Réussissez vos photographies sur la neige !

La neige à Bleau, c’est plutôt exceptionnel ces dernières années et même si les franciliens deviennent la risée des canadiens ou des savoyards dès qu’il tombe trois flocons sur Paris et l’Ile-de-France, quand on a 15 cm de peuf sur les rocher de Fontainebleau, un photographe se doit de se précipiter en forêt pour immortaliser le moment ! Du coup, mercredi, profitant du blocage francilien, direction Forêt domaniale de Fontainebleau dans les Gorges d’Apremont à Barbizon pour une journée blanche ! L’occasion aussi pour moi de vous rappeler quelques bons conseils pour réussir ses images hivernales !  Bon, je n’ai qu’un seul regret, le manque de soleil ce jour-là surtout après avoir vu les images de mes amis qui pouvaient être hier en forêt avec un magnifique ensoleillement et un ciel bleu profond. Je croise donc les dois pour samedi. Avec un peu de chance, avec ce qui tombe au moment où j’écris ces lignes, ce sera top !

Alors, comment réussir ses photographies sur la neige ? Je ne vais pas revenir sur la composition des images de paysage et de randonnée (règle des tiers, cadrage, premier plan… ) mais juste vous donner quelques conseils rapides et faciles à appliquer avec votre appareil ou smartphone.

Primo, la neige c’est…blanc ! Pas rose, orange ou bleu…mais blanc.

Secundo, la neige est faite de cristaux qui réfléchissent la lumière.

Tertio, c’est froid et ça mouille.

Quarto, attention, c’est beau mais parfois dangereux…

Enfin, les règles photo, c’est aussi fait pour être transgressées

La neige c’est blanc…et puis c’est tout !

Bon c’est une évidence pour les pros de la photographie mais le fait que la neige soit blanche rend plus difficile la photographie ! Ben oui, nos appareils considèrent qu’une bonne mesure de la lumière correspond à un gris moyen ou neutre à 18% et non un blanc. En effet, lorsque l’on fait une mesure de lumière avec son appareil photo, il s’agit toujours d’une mesure en lumière réfléchie par le sujet. C’est le problème d’Albédo ! Celui qui nous indique le pouvoir de réflexion d’une matière. Par exemple un morceau de tissu noir renvoie très peu de lumière (5 à 10 %) alors que la feuille blanche en  réfléchit près de 80 %. Qu’est-ce que cela signifie en terme de photographie ? Eh bien que les cellules de nos appareils ne sont pas encore intelligentes au point de savoir de quelle matière sont faits les sujets que l’on photographie…

Du coup, sur notre tissu noir, elle réagit comme s’il s’agissait d’un sujet normal ayant un pouvoir de réflexion de 18 % qui serait donc mal éclairé. Du coup, pour compenser ce qu’elle croit être un manque de lumière, la cellule va proposer un réglage (vitesse, ouverture, ISO) pour laisser entrer plus de lumière et notre tissu noir paraîtra gris… Inversement, avec la feuille blanche, la cellule qui considère toujours que c’est un sujet normal mais trop éclairé,  va proposer de laisser entrer dans l’appareil photo quatre fois moins de lumière. Conséquence, l’image de votre feuille est grise…et vos photos à la neige trop sombres !

Cristaux neige, Trois Pignons, 2017

Cristaux de neige, légèrement sous exposés donc rattrapable… Trois Pignons, 2017

Vous devez donc être très attentif à l’exposition ce qui, je vous l’accorde, n’est plus trop un problème avec le numérique. On efface et recommence… En plus, pour les très débutants,  les appareils modernes comme les smarphones possèdent des modes préprogrammés pour compenser le phénomène ! Ainsi, si vous avez une icône « montagne », « ski » ou « mer » par exemple, c’est par ce réglage que vous pouvez indiquer à l’appareil photographique que vous êtes sur une surface très réfléchissante (sable, eau, neige…). Sinon, sur votre smartphone, sortez du mode auto pour passer en manuel et sur-exposé l’image l’un à deux IL.

