec le module HDR de Snapseed.

Comme vous le savez sans doute, dans Snapseed, il existe plusieurs styles prédéfinis de HDR. J’utilise souvent celui correspondant à la présence de personnage qui est assez doux. Par défaut son intensité est de 50/100. Vous pouvez augmente ou diminuer (ce que je fais) en balayant l’écran du doigt vers la gauche ou la droite. Ici, en faisant gliser le doit vers le bas ou le haut, vous accéder aussi aux réglages de la luminosité et de la saturation des couleurs.

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Une fois recadrée, application du filtre HDR, puis gestion éventuelle de la luminosité ou de la saturation

Deuzio, je converti l’image en noir et blanc.

Là aussi, snapseed vous propose plusieurs choix de rendus pré-réglés. J’utilise souvent les modules « contraste » et « sombre ». Ensuite, en faisant glisser le doigt sur l’écran de droite à gauche vous pouvez augmenter ou diminuer certaines valeurs comme la luminosité, le contraste et le grain.

Notez que pour le grain, Snapseed propose un très grand nombre de réglages prédéfinies pour les amateurs de rendu type vieilles pellicules…

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains...

Conversion en noir et blanc et gestion éventuelle de la luminosité, du grains…

Enfin, tertio, je pousse le curseur de la valeur Structure du filtre Détails permet d’obtenir un très bon résultat pour augmenter le niveau de détail. Dans certains cas, je monte jusqu’à 100 ! A ce stade, si je ne suis pas satisfait, je peux encore aller dans l’outil  Retouche pour affiner les clairs, les ombres… Ensuite, je signe avec l’outil Texte.

Et voilà la photographie de ce matin !

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure

Retouche du détail avec une augmentation de la valeur de la structure. Notez comment les bras se détachent mieux ou comme les plis du blouson sont apparus.

Si ces photographies vous plaisent, n’hésitez pas à vous en offrir un tirage d’art en édition limitée et numérotée. Vous trouverez certaines d’entre-elles sur ma page Art Photo Limited Merci d’avance !

Profitez des brouillards givrants pour faire de photo-graphie

Les premiers froids de l’hiver s’accompagnent parfois d’un brouillard givrant. C’est le moment de faire de belles images de paysages féeriques comme ce fut le cas à Fontainebleau il y a quelques jours (voir sur mon autre blog)

Mais le givre offre aussi aux photographes une occasion presque unique de mettre en valeur les plus fins tissages des araignées. Ce n’est que grâce au givre que le nombre de fils pendant sur les branches est réellement révélé…

Des photo-graphiques que l’on peut exploiter tant en couleur qu’en noir et blanc.

Si l’on ne possède pas d’objectifs adaptés à la macro-photographie, il faudra sans doute passer par des recadrages parfois sévères pour isoler les dessins de ces toiles givrées.

L’idéal est de trouver un arrière plan assez foncé pour mettre en valeur la toile par son contraste. Si en plus vous avez la chance d’avoir un rayon de soleil pour les faire briller…

Le plus difficile reste donc de prendre la mesure (en mode spot) sur les fils. Attention, avec un fort zoom, les vitesses peuvent être très basses et le risque de flou important (si en plus il y a du vent… !). L’idéal est donc d’avoir un pied (je n’avais pas) pour soigner la mise au point et la profondeur de champ…

Melun a fêté son brie

Chaque année donc Melun fête son brie dans les premiers jours d’octobre, l’occasion de voir défiler les différentes confréries associées à l’événement avant l’intronisation des nouveaux membres et pour quelques photographes de prendre des photos  d’hommes et de femmes costumés.

Cette année, afin de tromper l’ennui des pompeuses cérémonies, j’ai promené mon boîtier à la recherche de quelques photos plus insolites et décalées  que d’habitude. En voici  une première série. (Pour revoir celles de l’édition 2014 c’est sur ma page FlickR)

Le Brie de Melun est  un fromage au lait de vache, cru, et à pâte molle  bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée depuis 1980. Bien que l’histoire des fromages de la région reste largement méconnue, il est souvent considéré comme l’ancêtre de tous les bries et serait le fromage de maître corbeau. Il tire  son nom de la région naturelle de la Brie et de la plaine de Melun en Seine-et-Marne.  Il est moins connu et plus rare que le Brie de Meaux mais surtout plus savoureux. Sous la forme de « Vieux-Brie », ou Brie noir, il plus sec, encore plus fort en goût et de couleur brune.

