Quelques trucs et astuces pour réussir ses photos des sports de glisse l’été !

IMG_0371 (2)Il fait encore relativement chaud et, malgré le retour en Ile-de-France, certains profitent de ces températures élevées pour pratiquer les sports de glisse. Alors, comment faire pour réussir ses photos de Wakeboard, kite et autres activités nautiques ? Voici quelques trucs et astuces pour vous y aider. Des petits conseils qui seront utiles dans d’autres, notamment cet hiver sur la neige.

Vos copains vous invitent à une petite session de ride dans la base de loisirs la plus proche ou sur la seine. Super, vous allez immortaliser ces instants et les souvenirs de quelques belles boîtes car, à moins d’être un pro, y’a de fortes chances que tout cela se termine souvent au fond de l’eau.

Oui mais en rentrant, vos images sont décevantes, carrément sur ou sous exposées, voir floues ! Eh bien oui, faire des photographies réussies de sports nautiques ou sur la neige nécessitent de connaître quelques bases techniques !

On va revoir ça tout de suite… Lire la Suite

7 astuces pour faire de belles photos en rando pendant vos vacances ?

L'ubayette vers le col de Larche, (C) 2014 Greg Clouzeau

Pour certains d’entre nous, les vacances approchent à grands pas. Et à grands pas, c’est justement le rythme de vos randonnées cet été. Mais comment ramener de belles images de vos excursions en montagne tout en maintenant le rythme ? Quel matériel emporter dans votre sac à dos pour faire des images qui en mettent plein la vue et que vous serez fier de montrer à votre retour à vos amis ou sur les réseaux sociaux sans avoir peur des critiques, de toutes manières infondées ? S’il est difficile de concilier efficacement photographie et marche sportive, il existe malgré tout, quelques trucs simples pour faire de très belles images dépassant le cadre de la photo souvenir lors de vos randonnées, treks et autres voyages.

La toile et les réseaux sociaux regorgent de photos de paysages de montagne, de portraits de voyage ou de la fore et de la faune absolument exceptionnelles. Mais sont elles prises lors de randonnées classiques ? Pour la plupart, la réponse est non ! En effet, les professionnels de la photographie qui réalisent des images  hors du commun y consacrent beaucoup de temps ! Du temps pour faire des repérages, puis du temps pour patienter avant d’y retourner avec les bonnes conditions de lumière et du temps pour faire l’image (composition, réglage, retouches etc…). Difficile donc de faire de même pendant vos 15 jours de vacances en famille dans les Ecrins à moins d’avoir une épouse et des enfants très compréhensifs (là, je sais de quoi je parle…) !

Lire la Suite

Ajouter sa pierre à l’édifice

Cairn, Ubaye, PN du Mercantour, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cairn, Ubaye, PN du Mercantour, (C) 2014 Greg Clouzeau

Vous avez forcément rencontré un jour ou l’autre un petit tas de pierre en forme de pyramide à l’équilibre plus ou moins fragile. On appelle ça un cairnIl est très mal vu de détruire un cairn ! Il est au contraire fortement recommandé de l’entretenir en y ajoutant sa propre  pierre…

Un cairn  est un amas artificiel de pierres placé  pour marquer un lieu particulier. Le mot cairn vient sans doute du pré-celtique et celtique  karn et/ou kar désignant « pierre, rocher ». En breton, il y a le mot karn que l’on retrouve dans la toponymie comme dans l’île Carn, Pors Carn, Carnac, Carnoët…

Cairns, Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Cairns, Sillon de Talbert, Bretagne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Les cairns remplissent plusieurs fonctions comme :

  • baliser un sentier peu évident  ;
  • repérer un point particulier comme le sommet d’une montagne ou un col,
  • signaler un passage dangereux (notamment en bord de rivière où se trouvent des siphons)
  • marquer un site funéraire ou célébrer les morts ;
  • servir de support à des pratiques religieuses telles que des drapeaux de prières en Himalaya et au Tibet.

Leur construction peut varier simples amas branlants à de savantes prouesses comme au col du Carro en France. Je prends un malin plaisir à m’essayer dans ces équilibres précaires mais sans atteindre la maîtrise de certains artistes comme Michael Grab  passé maître dans l’art de faire tenir des pierres de toute taille en équilibre. Pas de colle, rien que des pierres superposées avec beaucoup, beaucoup de patience (voir ici) !

Cairn, Cormot, Bourgogne, (C) 2015 Greg Clouzeau

Cairn, Cormot, Bourgogne, (C) 2015 Greg Clouzeau

 

 

C’est quoi cet odonate ? Deux mots sur la classification.

Si mes sorties natures sont souvent l’occasion de photographier de petites bébêtes pour le plaisir des yeux, je n’aime pas rester sans savoir leur petit nom et franchement, dans le monde des insectes, c’est parfois complexe… J’utilise le tag  « insectes » au sens « populaire », mais même sans être puriste, je ne peux pas l’utiliser  pour présenter les papillons, araignées, et autres scarabées sans plus de précision.