Bon, côté experts, le plus simple c’est d’utiliser la fonction de correction d’exposition  en surexposant de 1 IL puis d’ajuster la correction pour arriver au résultat souhaité. La plupart des appareils permettent de régler la correction d’exposition par paliers de 1/3 IL. Après, chez les pros, certains photographient en RAW, pour récupérer une sous-exposition en post-traitement dans un logiciel de retouche.

Ensuite, cela dépend bien entendu du type de mesure que vous faite et du sujet. Sur un large paysage enneigé avec des parties sombres et contrastées (des rochers, un ciel bleu, des personnes…), la plupart des appareils vont s’en sortir correctement en faisant une moyenne et le blanc sera normal (ou presque). Enfin, rappel, une image « brulée » avec des blancs cramés ne peut pas se rattraper alors qu’une image un peu sous exposée peut souvent être éclaircie.

Cristaux de neige au soleil. Trois Pignons, 2017

Cristaux de neige au soleil. Trois Pignons, 2017

Question réglage des ISO, on peut démarrer à 100 par une journée lumineuse, 200 à 400 par temps couvert ou en sous bois.

Deuzio : Et la couleur ?… Question de réflexion !

Les grandes étendues blanches ont tendance refléter de la couleur de la lumière ambiante. Par exemple la neige va très certainement présenter une belle teinte bleue dans les ombres, ou dorée à certaines heures. Cela peut convenir pour souligner une ambiance froide ou chaude mais si vous souhaitez avoir une neige blanche, il faut neutraliser tout dominante colorée en réglant avec soin la balance des blancs. Pour y parvenir vous pouvez faire une balance des blancs manuelle ou bien utiliser un des modes prédéfinis de votre appareil photo. Après, franchement, c’est une question de goût et d’émotion véhiculé par l’image. Là encore, ceux qui shoot en RAW peuvent facilement modifier cette balance en post traitement…

Les Dentelles de Montmirail, 1996, (C) Greg Clouzeau

Les Dentelles de Montmirail, 1996, (C) Greg Clouzeau

Tretio, c’est froid et ça mouille !

Je dis ça juste pour ne plus croiser des gens sous équipés en montagne ! Mais tout de même, pensez à vous habiller chaudement, avec des vêtements techniques et encore plus chaudement si vous prévoyez de rester longtemps immobile ou que les conditions peuvent tourner à la tempête. Prévoyez donc gants, bonnes chaussures, bonnet, un change dans la voiture et surtout restez au sec… Vous pouvez également préparer un thermos de café ou de thé brûlant pour vous réchauffer et vous réhydrater. C’est pas parce que l’on a pas chaud que notre corps n’élimine pas d’eau !

Même dans les Gorges d'Apremont à Fontainebleau, habillez-vous "montagne"

Même dans les Gorges d’Apremont à Fontainebleau, habillez-vous « montagne »

Côté matos, l’hiver est une période plutôt agressive pour lui ! Froid et humidité ne font pas bon ménage avec l’électronique ! Lorsque vous ne l’utilisez pas, laissez-le dans votre sac à dos, car le froid peut entraîner des dysfonctionnements et surtout nuit gravement au fonctionnement des batteries. Mais attention, une fois sorti, il faut éviter de le ranger à tout bout de champ car les changements de température sont encore plus mauvais ! En fait, tout choc thermique est néfaste tant à l’appareil qu’à son objectif !

Ennemie numéro 1 : la condensation qui va se former sur les lentilles mais aussi dans votre objectif. Si par exemple vous avez la mauvaise idée de caler votre appareil dans votre doudoune pendant une bonne montée en raquette, il y a de fortes chances que ce petit coup de chaud suivi du gros coup de froid quand vous allez le sortir lui soit fatal… D’autre part, en laissant votre appareil allumé, vos batteries restent chaudes, ce qui leur permet de durer plus longtemps… Pensez à prendre des batteries de rechanges, le froid les consomme bien plus vite que d’ordinaire. Les filtres également peuvent être un vrai plus en montagne en protégeant votre objectif des rayures ou des projections, mais aussi pour lutter contre les UV et créer des effets. Accessoire indispensable selon moi, le pare-soleil, tant pour les reflets que la protection en cas de chute. Enfin, attention également au retour !