Pour les photo-numériques réussies, c'est de l'autre côté de la rue (C)2016 Greg

Pour les photo-numériques réussies, c’est de l’autre côté de la rue (C)2016 Greg Clouzeau

souriez...  (C) 2016 Greg Clouzeau

souriez…
(C) 2016 Greg Clouzeau

Vérifiez que vous êtes bien (C) 2016 Greg Clouzeau

Vérifiez que vous êtes bien
(C) 2016 Greg Clouzeau

Tweetez l'image ! (C) 2016 Greg Clouzeau

Tweetez l’image !
(C) 2016 Greg Clouzeau

Une petite dernière pour la route et ce week-end…méfiez-vous des photographes !

Illusion d'optique (C) 2016 Greg Clouzeau

Illusion d’optique
(C) 2016 Greg Clouzeau

 

Quel matos pour réussir ses photos ?

appareil On me pose régulièrement des questions sur le matériel que j’utilise pour mes photos sur Fontainebleau. Et le plus souvent c’est pour être conseiller dans l’achat de tel ou tel produit ou telle ou telle marque. Me voilà chaque fois très ennuyé car je ne prétends pas connaître ou avoir testé tout ce qui sort sur le marché. Pire, le « futur » photographe pourrait me rapprocher de l’avoir mal conseillé et d’être la source de ses mauvaises images… (c’est du vécu !) Enfin,  n’étant ni sponsorisé, ni ambassadeur ou commercial d’une marque, je n’ai rien à y gagner. Mais bon je vais quand même essayer de vous donner quelques pistes qui, je l’espère, vous éviteront quelques erreurs.

J’ai débuté la photographie en argentique à une époque où les boîtiers étaient 100% manuel, où il fallait mesurer la lumière réfléchie par un sujet directement sur celui-ci, où au-delà de 400ISO on commençait à avoir du grain et où on mitraillait moins pour ne pas gâcher de pellicule. Nos photos s’appréciaient uniquement sur papier ou en diapositives ! Bref, le monde de la photographie a bien évolué et aujourd’hui, un bon smartphone permet de faire une belle image que vous pourrez même imprimer en 20×30 cm sans trop de risque ! C’est le cas de ma photo ci-dessous dans sa version originale.

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Passage zébré, Paris, (c) 2016 Greg Clouzeau

Alors, quel appareil photo choisir ?

À cette question, j’en renvoie en général plusieurs !

Ça dépend, tu veux faire quoi ? Car il y a un monde entre le boîtier plein format du professionnel et le jetable argentique donné à ton gamin pour qu’il immortalisé quelques souvenirs de sa première colonie de vacances ! Je vais d’ailleurs immédiatement laisser de côté l’argentique tout en rappelant que ce monde existe encore…sans doute plus pour longtemps.

Il faut donc pour commencer analyser votre besoin et vous poser pas mal de questions.

Est-ce pour faire de la photographie amateur ou professionnel ? Est-ce un usage régulier ou occasionnel ? Est-ce pour faire un type de photographies spécifiques (art, street, portrait, paysage, macro, animalier, reportage, sport, souvenirs de voyage) ou toucher à tout? Vais-je l’utiliser aussi pour faire des vidéos? Que vont devenir les photos ? Tirages papiers encadrés dans votre bureau ou images numériques à partager avec vos amis sur Facebook ?

Bref, faites ce petit exercice par écrit. Cela devrait vous permettre de définir si vous allez investir beaucoup d’argent dans du matos professionnel ou essayer de rester dans un budget raisonnablement inférieur à 500, 1000 ou 1500€.

