Paramoteur hivernal à Chailly en Bière

Paramoteur au soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Rentrant d’une belle séance d’escalade et profitant des tous derniers rayons de soleil avant l’installation du froid glacial d’une nuit sans nuage, j’observais la course de plusieurs para-moteurs survolants les champs entre Barbizon et Chailly en Bière en Seine et Marne. La lumière est trop belle, je décide de shooter à travers les fenêtres de la voiture ! Forcément, il y a quelques images ratées mais…

Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Paramoteur à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

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Paramoteur au soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Ne me racontez pas de salade

Mosaïque des Cultures, Chailly en Bière, Ile-de-France, (C) 2012 Greg Clouzeau

Mosaïque des Cultures, Chailly en Bière, Ile-de-France, (C) 2012 Greg Clouzeau

Survoler les lisières de la forêt de Fontainebleau, c’est prendre conscience de l’importance des cultures dans le Pays du Gâtinais Français. La formidable mosaïque constituée par nos agriculteurs est parfois ponctuées de lignes à poids : les salades ! En effet, les paysages de la Plaine de Bière sont constitués de nombreux champs céréaliers mais aussi de cultures maraîchères.

Ainsi, autour d’Arbonne-la-Forêt, Barbizon, Cély-en-Bière, Chailly-en-Bière, Fleury-en-Bière, Perthes-en-Gâtinais, Pringy, Saint-Martin-en-Bière, Saint-Sauveur-sur-École, Villiers-en-Bière, vous découvrirez nos salades dont Chailly-en-Bière est la principale commune productrice de l’Ile de France !

Si aujourd’hui le peintre Jean-François Millet posait son chevalet dans nos champs, nul doute qu’il représentait des maraîchers de la Plaine de Chailly. Il convient d’ailleurs de souligner, au regard du tableau « les Glaneuses » que depuis la mécanisation de l’agriculture, seul le maraîchage offre les même images de travailleurs courbés dans les champs.

Le Baron Georges Haussmann, Préfet de Paris (1853-1870), est chargé de diriger les grands travaux qui embelliront Paris. Les maraîchers quitte alors la capitale et s’installent alors dans les villages proches de Bobigny, Montesson, Charenton, Vincennes, Pantin… Jusqu’à la guerre de 14/18, les activités maraîchères y restèrent concentrées. Puis, au fur et à mesure de l’urbanisation de la banlieue, les maraîchers on été contraints de s’expatrier et de s’implanter de plus en plus loin du centre de Paris.

Culture de salades, Chailly en Bière, Ile-de-France, (C) 2012 Greg Clouzeau

Culture de salades, Chailly en Bière, Ile-de-France, (C) 2012 Greg Clouzeau

 

C’est comme ça que Chailly-en-Bière, jadis commune exclusivement agricole, est devenue, l’une des premières communes maraîchères de France. Les salades et les herbes produites à Chailly, sont exportées pour une partie vers l’Union Européenne (le marché anglais est le plus important,  60 % des salades rouges traversent la Manche) et pour une autre partie vers le Moyen-Orient (Koweït et Arabie Saoudite) et également en Afrique.

Cultures maraîchères et fleurs, Chailly-en-Bière, (C) 2012 Greg Clouzeau

Cultures maraîchères et fleurs, Chailly-en-Bière, (C) 2012 Greg Clouzeau

 

Sur les milliers de petits maraîchers installés en petite banlieue qui livraient leurs produits aux halles, il ne reste guère plus d’une centaine d’entre eux. A Chailly, on compte 8 maraîchers originaires de la Seine et de la Seine-et-Oise arrivés dans le village au début des années 70.

Pourquoi Chailly ?

La terre, légère et sableuse est particulièrement propice à cette culture. Par ailleurs, la nappe phréatique étant affleurante, l’arrosage peut être limité.  Les maraîchers pratiquent la culture « raisonnée » qui consiste essentiellement à apporter aux plantes les éléments nécessaires, tout excès étant préjudiciables à leur croissance. Ils exploitent environ 850 hectares sur lesquels ils pratiquent l’assolement (alternance légumes/blé). En dépit d’une mécanisation en constante évolution, les maraîchers emploient 150 personnes. Chaque année, on plante à Chailly de 70 à 80 millions de salades mais les caprices du du ciel et les aléas économique ne permettent pas la vente de la totalité plantée.

 

 

 

Vol au dessus des sablières de Fontainebleau

Le sable de Fontainebleau est exploité industriellement depuis très longtemps pour ses caractéristiques faisant de lui un matériau très recherché. Plus de deux millions de tonnes sortaient de notre sous-sol en 2004. En effet, les sables de Fontainebleau sont considérés comme le meilleur gisement européen de sables siliceux, avec celui de Mol en Belgique, et s’étendent de Nemours à Étampes et Dourdan sur près de 50 km.

Ils sont essentiellement utilisés en verrerie, en second lieu dans la métallurgie, et très spécifiquement dans l’industrie chimique. Ils sont également utilisés en fonderie, dans l’industrie réfractaire et dans l’industrie du béton.

Sablière du Bois Rond  vue du Ciel, Milly la Forêt, (C) 2012 Greg Clouzeau

Sablière du Bois Rond vue du Ciel, Milly la Forêt, (C) 2012 Greg Clouzeau

Le sable de surface ne peut être utilisé, car il contient beaucoup trop d’impuretés et ne présente pas une forte teneur en silice. En revanche, en profondeur, le sable n’est pas altéré par les infiltrations et sa concentration en silice est maximum ! Ainsi, les sables extra-siliceux de fonderie requièrent un pourcentage de fines inférieur à 2 %, une composition chimique correcte (SiO2 > 98 % et CaCO3 < 1 %) et une répartition granulométrique adéquate (distribution symétrique comprise entre 100 et 600 µm). Des niveaux de sables industriels du sud Seine et Marne correspondent à ces spécifications industrielles, notamment à Bourron-Marlotte.

Depuis 1920, la société FULCHIRON exploite des gisements de sables siliceux de haute qualité, destinés principalement à des applications industrielles. La première exploitation ouverte à Maisse dans l’Essonne, se caractérise par la pureté de la silice. Aujourd’hui encore, la qualité de ce site assure la satisfaction des industriels les plus exigeants dans des domaines aussi divers que la verrerie, la fonderie, les produits du bâtiment, la céramique… La société possède aujourd’hui 4 sites de production qui lui permettent de rayonner à l’échelle Européenne :

 

 

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