Les arthropodes (du grec arthron, «articulation» et podos, «pied») constituent l’embranchement le plus important du règne animal. On en connaît environ 875 000 espèces que l’on trouve dans tous les milieux, aussi bien sur terre que dans les eaux douces ou salées. Cet embranchement comporte les insectes mais aussi les crustacés, les myriapodes et les araignées.  J’ai toutefois préféré faciliter les choses et présenter ces petites bêtes sous l’appellation un peu fourre-tout  « insectes » dans la catégorie « faune ».

La classe des insectes proprement dite comporte une trentaine d’ordres (plus ou moins selon la prise en compte de certaines subdivisions), répartis en deux sous-classes : aptérygotes et ptérygotes. Une théorie récente bouleverse pourtant complètement cette classification traditionnelle mais laissons cette querelle aux scientifiques dont je ne suis pas.

Donc, avant de vous livrer mes photos, il me faut chercher l’identification précise de la bestiole et franchement si c’est assez simple pour certaines (coléoptères, lépidoptères…) dont l’aspect visuel a peu de variantes, c’est, à mon goût, plus difficile avec les libellules. En langue française, le terme de libellule est en général employé au sens large pour désigner les odonates, qui regroupent deux sous-ordres : les demoiselles (Zygoptera) et les libellules stricto sensu (Anisoptera). Par ailleurs, c’est dans ce dernier que ce trouve la famille des Libellulidae et on compte plus de 1 000 espèces de libellules appartenant à cette grande famille !

Par exemple, à quelle espèce appartient cet odonate ?

Sympetrum flaveolum, Sympétrum jaune d'or mâle, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

Sympetrum flaveolum, Sympétrum jaune d’or mâle, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

C’est un Sympétrum jaune d’or mâle (Sympetrum flaveolum) malgré l’appelation. Il se distingue des autres Sympetrum par la présence d’une large tache ailaire de couleur jaune paille à orange (aile postérieure). Le mâle est rouge/orange vif et la femelle est jaune. Mais on peut le confondre avec S. fonscolombii (même pour l’extension de la coloration alaire). Il faut donc étudier différents critères très précis pour certifier une espèce. Par exemple Sympetrum. fonscolombii n’a pas cette ligne noire continue sur le flanc de l’abdomen. Les nervures alaires sombres excluent la confusion avec un mâle atypique de S. fonscolombii dont certains ont beaucoup de jaune sur les ailes. Enfin, le rapport de largeur entre l’anneau antérieur et l’anneau postérieur (qui n’est pas le même dans toutes les espèces) correspond bien à S. flaveolum. Pris séparément, ce n’est pas un critère suffisant du fait de la variabilité individuelle, mais c’est un critère secondaire utilisable pour, combiné aux autres, dissiper les doutes dans les cas « limites », du moins pour cette espèce par rapport à S. fonscolombii dont l’anneau postérieur est proportionnellement plus large…

Et celui-là ? 

Libellula quadrimaculata, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

Libellula quadrimaculata, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

C’est une libellule à quatre taches (mâle), Libellula quadrimaculata. Elle est ainsi nommée car elle possède une tache foncée sur chaque nodus (« quadrimaculata » signifie « quatre petites taches »). Mais dans le cas de ma photo, les tâches du milieu des ailes sont invisibles. Il faut donc regarder d’autres critères comme : les ailes postérieures qui possèdent toujours une tache brune à leur base, la couleur ambrée sur les quatre ailes vers l’avant… etc.

Pour ce couple de Zygoptères (c’est à dire les « demoiselles, relire plus haut) j’ai longtemps hésité entre Leste Dryas et Leste Sponsa.

Lestes dryas, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

Lestes dryas, Ubaye, (C) 2014 Greg Clouzeau

Réponse des spécialistes d’insecte.org:

Lestes dryas car :
– les ptérostigmas sont courts et épais
– l’abdomen  de la femelle est massif
– la coloration du S2 de la femelle n’est visiblement pas en forme de 2 triangles mais plutôt d’un rectangle.
La zone sans pruine de la partie distale du S2 du mâle se vérifie ici, mais c’est un très mauvais critère puisqu’on le trouve aussi pour L. sponsa, même si la limite des 2 colorations peut faire la différence. La couleur des yeux est aussi vraiment différente de ceux des L. sponsa; un bleu plus foncé pour le mâle, plus foncé le brun aussi pour la femelle.
L’idéal est de pouvoir observer les appendices anaux du mâle et la longueur de l’ovipositeur de la femelle (quoique ce dernier point soit, pour moi, sujet à caution).

Bref, dans ce monde grouillant, rien n’est simple et c’est souvent de longues discussion avec des spécialistes, pas toujours « faciles » à comprendre !

 

La grenouille au milieu des étoiles

La grenouille rousse (Rana temporaria), (C) 2014 Greg Clouzeau

La grenouille rousse (Rana temporaria), (C) 2014 Greg Clouzeau

La grenouille rousse (Rana temporaria) est l’un des amphibiens qui atteint les altitudes les plus hautes (2800 m dans les Alpes), mais on la rencontre jusqu’au niveau de la mer. Il s’agit de la grenouille la plus répandue en Europe, avec une distribution qui couvre l’ensemble de l’Europe hormis les régions les plus méridionales, jusqu’en Sibérie.

 

%d blogueurs aiment cette page :