Canon EOS 5DII

Canon EOS 5DII

Ensuite, rappelez-vous que la technologie évolue à la vitesse d’un TGV. Quand j’ai acheté mon Canon EOS 5D mark II c’était un bon boîtier. En à peine trois ans, il est devenu totalement obsolète MAIS il fait toujours de très bonnes images car la technologie ne fait pas tout (heureusement). Elle doit juste être à votre service. Par ailleurs, j’ai aussi conservé mon boîtier Canon EOS 500 D, un entrée de gamme amateur avec lequel j’ai fait et fait encore de très belles images. Si aujourd’hui je suis toujours chez Canon c’est parce que changer de marque une fois que l’on a investi dans un boîtier reflex et quelques optiques, changer devient très difficile. Il faut tout revendre avec une grosse décote pour financer de nouveaux achats. Mais certains le font. C’est le cas de Tristan Shu, photographe sportif et actuel ambassadeur Fuji (voir mon test du XT2) passé de Canon à Nikon en 2013 pour plein de très bonnes raisons que je partage bien volontiers.

Quel type d’appareil utiliser et pour faire quoi ?

Donc, pour schématiser un peu l’offre, vous avez le choix entre les photophones, les compacts, les Bridges, les hybrides, les reflex et divers ovnis, allant de la Gopro à la chambre ! Si vous recherchez des appareils à tout faire, vous risquez quelques déconvenues dans certains domaines comme la vidéo, la photo animalière ou la macro… A mon goût, en photo, qui peut le plus, ne peut pas le mieux. Evitez quand même les premiers prix quelques soit le type d’appareil !

Pour faire votre choix, pensez à votre pratique de la photo. Si vous laissez faire l’appareil (mode automatique ou scène prédéfinie) les smartphones et compacts feront largement l’affaire d’autant que certains  sont carrément excellents !

En voyage, ou en randonnée, en montagne ou dans la rue, pour la légèreté, les compacts pro/experts et les hybrides prennent de plus en plus le dessus sur le marché du numérique. C’est le cas par exemple du XT2 de Fuji promis à un très bel avenir : il est meilleur que certains boîtiers pros, moins cher, plus léger…

En photo animalière, en studio professionnel, en photo de sport, les boîtiers reflex ont encore de beaux jours devant eux notamment de par leur robustesse, le parc d’optique disponible, l’utilisation du flash…

Et toi pour la photo sportive et notamment en escalade tu utilises quoi ?

La photographie sportive est un domaine pas toujours facile à aborder, notamment dans les sports « extrêmes » comme l’escalade ou l’alpinisme. Tous les photographes ne peuvent pas évoluer tranquillement sur une corde en plein vide à plusieurs dizaine de mètre du sol. Mieux, même pour un grimpeur aguerri, cela reste dangereux. Travailler en hauteur demande beaucoup de concentration et une bonne connaissance de la discipline.  Ceci dit, heureusement, il y a le bloc ! Que ce soit sur les rochers de Fontainebleau et des Trois Pignons ou dans une salle d’escalade artificielle, vous allez pouvoir faire des photos, même si vous avez le vertige !

Ensuite, il y a sport et sport ! Individuel ou collectif ? Amateur ou professionnel ? motorisé ? de proximité ? En salle ou en extérieur ? Eh oui toutes ces interrogations sont là pour vous montrer qu’entre photographier Tiger Woods dans son dernier put, Ronaldo face au but, couvrir Roland Garros, les 24 h du Mans, le Tour de France ou votre fiston au judo, vous n’allez pas utiliser le même matériel.

En salle les conditions d’éclairage sont rarement très bonnes, en F1, la vitesse et l’éloignement sont difficile à gérer… Donc, pour pouvoir shooter de loin avec des cadences rapides et conserver une très bonne qualité d’image même dans les hauts ISO, va falloir investir dans du matériel haut de gamme. Il vous faut un boitier ayant un autofocus (AF) très réactif. Ce n’est pas parce que sur le papier le fabriquant affiche 12500 ISO qu’il faut croire que l’image sera bonne ! En salle ou de nuit on tourne autour de 2500 à 3200 ISO pour du football de haut niveau, et souvent 5000 ou 6400 ISO dans les complexes sportifs non destinés aux compétitions professionnelles. Heureusement pour vous, sur la toile vous trouverez de nombreux sites testant les boîtiers et publiant des images prises à ces valeurs pour comparer les résultats !

Il faut parfois se pencher un peu… cette photo a été faites avec un petit compact, le seul appareil disponible à porté de main !