Une voiture ou une maison trop chaude au retour causeront elles aussi un choc thermique….

Quarto, c’est beau mais  parfois dangereux

Alors oui, les paysages enigés sont magnifiques et méritent bien une sortie. Toutefois, attention, la neige masque facilement les dangers. Outre les risques d’avalanches en montagne, lorsqu’elle tombe en quantité comme ces jours-ci en forêt de Fontainebleau, elle rend celle-ci dangereuse. Il faut se préparer mais aussi connaître son itinéraire, le balisage, voir le sentier disparaissant rapidement. Outre les risques de chutes et autres glissades dans les rochers, racines et trous peuvent être masqués. Mais le risque principal c’est la chute de branches ou d’arbres. L’ONF et le département appellent d’ailleurs à la prudence ce week-end tant sur les routes et parkings que sur les sentiers.

Attention aux chutes d'arbres et branches en forêt. Gorges d'Apremont, Fontainebleau, février 2018

Attention aux chutes d’arbres et branches en forêt. Gorges d’Apremont, Fontainebleau, février 2018

Lors de ma balade de mercredi, le profond silence des Gorges d’Apremont sous la neige était régulièrement troublé par le craquement des têtes de pins ou la chute d’arbres. Un conseil, évitez soigneusement les pinèdes !

Adoptez les bons réglages pour mieux s’en passer.

Les sujets sous la neige ne manquent pas : paysages, sports, animaux, macro et proxy, etc. Suivant votre sujet, vous devrez donc varier les vitesses d’obturation, jouer sur l’ouverture et la profondeur de champ… Là, c’est à vous de voir si vous voulez figer le mouvement des flocons de neige ou strier l’image d’une tempête par exemple. Une vitesse de 1/250 est une bonne base pour tenter de figer les flocons. Vous pouvez d’ailleurs user d’une mode priorité vitesse. Petite astuce, sortez le téléobjectif ! Comme vous le savez sans doute, il permet de « compresser » les distances, donc d’avoir plus de de flocons visibles sur la même image. Les flocons sont aussi un excellent sujet de macrophotographie par leur structure complexe.

Je ne le répéterai jamais assez, intéressez-vous aussi  aux détails. Un bout de neige sur la mousse… Vous pouvez également penser à l’eau, la glace, le givre… et à tous les reflets que cela offre. Enfin, lorsque le ciel est couvert ou complètement blanc, tout n’est pas perdu, passez à la Photo’Graphie ! Jouez avec la monochromie ou bi-chromie, insistez sur les contrastes et les formes quitte à sur-exposer le blanc de la neige pour faire des high key (ou au contraire en assombrissant au maximum l’ensemble pour des law key inquiétants), jouez avec les flous de bougez… bref, amusez-vous !

Enfin, même si la neige c’est blanc, en montagne aussi il y a les « heures dorées » et heures bleues, à vous d’en profiter ! Pour ma part, je préfère les teintes froides, bleutées et pastels caractéristiques de la saison hivernale au rougeoiement des paysages enneigés lors des levés et couchers du soleil.

Allez, on croise les doigts pour ce week-end et je vous souhaite à toutes et tous de faire de très belles images !

Retrouvez toutes mes images de la forêt de Fontainebleau sur mon blog :

FontaineBleau Passion

Des bouquetins jusqu’au sommet du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Et si les bouquetins du Mont aiguille n’étaient rien d’autres que les descendants du fameux bélier décrit par Rabelais dans son récit de l’ascension de cette montagne ?