Investir dans un bon boîtier avec des optiques moyen de gamme n’a aucun sens ! A la limite, mieux vaut faire l’inverse ! Pour avoir un bon piqué un objectif possédant une grande ouverture (c’est à dire un PETIT chiffre type f/2.8 ou f/4) est un minimum. Question focale, à moins de pouvoir s’approcher, le 200 mm est un minimum. Pour le coup, associé avec un capteur APS-C (plus petit que le traditionnel 24X36) vous obtiendrez une équivalence à plus de 300 mm.
Bref, la photo de sports nécessite un matériel lourd et onéreux pour obtenir un résultat correct ! Ceci étant, en pleine journée, pour la photo d’escalade ou en étant à proximité, on peut se contenter de reflex moyen de gamme.

Un 700D associé à un objectif de type 70-300 n’ouvrant par exemple qu’à f/5.6) suffit pour shooter du  football ou du rugby, sur la pelouse municipale. Dans les actions de but, pour figer le mouvement, il est nécessaire d’atteindre des vitesses d’obturation minimum de 1/500. Pas toujours facile à atteindre en conservant la qualité d’image avec un boîtier moyen de gamme. En effet, au delà de 800 ISO, les performance deviennent vite très mauvaises ! Donc avec ce type d’appareil, mieux vaut se caler  à 1/500 f/5.6 400 ISO, que de de chercher à monter la vitesse en montant les iso genre 1/1000 f/5.6 800 ISO ! Ceci dit, la plupart des photographes du journal  L’équipe  privilégient une vitesse d’obturation élevée au détriment du bruit numérique provoqué par la montée de la sensibilité ISO.

Alors sur le marché, tu choisirais quoi ?

Ça c’est là toute la question ! En 2015-2016, plusieurs appareils m’ont tapé dans l’œil ! Après la Photokina (ou le Salon de la Photo le moins prochain à Paris) pas certain que mon palmarès soit le même ! Voici une liste de quelques supers APN !

Chez CANON l’EOS 7D Mark II est très certainement un des meilleurs boîtiers experts (semi-pro ou amateur averti). Chez NIKON le D5500 en boitier grand public ou le D7200.  Chez PENTAX le K3 est un APS-C redoutable et le K1 en plein format semble de la même veine !

A peine plus petits mais tout aussi performants, je vous conseille chez FUJI, le XT2 qui vient de sortir, chez OLYMPUS l’OM-D-EM 5 mark II et l’Alpha 7 II chez SONY.

Ensuite, j’ai de très bon échos du G7 de Lumix pour ceux qui cherche un compromis photo/vidéo et du Sony cyber shot DSCHX90 en compact de voyage, du FUJI XT10, du LEICA Q type 110 et du Power shot SX700.

Enfin, en photophone, comprenez par là que je passe beaucoup de temps à faire des photos avec mon téléphone, les meilleurs sont le LG G4 (il a tendance à sur-exposer mais reste meilleur que son successeur le G5), les inévitable I-phone 6 et Galaxy S6 (lui aussi meilleur que le S7). J’ai été un peu déçu par le SONY XPERIA Z5 malgré ses 23 Mpx qui délivre des images un peu fadasses et carrément mauvaise en basse lumière ainsi que par le P9 et ses deux foacles !

En faite, le meilleur de tous est déjà assez vieux et c’est tant mieux car il n’est pas très cher, c’est le ONE PLUS 2 et c’est celui qui offre la meilleure définition, le meilleur piqué, etc !

Et toi tu shootes avec quoi ?

Et toi tu shootes avec quoi ?

 

Fuji peut-il séduire les pros de la photo de sport avec son XT2 ?

dsc_1109Hier soir j’étais invité à un test de prise en main du tout nouveau boîtier XT2 de la marque Fuji. Un évènement très sympathique qui m’a permis de découvrir une nouvelle activité sportive (le Tricking, voir en bas de l’article), de discuter avec un photographe dont j’aime beaucoup le travail (Tristan Shu) et, d’approcher l’univers de Fuji. A l’heure où Canon lance son EOS 5 D mark IV  à plus de 4000 € sans accessoire et objectif, un photographe sportif peut-il trouver dans le Xt2, un boîtier de remplacement ? En tous cas, c’est un peu la promesse que semble vouloir nous faire Fuji…

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