En effet, au XVIe siècle, Rabelais, a beaucoup écrit sur cette région. Dans un précédent article, j’avais évoqué Orpierre et son Quiquillon, cailloux tout droit sortie de la chaussure de Gargantua. Dans le Quart Livre, Rabelais relate avec tout l’imaginaire que l’on connaît de cet auteur, la première ascension faite par Antoine de Ville de ce qui était encore appelé le « Mont Inaccessible ». Et que trouva l’alpiniste au sommet de cette montagne légendaire : un bélier !

« Ainsi dict pource qu’il est en forme d’un potiron, et de toute memoire persone surmonter ne l’a peu, fors Doyac, lequel avecques engins mirificques y monta et au-dessus trouva un vieux bélier. C’estoit à diviner qui là transporté l’avait. Aucuns le dirent, estant jeune aignelet, par quelque aigle ou duc chaüant là ravy, s’estre entre les buissons saulvé. »

Surprenant non ? Mais, et s’il s’agissait tout simplement d’un bouquetin ?

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

En effet, il n’est pas (plus) rare de croiser ces mammifères sur les vires de la montagne car, après une longue absence, le bouquetin des Alpes est de retour dans le massif. Nous avons croisé les premiers individus juste sous le pied de la voie normale du Mont Aiguille. Mais de là à les croiser gambadant sur la prairie sommitale… Pourtant, il y a quelques jours, j’ai pu en observer juste en dessous sur les vires de descente, au dessus des Tubulaires (nom d’une voie empruntée à la descente)…

Bien entendu, les spécialistes du “mont inaccessible” suspectent leur présence sur la prairie sommitale depuis plusieurs années mais sans savoir exactement par où ils  passent. Les croiser au-dessus du couloir des Tubulaires est assez hallucinant ! Mais par où grimpent-ils alors que nous descendons par un grand rappel de 45 mètres ? En tous cas, si personne ne les a encore photographié sur la grande prairie sommitale, nul doute qu’ils montent jusque-là car ils n’ont plus aucun obstacle au-dessus de ce couloir. Reste à savoir qui sera le premier à les surprendre là-haut…

Mais au fait, c’est quoi un bouquetin ?

Le Bouquetin des Alpes (Capra ibex ibex), est un mammifère protégé, ruminant et herbivore qui vit entre 15 et 20 ans. Rappelons donc que leur chasse n’est pas autorisés ! Pour celles et ceux qui sont assez nuls pour confondre comme moi un bouquetin avec un chamois, sachez que le bouquetins c’est celui qui est clair sous le ventre alors que le chamois porte un masque beige clair et que ses cornes ont la forme d’hameçon.

On distingue dans les bouquetins, le Cabri, c’est à dire un jeune dans sa première année sans différenciation de sexe, des éterles et éterlous (les femelles et mâles dans leur deuxième année) qui seront nommées étagnes et boucs à partir de trois ans. Un bouc mesure en moyenne 80 cm au garrot (au-dessus de l’épaule) pour une longueur totale, du museau à la queue, de 150 cm. Il pèse en moyenne entre 65 et 100 kg suivant l’âge et la saison. Dès l’âge de 3 à 4 mois, il porte des cornes persistantes ornées de bourrelets. Les cornes croissent durant toute la vie jusqu’à atteindre parfois plus d’un mètre de longueur.

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille au départ de la voie normale

La femelle, l’étagne donc, est plus petite et plus fine, ne mesurant qu’environ 75 cm au garrot pour une longueur de 110 cm. Son poids oscille entre 35 et 50 kg suivant la saison. Elle porte des cornes dépourvues de bourrelets qui sont plus minces et plus courtes (30 cm au maximum).

Pour les plus jeunes sujets, la reconnaissance du sexe est généralement impossible dans la première année et reste délicate jusqu’à l’âge de trois ans. Les cabris portent des cornes qui ne dépassent pas la taille des oreilles.

Les cornes constituent un élément moteur dans la reconnaissance des sexes (à travers les bourrelets de parure), mais également pour déterminer l’âge (stries de croissance). Chez les éterlous, les cornes se font plus épaisses et les premiers bourrelets apparaissent. Chez les éterles, elles sont plus minces et dépourvues de bourrelets.

Au cours de vos randonnées en montagne, en étant un minimum discrets et observateurs, vous pourrez rencontrer très facilement des bouquetins. L’observation de cette espèce est une activité captivante mais qui doit être pratiquée correctement, c’est à dire en respectant certaines règles car, contrairement à d’autres espèces sauvages (notamment chamois, chevreuils, etc.), le bouquetin ne prend pas la fuite rapidement et peut se laisser approcher facilement. Malgré une apparente quiétude, les animaux peuvent être stressés. Montagne oblige, ils courent rarement pour fuir mais se réfugient dans les secteurs rocheux et escarpés.

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille

Bouquetin sur les pentes du Mont Aiguille au départ de la voie normale

Ne cherchez pas à vous approcher des bouquetins et au moindre changement d’attitude des animaux, éloignez vous.

En tous cas, croiser des bouquetins si près du sommet du Mont Aiguille est une magnifique preuve de la croissance de cette population estimée à près de 500 bêtes sur le territoire du Parc naturel régional du Vercors (dont une cinquantaine dans le Royans). Songez que seul 36  animaux ont été réintroduits en 1989/90. Un succès d’autant plus spectaculaire que plusieurs experts ne croyaient guère à l’adaptation du bouquetin sur ce territoire de moyenne montagne. Certes, c’est moins haut mais les crêtes du Vercors restent très sauvages et quasi désertes. Un milieu milieu rocheux et vertical où leur agilité les a amenés à coloniser un environnement idéal.

A propos du Mont Aiguille

Cette montagne est considérée comme le berceau de l’alpinisme. En effet, outre la découverte des Amériques, 1492 date aussi la première ascension du mont Aiguille. Elle est réalisée le 26 juin 1492 par Antoine de Ville, seigneur lorrain de Domjulien et Beaupré et capitaine du roi, accompagné, suivant différentes sources, de sept à une vingtaine d’hommes et d’un notaire. Jusque-là, le rocher Supereminet Invius (latin : « il se dresse, inaccessible ») est représenté sous la forme d’un rocher surmonté d’une pyramide renversée. C’est donc sur ordre de Charles VIII, roi de France que la conquête de ce « mont Inaccessible » eut lieu avec l’aide d’échelles destinées à la prise des châteaux forts. La montagne est alors baptisée « Aiguille-Fort » et il faut attendre 1834 pour qu’une seconde ascension soit réalisée par des habitants des villages situés en contrebas.

Le Mont Aiguille dans sa face la plus accessible, Vercors, France

Le Mont Aiguille dans sa face la plus accessible, Vercors, Franc

Aujourd’hui partiellement équipée d’un gros câble vieillot, la « voie normale » est sans doute l’itinéraire le plus commode en dehors des piste des bouquetins. Cette course de niveau PD+  avec quelques passages de 4a reste toutefois très exposée aux chutes de pierre (notamment dans la cheminée terminale). Je vous conseil donc de la parcourir avec un guide de haute montagne et un équipement adapté. La voie de 1492 a probablement disparu dans un des nombreux éboulements dont est coutumier cet montagne, la voie normale reprend l’itinéraire de Jean LIOTARD réalisé le 16 juin 1834.

Renseignements sur http://montaiguille.free.fr/

Les prises naissent aussi du sable chez BLOZONE

Il y a quelques jours, je suis retourné dans l’atelier de BLOZONE, la petite marque de volumes et prises d’escalade 100% « made in Bleau ». A quelques jours de la Vertical’ Night II (le 27 mai) et de la première édition du Festival Outdoor « Retour aux sources », au Grand Parquet à Fontainebleau, je suis allé voir les dernières créations sorties du sable de la forêt que vous affronterez lors de ces deux compétitions !

Blozone arrondit les angles

Rappelez-vous, dans mon précédent article sur la marque de Thierry, j’écrivais que :

ce qui séduit tous les grimpeurs qui viennent à Bleau c’est l’exceptionnel grain du grès et la douceur des plats. Deux qualités que vous retrouvez chez Blozone. C’est même là, tout le savoir faire de Thierry !

En effet, toutes les prises BLOZONE, des volumes XXL aux  plats XXS, sont fabriqués artisanalement. Les arêtes sont longuement arrondies à la main, avant d’être sablées pour obtenir ce toucher fin et doux inspiré des blocs de la forêt de Fontainebleau. Des préhensions qui, à la différence de bon nombre de volumes industriels concurrents, ne peuvent pas vous blesser  !

 

Blozone c'est aussi une gamme de petites prises qui vont vous faire couiner tout doucement

Blozone c’est aussi une gamme de petites prises qui vont vous faire couiner tout doucement

Alors comment font-ils pour obtenir tant de finesse dans le grain ? Secret professionnel oblige, je ne vous révélerai pas la recette de cette savante alchimie. Tout au plus, ces quelques photographies vous dévoileront les passes magiques faites par Thierry au-dessus d’un tas de sable de Fontainebleau pour faire naître ces « montagne »…

En fait, avant le sablage, outre le travail du bois, il y a quelques étapes, là encore, toujours faites à la main…

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Vapeurs obligent, port du masque obligatoire !

Ensuite, comme deux couches valent mieux qu’une, il faut faire sécher, recommencer, refaire sécher, colorer, fixer…

Quoi de mieux qu' un séchage naturel en plein soleil à l'air du Pays de Fontainebleau ?

Quoi de mieux qu’ un séchage naturel en plein soleil à l’air du Pays de Fontainebleau ?

Allez, par ce que je sais qu’ils vous intriguent ces nouveaux volumes BLOZONE, je vous livre encore un petit secret : ils se vissent par le sommet !

Fini les trous de vis dans le module et la structure de support. Du coup, leur longévité s’en trouve considérablement allongée comme celle de votre mur.

Une innovation à découvrir très vite ce sur nouveau modèle qui porte le doux nom du plus international de nos secteurs d’escalade : Cuvier

Le modèle CUVIER se visse par son sommet. Une belle idée pour préserver sa longévité et celle du support !

Le modèle CUVIER se visse par son sommet. Une belle idée pour préserver sa longévité et celle du support !

Petit test du module Cuvier et de son vissage par le sommet. Au top !

Petit test du module Cuvier et de son vissage par le sommet. Au top !

 

Rendez-vous sur la page Facebook de BLOZONE pour ne pas manquer les prochains événements.

 

Souvenirs d’un très bel hiver en falaise

Face sud du Clapis dans les nuages, 1996, (C) Greg Clouzeau

Il y a bien longtemps,  c’est avec l’ami Alain Hoffmann et Didier Gérardin que je partais grimper sur les falaises du sud de la France alors que d’autres migraient vers les pistes de ski.

Au pied des Dentelles de Montmirail, après avoir traversés les vignes enneigées en face nord, guidé par l’infatigable Régis Leroy, nous passions la Brèche où rapidement le soleil réchauffait nos corps pour une escalade hivernale en short et T-shirt !

Voici quelques diapositives de 1996 scannées rapidement (pardon pour les poussières) que j’avais envie de partager avec vous.

Les Dentelles de Montmirail, situées dans le département français de Vaucluse, sont une chaîne de montagne qui marque la limite occidentale des monts de Vaucluse.
Altitude : 730 m, crête de Saint-Amand
Massif : Monts de Vaucluse (Alpes)
Roches : calcaire
Pays : France
Département : Vaucluse
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les Dentelles c’est aussi la partie méridionale des Côtes du Rhône et les 5 crus qui y sont plantés : Gigondas, Vacqueyras, Beaumes de venise, (Rasteau et Chateauneuf du Pape plus loin) + côtes du rhône villages, les génériques et les côtes du ventoux.
Bref, autant vous dire que c’est (encore) une bonne région pour le vin…
C’est drôle comme les grimpeurs et leurs falaises de calcaire sont toujours des sites viticoles…
Tous les renseignements sur http://www.rocdentelles.com/

Making of d’une photo il y a 20 ans à Orpierre

Shooting à Orpierre, 1997, (C) Greg Clouzeau

Beaucoup de travail en ce moment alors pas le temps d’écrire grand chose ou de vous proposer des images d’actualité. Ceci étant dit, étant actuellement plongé dans certaines vieilles boîtes d’archives et de diapositives, je suis tombé sur cette série argentique d’il y a 20 ans.

Petite histoire d’un shooting en compagnie de Didier Gérardin, Alain Hoffmann et notre guide, Nicolas Jeannin pour des photographies très atypiques d’Orpierre.

Shooting à Orpierre, 1997, (C) Greg Clouzeau

Shooting à Orpierre, 1997, (C) Greg Clouzeau

Orpierre, c’est ce superbe petit village  des Alpes du sud qui témoigne encore du passé  florissant de la Baronnie  des Princes d’Orange,  au travers des ruelles, drailles et passages couverts du village médiéval. C’est aussi, bien entendu, une destination internationale incontournable pour bon nombre de grimpeurs et grimpeuses en quête d’escalades « plaisirs » mais aussi très difficiles.

Ma première fois c’était en 1989.

L'ami Nicolas notre Guide et assistant ! Merci Nico. (C)1997 Greg Clouzeau

L’ami Nicolas notre Guide et assistant ! Merci Nico. (C)1997 Greg Clouzeau

Depuis, je ne manque jamais une occasion d’y retourner et retrouver mes amis.

En 1997, à la demande de Nicolas, pour renouveler la collection de cartes postales en vente dans le magasin, nous avons, Alain et moi, réalisé de nombreuses images. Parmi les cartes postales issues de ce travail, il y en a une signée Alain de Didier en pleine méditation sur un gros rocher orange. Elle vient de cette série…

C’est donc à l’entrée d’une ancienne mine (à gauche de la falaise du Puy) que nous sommes allez faire nos photographies profitant des ocres magnifiques du rocher. Attention, ce secteur est très dangereux et son accès est maintenant interdit.

Si aujourd’hui, certains utilisent un drone pour prendre de la hauteur, hier il nous fallait un escabeau ! C’est Nicolas qui joua le porteur. Ensuite, nous avons shooté, moi, pour avoir Didier et son ombre, Alain, perché sur son escabeau, pour avoir le village et le Quiquillon en arrière plan.

Nous avons joué avec la lumière 100% naturelle. Un réflecteur doré pouvait aussi s’avérer utile pour renvoyer cette lumière et déboucher des ombres mais là, je n’ai pas le souvenir d’en avoir utilisé. Parmi les nombreux conseils reçus d’Alain ce jour là, j’ai retenu celui du choix de la tenue vestimentaire du modèle. Ainsi Didier est monté avec plusieurs débardeurs, T-shirts et shorts et c’est une tenue en adéquation avec le rocher et le ciel qui fut choisi…

Didier, un grimpeur de bloc à Orpierre (C) 1997 Greg Clouzeau

Didier, un bleausard à Orpierre (C) 1997 Greg Clouzeau

 

Et là c'est moi ! Merci Allain Hoffmann.

Et là c’est moi ! Merci Alain Hoffmann.

 

Paramoteur hivernal à Chailly en Bière

Paramoteur au soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Rentrant d’une belle séance d’escalade et profitant des tous derniers rayons de soleil avant l’installation du froid glacial d’une nuit sans nuage, j’observais la course de plusieurs para-moteurs survolants les champs entre Barbizon et Chailly en Bière en Seine et Marne. La lumière est trop belle, je décide de shooter à travers les fenêtres de la voiture ! Forcément, il y a quelques images ratées mais…

Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Paramoteur à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Paramoteur au soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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